‹ Les missions catholiques françaises [microforme]Chapitre 16 sur 105 · CUL · texte numérisé non relu

CUL

rs. En 1073,

Tunis avait encore un archevêque, 10mmé Cyriaque ; cela suppose quelques évêques suffragants.

Installés sur le littoral de la Méditerranée, les con- ‘quérants, auxquels le Coran donnait en toute propriété les chrétiens ainsi que leurs biens et leurs États, armèrent des navires et coururent sus aux galères chréliennes jusqu'aux rivages de l'Islande. Us ramenèrent des milliers de chrétiens en esclavage; ces malheureux étaient vendus ou restaient entassés dans des bagnes infects, livrés à tous les mauvais traitements et sollicités à l’apostasie. Deux prétres français émus de la situation douloureuse de leurs compatriotes, saint Jean de Matha, et saint Félix de Valois, instituèrent en 1198 l'ordre religieux des Trinitaires pour le rachat des captifs. Presqu’en même temps, un autre Français, saint Pierre Nolasque, fondait celui de la Merci, des Rédempteurs ou Mathurins, à Barcelone en Espagne, dans le même but. C'était le complément des croisades. Les deux ordres, approuvés par le Saint-Siége, se développèrent rapidement. En ces temps de communications difficiles, les rédempteurs allaient de village en village demandant l’aumône pour le rachat des capüfs ; lorsqu'ils avaient réuni une somme suffisante ils parlaient pour Tunis, Tripoli ou Alger, et ramenaient dans leur patrie les chrétiens dont ils ay it payé la rançon. Que d’avanies ne subirent-ils pas! Aussi Dieu accorda à plusieurs d’entre eux la couronne du martyre en récompense de leur inextinguible charité. C’est le Père Pierre de Sain t-Denis, resté en ôtage à la place de 208 esclaves, en 1247; il est tué par une troupe d'enfants amcutés contre lui. Deux ans après, en 1249, tous les religieux sont pillés et jetés à la mer: en 1253 le Père Thibault, allant s’'embarquer avec 199

rachetés, est arrêté, brûlé vif, et les Français réinté-

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