Ù IX
Prisons du Tong-King.
Lettre de M. Miche, de !la Société des Missions étrangères, à son frère. « Des prisons de Hué, décembre 1842,
» .…. Sa Majesté cochinchinoise a ratifié la peine de mort décrétée contre nous, en ordonnant toutefois aux juges de surseoir à l’exécution, jusqu'à ce qu'il lui plaise de nous délivrer nos passeports pour l'autre monde. C’est le 3 décembre que la sanction royale a été donnée, et nous en avons eu connaissance dès le lendemain, malgré toutes les précautions prises par les mandarins pour cacher aux criminels le sort qui leur est réservé. :
» Vous ne sauriez vous faire une idée de la joie que la décision du prince a répandue dans nos âmes ; il faut en faire l'expérience pour en pouvoir juger. Que sera-ce donc quand approchera le jour du supplice ! Que sera-ce quand le bourreau viendra frapper à notre porte et nous dire : « Partez, le ciel vous est ouvert! »
» Le 7 décembre, nos geôliers ont reçu l'ordre de nous transférer à la grande prison. Déjà MM. Charrier, Galy et Berneux nous y avaient précédés , et nous nous estimions heureux d'aller les rejoindre; mais, à
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