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pour lui faire connaître la foi .éritable. A cette époque, quelques membres de la famille impériale s'étaient convertis au chiistianisme. Les nestoriens avaient répris leurs
anciennes églises, et David, fils de Thogrul, montait sur
le trône ; mais il fut renversé par son beau-frère, Gengis- Khan. Ce prince se faisait appeler le roi des rois ; il était éclectique ea matière de religion. Pour lui, toutes étaient bonnes ; aussi leur laissait-il la liberté, pourvu qu’elles reconnussent l'unité de Dieu. C'est pourquoi sa famille se composait de Juifs, de mahométans et de chrétiens.
Gengis-Khan fit la conquête de presque toute l'Asie et de la Russie inférieure. Ce rapprochement des Tartares vers l'Occident fut ménagé. par la Providence pour favoriser la reprise des missions de Chine.
Les papes firent à cette époque ce qu’ils avaient fait à la
grande invasion des barbares. Ils envoyèrent des légats et des missionnaires ambassadeurs pour convertir ces |
venveaux envahisseurs. L'un d’eux, le franciscain braon Guillaume de Rubriquis, trouva au xsr° siècle aestoriens dans 45 villes, gouvernés par l’évêque de Si-nghan-fou ; mais leur foi avait subi denombreusts altérations.
Vers 1279, Siméon-Bar-Kalig, évèque nestorien du Khorassan, fut nommé métropolitain de la Chine par ke patriarche Denha. Yaballahn lui succéda ; il fut remplact en 4984 par Mar-Sargis (Sergius), que Marco-Polo re: troura en 19288 évêque de Si-nghan-fou. Après cel évêque, le christianisme disparut de la Chine, à tel point que les Portugais et les jésuites, en 15! 7, n'en trouvèrent
aucun vestige. Plus tard, quelques croix et d'autres signe} chrétiens furent découverts ; mais ces objets n’avaient til
dates, ni inscriptions. C’est probablement après Sergitt
que le titre de métropolitain de la Chine fut réuni à celui
du patriarche des Indes.
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Au xur° siècle, l’Asie-Mineure était l’unique route de la Haute-Asie et des Indes. Déjà de nombreux missionnaires Catholiques évangélisaient ces peuples, lorsque l'invasion tartare vint les rapprocher de Rome. Innocent IV, en 1245, y envoya d’abord le frère mineur polonais Jean Carpin ; il fut suivi d’une ambassade que ce pape envoyait à l’empereur, Elle se composait de 7 dominicains, dont 2 Français : 4scelin Nicolas et André de Lonjumeau. Le khan les accueillit favorablement et répondit par une ambassade au pape et à saint Louis. C’est alors que Nicolas IV députa successivement les franciscains de Rubruquis et Jean de Monte-Corvino, en qualité de légats, auprès d’Argoun, roi mongol de Perse et de Koublaï, empereur tartare. Parti en 1287, le frère Jean de Monte-Corvino arriva à Khan-Balik (résidence impériale) ou Pékin. Bien reçu par l’empereur, il travailla à la conversion des‘ nombreux nestoriens qui se trouvaient dans cette ville, Il resta seul jusqu’en 1304. En cette-année, :. fut rejoint par frère Arnold, franciscain allemand. Il fallait fonder solidement l'Église chinoise. Alors le pape Clément V lui envoya 7 évéques franciscains pour en faire ses suffragants. 3 d’entre eux parvinrent à Pékin en 1308. Ils sacrèrent frère Jean archevêque de Khan-Balik. Le nouveau prélat, se conformant aux ordres du Saint-Siége, établit successivement trois évêques dont André de Pérouse, évêque de Si-ven-tchou ou Zeiton (Nankin ou Canton ?).
Lorsque Jean de Monte-Corvino mourut, en 1230, il eut là consolation de voir autour de lui de nombreux chrétiens et son Église dans un état prospère, Jean de Corvo, archevêque dominicain de Sulianieh, en Perse, légat du
- pape à Pékin, l’assista dans ses derniers moments. Frère
Jean avait évangélisé la Chine pendant près ce 50 ans et
opéré plus de 30,009 conversions, malgré les obstacles suscités par la jalousie des nestoriens
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