XVI INTRODUCTION
tant de passions et tant d'erreurs , est cependant aujourd'hui encore cette nation civilisatrice et missionnaire que Dieu semble s'être choisie pour le principal instrament de ses desseins de miséricorde et d'amour envers les autres peuples. C'est par là surtout qu'elle est vraiment grande et digne de nos éloges. C'est par sa foi que cette fille aînée de l'Eglise tient le premier rang entre toutes les autres et qu'elle sera préservée sans doute des maux quila menacent.
Rassurons-nous donc et prenons confiance. Vainement l'impiété et le schisme épuisent-ils leurs efforts parmi nous ; la France leur a noblement répondu de nos jours en fondant l'OEuvre de la Propagation de la foi (4).
Les Annales de la propagation de la foi, recueil destiné à faire suite aux Lettres édifiantes , nous sevélent aujourd’hui dans tous leurs détails les travaux de nos missionnaires dans les diverses parties du globe. Chacun de nous peut donc revendiquer l'honneur d'y concourir pour une part. Notre obole par semaine et notre prière quotidienne forment un double trésor qui, porté sur lus plages infidèles, y fructifie merveilleusement pour la gloire de Dieu et le salut des pations, Mais quels fruits plus abondants, quelles moissons immenses ne seraient pas recueillis , si cette œuvre bénie et sainte qui les fait éclore , plus connue, mieux apprëciée, prenait une extension plus grande ; et si, dans un avenir sans
doute éloigné encore, mais qu'on peut déjà pressentir, elle comptait
autant d'associès que l'Eglise compte de fidèles enfants !
(1) L'Œuvre de la Propagation de la foi, en faveur des missions des deux mondes, fondée à Lyon en 1822, a pour but d'aider, par des prières et des aumônes, les missionnaires catholiques chargés de la prédication de l’Evangile. Les prières sont un Pater et un Ave chaque jour avec l’invocation: « Saint François-Xavier, priez pour nous.» L'aumône est d’un sou par semaine. Deux conseils établis, l’un à Lyon, l’autre à Paris, répartissent les aumônes entre les diverses missions. L'OEuvre de la Propagation de la foi , accueillie par les évêques des différentes contrées, recommandée par une foule de mandements et de lettres pastorales, a été favorisée en plusieurs occasions de la bénédiviion du Saint-Siége, qui l’a enrichie de nombreuses indulgences.
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