‹ Les missions catholiques dans toutes les parties du monde [microforme]Chapitre 97 sur 175 · CHAPITRE 1 nom devint cher aux amis de l · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1 nom devint cher aux amis de l

humanité, et tous nos frères séparés s'efforçaient de leur témoigner combien ils avaient su apprécier leurs services. La ville de Philadelphie leur vota même des remerciments publics et leur offrit des Marques honorables de sa gratitude ; mais ces Sœurs, dont l'ambition ne se borne point aux: choses périssables de ce monde, les refusèrent, trop heureuses d'avoir rempli leur devoir et d'avoir contribué à adoucir les maux de la société. Maintenant le nom seul de Sœur de la Charité inspire un profond respect. En me rendant à Baltimore , je fis ronte dans la diligence avec deux chées à l'hôpital de Saint-Louis , rappeler dans la maison

de ces excellentes religieuses attaque des raisons de santé avaient fait -mère. Traversant des Pays où jamais elles n’a- Vaïient été vues, elles attiraient les regards par la nouveauté de leur costume et excitaient la curiosité, Plusieurs fois diverses personnes me prirent à part, pour me demander qu'elle étaient 1 geaient avec moi. « Ce sont des Sœurs de la Charit Oh! que nous sommes heureux » Me répondait-on, lentes femmes dont le dévouement pour l'humani touchant ! » Et ces étrangers ne les qui tenait de la vénération. :

» Un journaliste non catholique, de Saint-Louis un article qui mérite d’être cité, Voici à peu près « Nous invitons, disait le rédacteur, ceux que 1 engagés à chercher un asile dans la campagne , à le mal a entièrement disparu.

malgré leur désertion, nos mal trouvé parmi nous des personn Charité, qui leur ont rendu to situation. Nons pouvons aussi

es dames qui voyaë, leur disais-je, — d'avoir vu ces excelté souffrante est si regardaient plus qu'avec un respect

, inséra dans ses feuilles comment il était conçu :

a crainte de la maladie a rentrer dans la ville; car Qu'il nous soit permis de leur dire que, ades n’ont point été abandonnés. Il s’est es charitables, et surtout des Sœurs de la us les services que demandait leur triste annoncer à ces ministres qui ont cru devoir préférer le soin de leur femme et de leurs enfants à celui des ouailles qui

leur étaient confiées , que nos malades n'ont point été privés des secours de la religion ; les prêtres catholiques, jour et nuit, se sont transportés auprès de leur lit de douleurs et les ont fortifiés contre les horreurs de l'agonie. » Je regrette de ne pas avoir sous les yeux l'article de ce journal ; il était bien écrit et contenait les plus beaux sentiments, Plusieurs Américains. à bord d'un bateau à Vapeur, passaient un jour en revue los différentes sectes religienses des Etats-unis. Après de longues discussions, l'un d'eux, qui avait gardé un profond silence, prit la parole et dit à ses Compagnons de voyage : « Pour moi, je crois qu’il n° ÿ a qu'une seule vraie

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religion, et c'est celle que professent ces bonnes filles qui prennent soin des malades à Saint-Louis; comment les nommez-vous? — Ces dames professent la religion catholique, répondit-on. — Voilà la vraie religion , continua le voyageur ; elle inspire de trop beaux sentiments pour ne pas

être divine... »

Correspondance touchante d'un jeune missionnaire chez les Potowattomies.

M. Benjamin-Marie Petit naquit à Rennes, le 8 avril 4844. Il fut de bonne heure, par sa piété et par sa charité, la joie et la consolation d’une mère chrétienne. Après de brillantes études au collège de Rennes, il suivit les cours de la faculté de droit; et depuis quelques années , il avait pris place au barreau, lorsqu'à la fin de 1835 , il se sentit appelé au ministère apostolique. Mgr Bruté, évêque de Vincennes , qui se trouvait à Rennes, sa ville natale, accueillit cette vocation naissante, qui fut dès lors une des plus chères espérances de son clergé futur.

En attendant le moment du départ, M. Petit se rendit au séminaire de Saint-Sulpice, où il resta jusqu'à la fin de mai 4836. Dans les premiers jours de juin, il s'embarquait pour New-York, d'où il devait être dirigé sur Vincennes. Ce fut là qu'il contipua ses études théologiques. IL était diacre lorsque, au mois d'octobre 1837, une circonstance imprévue hâta son ordination. Voici ce qu'il écrivait à sa mère , à la date du 15 octobre :

« Je suis prêtre, el cette main qui vous a'écrit a porté ce matin Jésus- Christ Comment exprimer tout ce que je voudrais vous dire, et comment

ne pas vouloir dire pourtant quelque chose de ce que nulle langue ne peut :

rendre ? Ma main est consacrée à Dieu; ma voix a maintenant un pouvoir auquel Dieu lui-même est docile. Comme ce matin, à ma première messe, ma voix tremblait, lorsque, arrivé à l'endroit du Memento , j'avais à vous rappeler tous à mon Dieu ! mon Dieu et demain encore, et après-demain, et tous les jours de ma vie jusqu'au dernier jour!.... Quand je pense que dans deux jours je partirai d'ici tout seul, allant à près de trois cents milles, répandre parmi des peuples que je ne connais point, mais auxquels Dieu m'envoie, des sacrements, des grâces ralifiées au ciel, je tremble à la vue de mon néant! Quand je me vois d'avance voyager en compagnie

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