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désert de Gobi, et les troisièmes habitent la Manchourie.
Le rameau sinique se compose des Chinois, des Ja; nais, des Coréens et des Thibétains et des peunl. l'Indo-Chine.
Ces peuples ont le nez moins camard que les Mongo leur taille est plus grande; leur civilisation est pli avancée.
le Chinois. L'irimense étendue ‘4e pays qu'ils habitert offre une grande variété de ciimats et par Cor.séquent de circonstances qui modifient leurs caractères physiques et moraux. La largeur et l’aplatissement de la partie moyenne de la face! la proéminence des pomrettes, le développement des mâchoires, un nez écrasé vers sa racine, une bouche grande, des lèvres épaisses, l’obliquité bu position angulaire des yeux, des sourcils épais, une chevelure raide, assez fournie, d’un noir roussâtre, une barbe claire et un teint jaune ; tels sont les caractères physiques généraux des Chinois, des Coréens et des Japonais.
Les femmes sont plus blanches. Dès leur enfance, on enferme leurs pieds dans des boîtes pour les empêcher de se développer. Les petits pieds sont regardés comme le nec plus ult.a de la beauté par les Chinois.
Les Chinois ont deux langues : l’une parlée et l’autre écrite. Ils n’ont pas d'alphabet. La langue par.ée n’est composée que de°330 monosyllabes indéclinables. Les inflexions de voix, les aspirations et les accents diversifient le sens de chacune d’elles, de telle sorte qu’un mot a diverses significations selon le ton sur lequel il est prononcé. Ainsi la syllabe po signifie onze choses différentes : verre, bouillir, vanner du riz, sage ou libéral, préparer, vieille femme, rompre ou fendre, incliné, tant soit peu, arrosé, esclave.
1 1 : irruan Tlnnnte Les combinaisons de ces syllabes indiquent différents
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paré pour la constr ction ; mou-lan, barreau, porte de bois ; mou-hia, caisse ; mout-tsiang, Charpentier, ‘etc.
la langue écrite est composés de 80,000 caractères on signes. Il faut en ‘savoir 20,000 pour être bachelier, 40,000 pour la licence et la sotalité pour le doctorat, Cette étude et celle de l’intonation des mots absorbent la ve du lettré qui n’a pas lé temys d'apprendre autre chose ; ce qui explique l'arrêt dont est frappée la science chinoise.
Ces caractères sont les mêmes chez les Japonais et les Indo-Chinois ; on les trace du haut en bas de la page avec des pinceaux,
Les Chinois connaissent l'imprimerie depuis longtemps ; il y avait des presses dans toutes les lamaseries bien avant N uremberg. /
2 Mandchoux. Encore nnmades au milieu du xvri° siècle, dominateurs actuels ca la Chine, ils se sont fait une littérature et leur langue est devenue celle de la cour,
La langue mandchoux est riche, claire et précise. Elle comporte quatre méthodes d'écriture, bien qu’elle n'ait qu'une seule espèce de caractères; ils peuvent Ôtre lus dans tous les sens.
30 Thibétains. Leur langue ressemble beaucoup au sanscrit, mais elle se ressent de l'influence chinoise par sa tendance monosyllabique. Elle a cependant un alphabet.
Les religions de l'empire chinois sont 4e le bouddhisme, réf-me du brahmanisme par Sakia-mouni ou Bouddha, introduite en Chine en l’an 70 de notre ère. Bouddha y est appelé F6, les bonzes sont ses prêtres et les pagodes
ses temples.
La doctrine du bouddhisme est à peu près nulle : c’est une métempsicose vague, indéfinie. Son Dieu est le Dieu incarné dans la chef de chaque lamaserie et la vie de l’homme doit se passer à chercher par l'abnégation ie nirvdna, ou anéantissement de son être.
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. 2 La religion de Confucius est une réaction de la loi naturelle contre Je culte des astres et le fétichisme qui l'avait étouffée. Ce philosophe vivait dans le vie siècle
avant Jésus-Christ. Sa réiorme, qui rest qu’un panthéisme philosophique, a été réformée elle-même par le
paganisme. Il parle si vaguement de Dieu que ses disciples ont déduit de ses ouviages le matérialisme et l’athéisme. Du respect dû aux parents ainsi qu’à leur mémoire, ils ont fait le culte des ancêtres dégénéré en spiritisme, en véritable mécromancie et en fétichisme. Le résumé de la morale de Confucius est le juste miiieu en toute chose. Elle 2st contenue dans ses quatrà livres sse-cha6, et principalement dans celui qui est intitulé l'Invariable milieu.
La religion de Confucius est la religion officielle de la Chine et des lettrés. Elle a l’empereu: pour pontife suprême; pour prêtres, les mandarins dans leur ressort.
3° La religion de fao-sse, docteur de la raison. Ce culte a été fondé par Lao-tze, contemporain de Confucius. Il par‘ de la raison première qui a créé le monde, tombe aans les erreurs de la philosophie païenne, la mé-
. tempsycose, l’adoration des génies, les sortiléges et la sor-
cellerie. Cette secte très-nombreuse retient le peuple chinois dans l’idolâtrie la plus grossière. Elle est peut-étre le principal obstacle à l’extension du christianisme. Son chef adoré, comme le dalaï-lama, réside à Long-Hou- Chan (montagne des dragons et des tigres). Il est appelé le maître céleste ou spirituel, le vrai homme, le grand magicien. Autour de son palais, sur d'immenses terrains accordés à la secte par un empereur, s'élèvent 24 pagodes dans lesquels vivent des Tao-sse de toutes les provinces.
Tels sout les trois cultes reconnus par le gouvernement chinois. En dehors de ces religions, on trouve en Chine tous les paganismes, tous les fétichismes, et toujours le
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culte du serpent, I] ÿ a en outre dans les provinvés occidentales un grand nombre de Mahornétans et quelques Synagogues juives. Les plus connues de ces dernières sont dans la capitale de Ho-nan et à Nankin. L'histoire certaine des Chinois remonte probablement à 2697 ans avant Jésus-Christ, et si l’on y ajoute les temps problématiques on arrivera à 2957. À cette époque régnait Yao, fondateur de la monarchie chinoise, contemporain d’Héber, de Phaleg et de Kehu, trisaïeul d’Abraham. Au delà de ce temps, à la racine de l’histoire fabuleuse, se trouve Fo-hi qui était probablement Noé. Les traditions font venir les premiers Chinois du nordouest. Les Miao-tse du Yun-nan et du Su-tchuen seraient les premiers habitants de la Chine. De l'état de tribu, ils passèrent à l’état de monarchie. Hoang-ti, en 2637, serait l'empereur à partir dquel commenceraient les dates certaines, En 2197, Yy fonde la dynastie impériele des Hia. De l’an 1000 à l’an 300 avant Jésus-Christ, la Chine est divisée en plusieurs petits royaumes continuellement en guerre. C'est l’époque des rois combattants. Elle est unifiée en 247 par TShin-Choang-ti. Cet empereur fit Construire la grande muraille. De 202 avant Jésus-Christ jusqu’à 226 de notre ère, apparaît la dynastie des Han, qui agrandit l'empire et fit recueillir les livres de Confucius échappés aux flammes. Sous l’effort des migrations des peuples du nord, la Ckine’se divise en deux États, l'un au nord et l’autre au sud. L'empereur Li-ang, chef de la dynastie des Tang, les réunit sous son sceptre en 618 jusqu’au 1x° siècle. Alors viennent jusqu’au xmr siècle les invasions mongoles et tartares. Ces derniers régnaient jusqu’au fleuve Bleu, et les rois chinois Song, possesseurs des provinces du sud, leur payaient un tribut. Ceux-ci appelèrent les Mongols à leur secours. Ils accovrurent, chassèrent les Tartares, mais s'emparèrent de toute la
Chine. Koublaï-Kan fonde la dynastie des Fea en 1279.
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Les Mongols furent chassés à leur tour en 1360, par le Chinois Tai-tsou, qui fonda la dynastie des Ming. En 1644 ies Tartares mandchoux s’emparaient de la Chiné ; leur dynastie en occupe encore le trôr2. Ce fut sous le règne des Ming, en 4514, que les Portugais arrivèrent en Chine. Khang-Hi, empereur de 1662 à 1723, étendit les frontières de ses États jusqu’à la Dzoungarie, la Boukharie, et l’Indoustan. Sous le règne de ses successeurs, Youn-tching, Kien-long, Kia-king, de 1795 à 1890, et de T'ao-kouang (splendeur de la raison), le christianisme subit des persécutions horribles! C’est ce dernier prince qui, en 1840, déclara la guerre de l’opium aux Anglais. En 1850, son fils Kien-Fong lui succéda pendant quelques annés. Il mourut frappé par la foudre, en 1864, et laissa le trône à un enfant actuellement régnant sous le nom de Ki-tsiang.
La Chine est la terre classique des révolutions ; depuis l'an 420 jusqu'en 1644 de Jésus-Christ, elle a eu 45 changements de dynasties.
ARTICLE Ii.
Missions catholiques.
D'après certaines traditions chinoises, saint Thomas aurait évangélisé la Chine. La société secrète des my-mykiao, dont les membres s’abstiennent de viande per:ant toute leur vie, se donne pour fondateur va certrin 7a-129, venu de l'occident, ce qui porterait à croire ‘v 5 Ta mo n’.st autre que saint Thomes. Arncbe, au ui° s ècle, confirmerait cette tradition ; il énumère 198 Sères ou Chinois parmi les peuples chrétiens de son t‘:ps. Le plus, un bréviaire malabar mentionne la co”ersior des Chinoi, commencée par srint Thomas, Quei ant en sort de cette opinion, les premières traces du christianisme ne remontent pas pour nous au-delà du vi” siècle. A cette
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masse en Perse et dans la Haute-Asio. L'inscription de
Si-ngan-fou, capitale du Chen-si, transcrite par les jésuites
,0n 1625, en est une prenve irréfragable, Elle dit qu'en 636 un prêtre nommé Olopuen vint du Ta-thsin, où Empire romain, en cette ville. L'empereur fit examiner les livres syriaques qu'il avait apportés et les approuva, Elle mentionne les principaux articles de la foi chrétienne et les noms des prêtres syriens venus à la suits d'Olspuen ; elle parle de la vie sainte d’un grand personnage chrétien nommé Kouotsie, qui vécut 84 ans et morrut en 784, année dans laquelle ce monument fut érigé, Il consiste en une table de marbre longue de 3 m. 30 sur 2 m. 60 de largeur. L'inscription se compose de 90 lignes en langue syrlaque,
Il est donc certain qu'à cette époque le christianisme se propagea en Chine. Des anciennes relations ajoutent qu'en 827 la ville de Chamdam (Canton ?) fut prise par des révoltés et que beaucoup de chrétiens y furent massacrés,
Au x° siècle, la chrétients de Chine disparut pour ne reparaître que plus tard,
La domination mongôle favorisa le retour des missionnaires chrétiens. La première dynasti-, qui régna 88 ans, Thogrul-ung-khan, empereur du ‘3 nesforianisme, Le uit de cette conversion se répanait armi les nestoriens rs Philippe, mécecin tlégat du pape Alexandre HF, Aussitôt celui-ci en
Monna avis au pontife auquel Thogrul venait d'écrire, Il MRémancait au pape une église à :iome, un autel auprès A tombeau de saint Pierre ct une autre église à Jérusa-
I pour y envoyer des prêtres s’y instruire aux sources
«la vraie doctrine et Ja rä ;Lorter dans son empire. En
177, Atexandre lui envoya Philippe en qualité de légat
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