RER
grés au bagne : le Père Pierre Duchemin a 1: même sort en 1284 ; en 1345, les Pères Othon, Jacques et Adulphe sont repris en mer avec 320 esclaves raçhetés: ils furent empalés à Constantinople. En 1347, le Père Alexanäre était brûlé vif à Tunis et quelque temps après, le Père Arthaud et trente auires religieux de la Merci restés engagés avec lui étaient condamnés à mourir de faim.
Depuis 1198 jusqu'en 1787, les Trinitaires rachetèrent ainsi, neuf cent mille esclaves et les religieux de la Merci, trois cent mille : ce qui fait un total de un million deux cent mille chrétiens rendus à leurs familles et à leur patrie. Or, le prix de chaque'esclave étant en moyenne de 6000 livres, les aumônes recueillies par ces religieux ont dû atteindre au moins la somme de sept milliards.
Outre ces deux ordres religieux, d’autres travaillaient aussi à la missivn de Tunisie. fn 1219 les frères mineurs français, Eleu et Gilles, envoyés par saint François, vinrent tenter de convertir les mahométans ; le premier fut décapité pour la foi. Peu de temps après, an autre franciscain espagnol, le frère Damien de Valence, était lapidé et achevé à coups de cimeterre,
En 1956, le Pape Alexandre IV y envoya des dominicains. Leur mission réussit : ils baptisèrent 10,000 infidèles. Le roi de Tunis écrivit à saint Louis en lui témoignant le désir d’être baptisé. C’est ce qui engagea le saint roi à diriger sa croisade vers ce pays. Le prince tunisien ne se convertit pas et saint Louis mourut sous les murs de la capitale. Avant de rentrer en
France, son fils Philippe le Hurdi conclut un traité }
pour dix ans, avec Abou-Abdallah Mohammed : il y
- fit stipuler la mise en liberté des esclavés chrétiens, el
ven ren ens pro don dan bai Sici non CO0) Cep stab Pro:
pira pou trui:
tallè min de 1 Trip à lo riviè la C:
SES
mn a l: même , Jacques et ‘laves raçhe- . En 1317, le s et quelque tres religieux ent condam-
taires racheles religieux t'un total de ndus à leurs le chaque:esles aumônes dre au moins
itres travail- 219 les frères és par saint nahométans ; eu de temps frère Damien Jups de cime-
ya des domisèrent 10,000
t Louis en lui
ce qui engars ce pays. Le 1t Louis moude rentrer en
lut un traité # amined : 1ly
s Chrétiens, el
D rivière qui limite l'Algérie et la Régence, non loin de
la liberté de conscience pour tous les habitants de la régence et la permission de construire des églises sur tout son territoire. Une fois les troupes françaises parties, les choses rentrèrent dans le même état que devant: les traités avec les chrétiens n'ayant aucune valeur pour les mahométans. A la suite de ces événe- . ments qu”’''ues fidèles se réunirent dans la bourgade de Rabat: 1ls y formèrent une paroisse édifiante qui exista jusqu’au xvr° siècle. ;
Telle était la situation de la Tunisie, lorsque saint Vincent de Paul y fut amené en esclavage. Trois fois vendu, il tomba. en dernier lieu entre les mains d’un renégat niçois qu’il convertit : ils réussirent à s'évader ensemble. Mais le saint emportait dans son cœur le . projet de travailler au salut et au rachat des esclaves dont il avait sondé les profondes misères. En attendant les moments de la Providence, le pape Urbain VIIT chargeait de cette mission les Capucins de Sicile : ils vinrent vivre dans les bagnes, prirent le nom de procureurs des esclaves, et se firent ainsi les coopérateurs à poste fixe des religieux rédempteurs. Cependant leur position n’était pas suffisamment Stable ; la mission avait besoin d’une base assurée, la Providence y pourvut. Les Gênois ayant pris le célèbre pirate Dragut, le roi de Tunis le racheta en donnant pour sa rançon l’île de Tabarka. Les Gênois y construisirent un fort de 30 canons et les Capucins s’y ins-
} tallèrent de 1636 à 1652. De à, ils exercèrent leur
ministère apostolique non-seulement dans les bagnes de Tunisie, mais’ encore dans ceux de la régence de Tripali. L'île de. Tabarka est située à 132 kilomètres à l’ouest de Tunis, devant l'embouchure d’une petite ,
UV
la Calle,-port de mer algérien.