‹ Les missions catholiques dans toutes les parties du monde [microforme]Chapitre 66 sur 175 · CHAPITRE III TT · texte numérisé non relu

CHAPITRE III TT

se moquent évidemment du ptblic; car cette excessive largeur ne peut en aucane façon être utilisée, à cause de l'incurie du gouvernement, Quandil pleut, on a de la boue jusqu'aux genoux, et si le temps ést serein, on étouffe dans d’épais tourbillons de poussière ; les piétons sont obligés de cheminer à la file par d’étroits sentiers, sur les bords des champs. Tous ces inconvénients que je signale, je les sais par expérience. ». Pékin est un vaste système de ville qui n'en finit pas; elle a sept lieues de tour. Ses murs à créneaux et flanqués de bastions et de tourelles sont d'une hauteur imposante. On entre dans l'enceinte de la cité par seize portes d'un assez beau style. Une espèce de boulevard, pavé en larges pierres de taille, environne les murs à l'extérieur ; et sur ce boulevard règne sans cesse une activité vraiment étourdissante. Des milliers de petites voitures quise croisent et roulent avec grand bruit, des mandarins qui vont et viennent avec leur nombreux cortège, des comédiens ambulants quijouent leurs farces avec accompagnement d'une musique infernale, de longues et interminables files de dromadaires qui transportent dans la ville les objets de négoce, et puis tout un peuple de Chinois criards et querelleurs, etc., donnent à ce boulevard un caractère vivant et varié qui accuse le voisinage de la capitale d'un grand empire. Mais l'intérieur de la ville est loin de répondre à ces magnifiques dehors. Pékin n’a pas de monuments, du moins dans le sens qu'on donne à ceterme en Eurepe; les maisons sont basses et généralement mal bâties ; rien ne s'élève à la hauteur des remparts. Les rues larges et presque tirées au cordeau ; n'étant pas pavées , sont boueuses à l'excès et exhalent l'infection. Comme il est probable que, plus tard, j'aurai occasion de retourner à Pékin et d'y séjourner quelque temps, je tâcherai de me mettre bien en position de vous daguerréotyper cette ville. » J'étais encore à quatre-vingt-dix lieues de Si-Wan. Cette dernière partie de mon pèlerinage a été sans contredit la plus pénible ; car, outre qu'on est obligé de suivre uns route invariablement affreuse, il m'est survenu, chemin faisant , des accidents de tout genre. D'abord, un orage furieux m'assaillit au début : ma monture ne comprenant pas, sans doute, que je n'étais pas accoutumé comme elle à ces terribles averses du nord , allait toujours son pas ordinaire et modéré, comme pour bien me donner le temps de m'imbiber jusqu’à la moelle des os d’une pluie glaciale et qui tombait par torrents. Comme il n'y avait pas de refuge sur la route, je fus obligé de recevoir cette douce ondée pendant huit heures. » Des montagnes escarpées, des rochers taillée à pic et bordés de précipices, voilà la route de Pékin à Si-Wan : heureusement que mon mulet

RE

avait le pied ferme et solide. Je puis dire de plus à la louange de cette bonne bête, qu’elle était de la meilleure volonté du monde. Un jour, pourtant, que nous avions fait douze lieues sans boire ni manger, elle se laissa influencer par la faim et la fatigue, et se permit de me déposer à terre. Mais ce fut le plus honnêtement possible ; elle abaissa prodigieusement sa tête, plia ses genoux de devant, me fit glisser le long de son cou , et puis me laissant mollement assis dans la boue, au milieu d'un gros village, elle se sauva, en chantant son triomphe, dans une auberge voisine. Il est inutile d'ajouter que les Chinois présents au spectacle eurent un moment de franche gaieté. Une autre chute fut moins risible que celle-là. Je venais de traverser cette fameuse grande muraille qui sépare la Chine proprement dite de la Tariarie chinoise. J'étais monté alors sur un petit chariot, qui , à force de sauter de roche en roche , perdit l'équilibre et se renversa les roues en l'air. Je demeurai cinq minutes aplati contre des cailloux, ayant mon bagage sur mon dos et la voiture par-dessus mon bagage. Si je n'ai pas été écrasé, c'est qu’en Chine ce n'est pas ainsi que doit mourir un missionnaire.

» Si-Wan est un gros village adossé au flanc d'une montagne. Sa population, qui est toute chrétienne, psut s'évaluer, je crois, à huit cents Ames. Mandarins, grands et petits, ‘out le monde sait fort bien que le village professe l'Evangile, et néanmoins notre culte s'y exerce avec grande liberté. Combien cette tolérance durera-t-elle ? Personne ne le sait.

» En grande partie, les gens de ce pays habitent dans des cavernes. Ne vous effarouchez pas trop vite; car la réalité est moins laide que le nom : ces cavernes ne sont autre chose que des chambres creusées dans l'intérieur de la montagne, et formant des demeures plus ou moins belles et commodes, suivant la fortune du propriétaire. Ces maisons souterraines sont fort avantageuses dans une contrée où le froid est excessif, Nous sommes à la mi-septembre, et j'ai déjà va de la neige ; pendant l'hiver, le thermomètre de Réaumur descend jusqu'à trente degrés ; ce qui ne m’empêche pas d’éprouver toujours de vives et chaudes émotions au souvenir d'un frère bien-aimé. Adieu.

ven:

enco et b m'er occic me g l'emj j'ai} temp de ce comn je ser “:

étaier de tro fameu jour 1 mieux entre 20 fév trajet ( etillu pour q digène europé » V

celte )JoUrlaissa erre.

nt sa puis , elle [Il est ment enais )preriot, versa Dux , 6. Si ourir

opumes.

llage ande

, Ne om :

intées et aines Nous r, le l'emvenir

Page 1