‹ Les missions catholiques françaises [microforme]Chapitre 36 sur 105 · CHAPITRE V. D dir · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. D dir

tincte:

ILES DE L'OCÉAN INDIEN. — MADAGASCAR, LA RÉUNION, trés

MAURICE, ET LES SEYCHELLES. monta

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centre

ARTICLE PREMIER, . LE

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: “ Madagascar. — R. P. Jésuites. cuivre

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$ I. Préfecture apostolique de la grande île. un

L’île de Madagascar s'étend au sud-est de l'Afrique, A

dans la mer des Indes, entre 12° 40/ et 25° 47’ de lati- ns

tude sud. Elle mesure 1700 kilomètres de longueur,

sur 580 de largeur ; sa superficie est presque égale à M

celle de la France. Elle est séparée de l’Afrique par | à

le canal de Mozambique qui a 600 kilomètres de Po large. sl

Il'est très-probable que Madagascar a été connue des h se

navigateurs de l'antiquité qui cétoyaient la côte Kg AA

d'Afrique ; et, si le Su/ala n’est autre que l’antique pays “re

d’Ophir, cela est certain. Est-elle la Taprobane des : 1 e “

ciens ? Les géographes discuteront encore ;ongtemos bai. :

pour élucider cette question. Citée par Marro lolo, au ns Le

xt siècle sous le nom de YMenuthyas, il es caxtain ÎB ms

que les Malgaches ne connaissent pas celui #2 Madi- de

gascar ; on ne peut en assigner l’origine ; ils apnellent À .

leur île Tani-bé-Kiera-bé, grand pays. Le Portug”is sr

Lorenzo de Almeida l'appella Saint-Laurent, en

ÉUNION,

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l’honneur de son patron ; plus tard Henri IV lui d una le nom d’ile Dauphine, et Louis XIV celui de France orientale. ,

D’après les récentes explorations de M. A. Grandidier, il y a dans Madagascar deux parties bien distinctes, la région montagneuse du norû et les contrés basses du sud et de l’ouest. Cinq chaînes de montagnes les divisent ; elles ont en général la direction du nord-nord-est au sud-sud-ouest. Celle du centre est un massif granitique, et mesure 1000 à 1200 mètres d’altitude, Cette formation a brisé les terrains micaschisteux dont on rencontre cà et là des îlots disloqués. Elle renferme aussi des aines de cuivre, de plomb, de plombagine, de manganèse ; fréquemment on y rencontre du fer oligiste ; les marbres blancs sont communs au centre. Les trois premières chaînes appartiennent aux terrains secondaires, aux formations jurassiques, qui semblent entourer l’île d’une ceinture de trente à quarante lieues de largeur moyenne.

Des plaines sablonneuses, des plateaux arides sil. lonnés de vallées péu profondes les séparent. Elles courent du nord au sud à travers une zone de plaines basses, Le versant occidental est aride ei peu fegile ; le versant oriental l’est davantage, car il recoit plus d'eau. Le premier mesure 50 à 66 lirues de largeur, le second n’en mesure que 20 à 2%. Ues mines de

-houille exploitables existent sur :: territoire de la

baie d'Ambaratoubi, ce sont les seules qui aient été découvertes jusqu'ici.

La partie sud et sud-ouest, à partir du cap Sainte- Marie, se compose de longues plaines désertes presque sans eau, coupées par une série de dunes commen- Gant à queijues mètres de la mer; çà et là, dans ces déserts, apparaisssent quelu ues arbres rabougris.

Vüé de li mer, Madabascar offre un pandrama trèspittoresque ; elle ressemble à une immense forteresse, composée de plusieurs chaînes de montagnes, cou-

ronhées dé plateaux étagés, arides et déserts ; le plus :

élévé atteint de 1600 à 2000 riètres d'altitude, Il forme la province d’Émyrne où se trouve Tananarive, Capitale du royaume des Hovas,

Dë nombreuses rivières peuplées de cdimans des: éëndent de cascdde en cascade du plateau Central jusqt’à la mer ; elles ne sont point navigables. Qüelques-unes seulérnent portent des pirogues pendant quelques lieues. Leur lit est en général fortement incliné, aussi leur courant violent détermine sur la côte orientale la formation de lagunes causées par les obstructions sablonneuses de leurs embouchures. Ainsi, pendant une soixantaine de lieues, les pirogues peuvent aller de l’ancien fort Dauphin à Tamaiave, en suivant une série continue de lagunes. C’est pour cette ra qne cette région est la plus insalubre ; les fièvres miques y sont à peu près en perrianence et y de. nt les étrangers. Elles ont emporté en peu de temps la plupart des premiers missionnaires ; c'est done à juste titre qu’elle est appelée Mission des gièvres. Elies règnent dans la zone qui s'étend de là faer au pied des montagnes, sur une pro‘ fondeur qui peut atteindre 60 licues. Le serein et la rosée abondante dés contrées intertropicales est une de leu” principales causes, aussi faut-il être très-attentif à $’en préserver, L'ile est entourée d’une ceinture de forêts qui a de 15 à 20 lieues ue !:2geur, Au centre on ne retrouve des Lois que sur les bords et vers les sources des rivières, au fond des vallées. La faune de Madagascar n’est pas très-variée ; mais elle possède des espèces qui lui sont particulières; tels que les singes appelés iérnurs, et parmi ies Oi-

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seaux, lé perroquet noir ét là veuvé, sétiblable au merle, imitant tous les sons qu’elle éntend ; il est impossible de l’apprivoiser.

Les habitants $e divisént en un grand nombre de tribus, dont vingt et utié sont soûs la domination des Hovas. Les autres qui peuplent le sud ét le littoral o€cidental de l’ilé sont encore indépendantes. Ces tribus appartiennent au rämeau malagzo-polynésien, dé la race malaisé, Leur type et leur idiôme semblent les er rapprocher. On trouve, en effet, dans leur languë, dés mots qui appartiehnent aux langues des îles les plus éloignées de la Polynésie, ei surtout au dialecte tagal des îles Philippines. Sur le littoral, le type est plus mêlé. A l’ouest ét au nord-ouést, on rencontre un certain nombre d’Arabes qui commércent avec la côte d'Afrique, les Comores, Zanzibar, le golfe Pérsique et la mer Rouge. Leur principale denrée consiste en né-

| grillons volés ou achetés qu'ils vendent en qualité

d'esclaves, Au sud le type noir s'accentue par le mé-

lnge des Cafres et autres noirs importés d'Afrique. En général le Malgache ést grand et bien pris: sa

figure est agréable, et son teint olivâtre. Certaines tri-

} bus de l’intérieur ont äu contrairé un vilain type; les

hommes sont petits ec laids ; ils laissent croître leuts cheveux plats et sales. Leur caractère est susceptible de grandes qualités et de grands vices : sérieux, réléchi, spirituel et hospitalier, le Malgache est dissimulé, très-vindicatif, mendiant effronté, cupide, fainéant ét très-imimoral.

Les principales tribus sont : au nord, les Antavarts

(peuple du tonnerre), ainsi appélé parce que dans

l'hémisphère austral, les orages viennent de céite

& direction ; sur la côte orientale, les Betsimessakes

(bon peuple), nom justifié pär la doucèür de leur ca-

racière ; ils soht adorinés À là culturé 6t ru soin de

leurs troupeaux ; leur capitale est Andevourante; ai "6 les Bétinamènes (habitants du pays rouge), couleur Les n du sol ocreux de leur territoire. Au sud, les An- peuples taximes, les Antandrouis, les Mahafales ; au sud- dansih ouest, ce sont des nations grossières à la peau noire et des mal aux cheveux laineux : les Sakalaves, habitants du ainsi qu royaume de Ménabé, qui s’étend sur toute la côte malades occidentale, entre 17° et 24° de latitude sud, sur une een zone de cent lieues de longueur et de quinze à vingt de Le faly largeur. de complété Dans l’intérieur on trouve les Ambarivoules (habi- ibuS di tants des montagnes couvertes de bambous); les l'y aband Bezonzons, les Amayes ou Antamayes, peuple pasteur cnfraindi vivant sur une grande steppe resserrée entre deux Tout ê chaînes de montagnes ; les Andranisaïs et les Antsia- ler est dé naxes, également pasteurs, mais sauvages, brutes el et le fétic lâches ; ils sont laids et petits. Sur le plateau central, à Un enh 1600 mètres d'altitude, se trouvent les Betsiléos, au | de nattée nord desquels s'étend le royaume des Æovas. Ge peu- Be le dép ple, aujourd’hui maître d’une grande partie de l'îl, BR, à pâ descend d’une émigration malaise très-ancienne, qui le mettan fut refoulée dans les montagnes de l’intérieur par les avec elle habitants du littoral. Là, ils se sont multipiiés sans tas Mal bruit à l’ombre des forêts, cachés derrière leurs mon- bdéo très-c

tagnes, jusqu’à ce qu’ils fussent assez nombreux pour fonder un royaume important appelé à absorber tous les autres peuples de l'ile. Les Hovas sont grands el bien faits, leur teint olivâtre est plus clair que celui de leurs voisins ; leurs cheveux sont frisés el tuuifus, mais non laineux.

La population de Madagascar est évaluée à quatx millions d'habitants. Les guerres incessantes entre les tribus, la petite vérole et le choléra en ont diminutR

ulte part ainsi que | Dnents éter ù Les prêt Diasses : il Bervirles à he doit re Mcience nu le l'avenir.

considérablement le nombre qui n’atteint ss CBoufs et d chiffre, Ces épidémies reviennent à peu près tous IE

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cinq Où six ans : elles emportent des villages entiers.

Les mœurs des Malgaches ressemblent à celles des peuples de l’Afrique. Ils abandonnent leurs vieillards dans la forêt pour s’en débarrasser ; il en est de même des malades. Lorsque les sortiléges de leurs sorciers ainsi que les chaits des femmes réunies autour des malades, n’ont pu conjurer le mauvais esprit qui les tourmente, on les déclare (faly), c'est-à-dire sacrés. Le faly est une espèce d’excommunication qui isole complétement le malade ; alors on le transporte sous une Case de feuillage dans la forêt voisine, et on l'y abandonne comme un pestiféré. Quiconque oserait enfreindre le faly serait puni de mort.

Tout être ou tout objet qu’on veut préserver ou iso. ler est déclaré faly. Le faly est le tabou des Océaniens et le fétiche des Africains.

Un enfant a-t-il commis le crime d’être difforme ou de naître un jour néfaste, il est condamné à mort ; on le dépose dans une fosse au milieu de la forêt où il

Dserl de pâture aux bêtes fauves. Si la mère expire en

le mettant au monde, c’est un maudit: il est enterré

Mavec elle.

Les Malgaches croient en un Dieu dont ils ont une

Ridée très-confuse, et aux génies qu'ils honorent d'un

ulte particulier, Ils admettent l’immortalité de l’âme,

Mainsi que les récompenses pour les bons et les châti- Dents éternels pour les méchants.

Les prêtres ou devins de leur Culte s'appellent om- Diasses : ils sont institués par le roi dont ils doivent

Bervir les intérêts ; une certaine catégorie de ces devins

Ne doit recevoir aucune instruction, Il paraît que la

Bcience nuit à l'inspiration divine et à la connaissance

le l'avenir. Ils offrent à leurs génies des sacrifices d œufs et d’autres animaux.

Mr =

Les rois gouverniént assistés de lassettibléé des principaux de la nation ; ces conseils sont appelés Kabars.

Veut-on $e débarrasser d'un criminel où d’un individti dccusé de sorcéllerie, on lui fait sabir l’éprétive dit languin; Si résiste au poison, il est déclaré innovent, mais il est éotpable s’il stccombe. Le tanguin est la semencé râpés d’un arbrisseait de la famille des euphorbiacées (tanghinia vénénifera), dont le fruit à la forme d’un porté-mothnaie, cofime la mañgüe ; of

mêle cètte potidre avee le jus du grand cardamone el |

on l'administre 4 l’acousé. 11 périt ou survit, selon la force dé là dôse prépatéé par lés jugés. Le tanguin est un danger continuel pour les missionnaires.

Les Malgaches pratigüent la circoncision ét se couvrent d'imuülettés ainsi que de talismans.

Le commerce de Madagascar consiste en copäl, caoutchouc, bois de constructiot, d’ébène et de palissandre: ëh tortues, orséille, cire, cuirs de bœufs, riz et bœufs ; ces dérniètes denrées sont l’objet de transat: tiotis trügsactives entre la Réunion, Maurice, les Seychiellés, les Coriores ét Zanzibar, qui tirent leur nourriture de Madagascar, Aujourd’hui la nation dominante est celle des Hovas. Longtemps isolés et presque igno: rés sur les pläteaux d'Émyrhe, ils ne commencèrent

à étendre leur influencé qu'au commencement de ci sivele, Un dé leurs chefs, Andiän Poïnimerina, résolt ES de conquérir l’île éntière ; il mourüt eh 1810. Son fs à ;

Radama I°", aidé par les Anglais, organisa une armée

régulière } il soumit toutes lés provinces du centre tiÈ

celles de la côte orieritales Radama I accorda de

nombreux priviléges aux ministres méthodistes de

l'Angleterre; et mourut en 1828, Sa femme, Ranava

lona, lui succéda : son règnt de trente-trois ans fut til déspotisme cruel et sanglant ; elle s’'appliqua à réagih

contre les idées européennes.

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Radama II, son fils, suivit une politique opposée. Monté sur le trône en 1861, animé des meilleurs sentiments, il abolit toutes les lois défavorables aux étrangers et conclut avec la France un traité d'amitié et de commerce très-avantageux, où se trouve stipulée la liberté de ‘conscience pour les Malgaches, de prédication pour les missionnaires, et de propriété pour tous les étrangers. Il fut le protecteur de la mission. Une pareille politique dut rencontrer une forte résistance de la part des partisans nombreux du régime précédent. Aussi Radama IT fut-il étranglé dans son palais, le 12 mai 4863, par des chefs disgraciés. Le jour même de son assassinat, sa femme, Rasoherina (la bonne et la forte), fut acclamée reine de Madagascar ; elle continua de protéger la mission. Le chef de la révolution, son premier ministre et son second époux,fiipesersur son peuple un joug odieux et cynique, qui aboutit à une nouvelle révolution. Le 15 juin 4864, il fut destitué et envoyé en exil. Son frère, homme honnèle et loyal, le remplaca.ILa reine, devenue libre, put suivre ses inspirations. Elle confia ses enfants aux missionnaires et youlut que son fils, Raphaël Ratahiry, fût catholique, Elle mourut le 27 mars 1868, après avoir reçu le baptême des mains de M. Laborde, agent français, qui seul put briser le cercle infranchissable dont les ennemis du catholicisme l'avaient entourée. Deux actes principaux signalèrent le règne de Rasoherina : le traité anglais, qui paraît renfermer des clauses secrètes contre les missions catholiques, et l'indemnité de 1,290,000 francs accordée à la France. Le versement de çette, indemnité fut négocié et mené à bonne fin, malgré la rapacité des ministres hovas, par M. de Louvières, agent français ; il mourut six mois après son arrivée, regretté des Malgaches et de la mission, dont il était le protecteur, Son caractère

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droit et loyal lui avait mérité le surnom d’Andian- Madio (l'homme aux mœurs pures). A peine Rasoherina était-elle descendue dans la tombe, que des troubles 'aves éclatèrent dans la capitale. Une vaste conspiration avait été ourdie contre le premier ministre de la reine défunte ; elle fut comprimée à temps. Ranavalona II, sœur de Rosoherina, monta sur le trône le 2 avril 1868, à l’Age de 42 ans. Fidèle aux derniers conseils de sa sœur, elle continue la même politique.

Les mœurs des Æovas sont un mélange de mœurs malgaches et européennes. Radama I° a formé une espèce d’aristocratie divisée en quatorze honneurs; le premier degré est le simple soldat, le douzième est un merécha] du palais, et le plus élevé s'accorde aux ministres.

Les dames de la cour sont mises à l’européenne, et le vêtement officiel des grands est le costume arabe ou celui des chevaliers au moyen âge.

La capitale du royaume hova est Tananarive(fanan, village; arrivo, mille). Elle s’étend sur une vaste étendue de terrain et se compose d’une grande quantité de cases, groupées çà et là à l'ombre d'arbres gigantesques ; c’est ce qui lui a fait donner le nom de ville aux mille villages.

Aussitôt après la découverte de Ruy-Pereira, Îles Portugais s’établirent sur la côte orientale de Madagascar jusqu’en 1510. Leurs expéditions eurent surtout pour objet la traite des noirs. Massacrés ou Chassés par les Malgaches, ils rompirent toute relation avec Madagascar. Cependant les Portugais avaient tenté d'y introduire le christianisme ; ils envoyèrent à Goa le fils d’un chef; il y fut baptisé et instruit dans la religion. Nous le retrouverons bientôt roi d'une tribu, sous le nom d’Andian Ramach. Ce ne fut qu'un

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siècle plus tard que la Compagnie commerciale de l'Orient, fondée par Henri IV, fit construire le fort Dauphin, dans l’anse Dauphine, au sud-est de l’île.

En 1648, deux missionnaires ‘vançais de la nouvelle congrégation de la mission, ét. € par saint Vincent de Paule, y furent envoyés pour les besoins spirituels de la garnison, en même temps que pour évangéliser les naturels : ce sont MM. Nacquart de Champmartin et Nicolas Gondrée. Les procédés violents des aventuriers français qui Coriposaient la colonie compromirert le succès de la mission. M. Nacquart retrouva Andian Ramach. Ce prince, bien disposé, accorda toutes les facilités à ses sujets pour se faire chrétiens. Mais que pouvaient deux missionnaires aux prises avec un climat meurtrier et des difficultés sans nombre ? M. Gondrée succomba en 1649 sous les étreintes de la fièvre et M. Nacquart ne tarda pas à le. suivre dans la tombe. M. Bourdaise, envoyé à son tour par saint Vincent de Paule, arriva à temps pour assister à ses derniers moments. Ce missionnaire resta seul pendant plusieurs années. Cependant cinq autres prêtres parlaient de France pour Madagascar ; le vaisseau qui

à les portaient fit naufrage au cap de Bonne-Espérance,

d'où ils furent rapatriés par les Hollandais. Toutes les circonstances se réunissaient pour l’avortement de cette mission,

La compagnie de l'Orient ne réussit pas, malgré la protection de Richelieu et de Mazarin. Elle fut trans-

formée par Louis XIV. et son ministre Colbert en

Compagnie des Indes. Alors l'établissement de la baie

Dauphine prit une grande importance, D’autres mis-

sionnaires vinrent travailler à la conversion des Mal-

gaches, mais leurs efforts furent paralysés par la dé-

loyauté et la jalousie de ceux qui auraient dû les

protéger, M. É lienne, lazariste, supérieur de la mission,

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