‹ Les missions catholiques françaises [microforme]Chapitre 55 sur 105 · RS EUR ST POUR SR · texte numérisé non relu

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tibus arrêtés sur la route de Pékin par les Tartares. À partir de cette époque, l'invasion de Tamerlan interrompit toutes les relations de ! Europe avec l'Asie ; et lorsqu'en 14680 les Portugais eurent découvert la route Mma-

ritime des mers de Chine, on ne soupçonnaïit pas l’ identité

de Cambalu (Kban-Balik) ef de Pékin. C’est pourquoi, à la sollicitation du roi de Porsugal, Alexandre VIIT érigea cette ville en évêché : le mineur italien Berr din de la

Chiesa en fut le premier titulaire, il gouverna ce diocèse P US

pendant cinquante ans. Il eut pour successeur le père Polycarpe Souza, jésuite portugais.

Aujourd’hui le siége de Pékin n’a pas de titulaire, mais il est administré par un vicaire apostolique, Mgr Delaplace, évêque ix partibus d’Andrinople, lazariste français, successeur de Mgr Mouly.

L'ancienne Khan-Balik ou la ville tartare, était construite à côté de la ville chinoise. Sa réputation a été bien surfaite, Er effet, Pékin n’a que vingt-quatre kilomètres

‘ de tour.

La Chine est le pays des contrastes. Derrière ce nn saïque cérémonial se vautre une rusticité barbare et malpropre. Si vous pénétirez chez les mandarins, vous trouvez dans leur intérieur un laisser-aller, ainsi qu’un manque de convenances qui permettent à tous les insectes parasites de se livrer aux impertinences qui caractérisent leur espèce.

A côté de la ville païenne se trouve la ville chrétienne. Au siècle dernier, la chrétienté de Pékin possédait quatre églises. La cathédrale, au Nam-tang (quartier sud); Saint-Sauveur, au Peh- -lang (quartier nor d); Saint- Joseph, au Tong-tang (quartier de l’est), et Votre-Dame des Sept-Douleurs, au Si-tang (quartier de l’ouest). Les lazaristes prirent possession de Saint-Sauveur en 1784. Il y a quelques années la cathédrale presque en ruines restait seule Aebout.

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En 1860, les traités conclus avec la France ont stipulé la restitution de tous les biens de l’ancienne mission, Avec les indemnités accordées par le 8ouvernemeént chinols, les cimetières, les églises et les établissements de la

. Mission ont été réparés ou rebâtis.

L’inauguration de la Cathédrale à eu lieu le jour de’ Noël 1861. Un presbytère et des écoles y ont été annexés. Saint-Sauveur a été reconstruite en style gothique du xIV® siècle ; elle a 49 mètres de long sur 40 de large et deux tours de 30 mètres de hauteur. |

C’est là que réside Mgr Delaplacs avec ses deux séminaires ; le grand contient 20 élèves : cette Maison est la. seule de Pékin qui ait ur. étage.

Depuis 1862, les lazaristes y ont fait venir douze filles de la Charité de saint Vincent de Palle. Elles dirigent les écoles des filles, un orphelinat, un dispensaire et visitent les malades : domicile.

La population Catholique de Pékin s’élève à 10,000 âmes au moins,

Maintenant passons*en revue les établissements de la province.

1° Tien-tsing, à 92 lieues de Pékin et à 48 kilomètres de la mer, sur le fleuve Pei-Ho, située à la jonction du canal impérial ; c’est une ville importante, malpropre et mal ’ bâtie. Elle est peuplée de matelots et renferme peu de Chrétiens. Le fleuve Pei-

sa barre ne permet Pas aux grands navires de pénétrer dans son cours ; elle

n’a que 2 mètres 80 centimètres de profondeur,

Immédiatement après l’avoir franchie, on passe devant les forts de Pe-tang et de Takou qui défendent cette route de Pékin.

Résidence, petit hôpital, école, dispensaire et orphelinat contenant 150 enfants des deux sexes, dirigés par six filles de la Charité. Une vingtaine de jeunes Chinoises

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étudient en outre pour servir d’institutrices daus les villages. Ces établissements ont été détruits avec le consulat français le 21 juin 1870, à la suite d’un complot aidé par la connivence des autorités et connu même des ou- .

vriers chinois. Tous les Français merabres du cônsulat et

commerçants, M. l’abbé Chevrier, lazariste; un prêtre chinois et dix filles de la Charité ont été massacrés, avec les chrétiens qu’on a pu saisir. Les maisons ont été.livrées aux flammes. Les Chinois ne voulant se débarrasser que des Français et des catholiques, ont épargné les protestants. Ce massacre préparé de longue main a coïncidé avec une. recrudescente de persécution dans tout l’empire, surtout dans le Kiang-nan.

Les autres centres de chrélienités sont :

2 Hien-Tsim, dans la préfecture de Tao-Theou ;

3 Tchinÿ-ting-fou;

4 Tong-icheou (pont de Pali-kiao), C’est là que les Franco-Anglais ont culbuté les Chinois;

5° Haïi-tien ;

6° Yuén-nun-yuén, résidence:et’ palais d'été de l’empereur, entre Tien-sin et Pékin.

Le vicariat du Pe-tche-li septentrional est desservi par Mgr Delaplace et son coadjuteur M. uuierry, 40 missionnaires français, 20 prêtres chinois et 4 frères lazaristes. Il renferme 30,000 chr ‘tiens au moins.

$ IL. Pe-tche-li occidental.

Cette partie de la province du Pe-tche-li est au sudouest de la précédente. Elle est limitée par le Ho-nan, le Chan-tong, le Pe-tene-li oriental et le Pe-tche-li septentrional. Elle a été érigée ea vicariai apostolique en 1861. Son premier vicaire apostolique fut Mgr Anouihl, évêque d'Abydos. Aujourd’hui elle est Confiée à Mgr Tagliabue, évèque de Pompeïopolis.

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LES MISSIONS CATHOLIQUES FRANÇAISES, 285 Résidences de la mission : 4o Te capitale de tout le Pe-tche-li sous la dynastie précédente. En dédommagement de 70 églises et chapelles détruites depuis Kang-hi, le gouvernement Ch:noïs, pressé par la légation française, a accordé à la mission l’ancien palais impérial. C’est dans cet édifice que sont établis la résidence épiscopale, le séminaire, une chapelle, deux orphelinats et une école. En ce moment une Cathédrale doit être construite sur les terrains environnants ; 2 Pao-ting-fou, chef-lieu actuel de la province et résidence du mandarin:

3° Ping-chan ; & Ling-Tcheou. :

: La mission compte 50 églises, 20,000 chrétiens, 42 mis-

sionnaires françis et 15 prêtres indigènes, et 10 millions d'habitants.

hing-ting-fou, ancienne

S$ IT. Vicariat apostolique du Kiang-si.

La province du Kiang-si s'étend entre ,le Houpé, au nord-ouest ; le Hou-nan, à l’ouest ; le Kouang-tong, ‘au sud ; le Fokien et le Tche-Kiang, à l’est, et le Kiang-nan, au nord-est, Des montagnes qui la bordent à l'ouest, à l'est et au sud, descendent de nombreuses rivières qui se jettent dans le Kan-K iang. :

Le Kiang-si et le Tche-Kiang formaient d’abord un seul vicariat apostolique. Ils furent séparés en 1838, après la mort de Mgr Rameau, leur premier vicaire apostolique. Mgr Laribe, coadjuteur de celui-ci, fut le premier évèque du Kiang-si. En 1859, Mgr Delaplace, alors provicaire de Ho-nan, lui succéda. Par suite d’une. permutation , Mgr Danicourt vint au Kiang-si en 1858 : enfin, les lazaristes ayant résigné le vicariat du Ho-nan, Mgr Baldas,

vicaire apostolique de cette province, devint celui du Kiang-si, en 1865. ; Cette province a beaucoup souffert des invasions des ro 16,

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Taï-ping dont elle devint le quartier-général. Elle co:apte 4% départements ,‘72 arrondissements qui furent tous ravagés, Sur 80 villes murées, quatre seulement purent résister aux insurgés. Nan-tchang-fou en est la capitale. A ce fléau sont venues s'ajouter les inondations et la famine qui ont achevé l'œuvre des rebelles. Au milieu de ces calamités, les chrétiens eurent à souffrir de la part le ceux-ci et de la part des impériaux. Le 26 juin 4851, les seconds décapitèrent M. Montels, lazariste, et deux chrétiens chinois qui l’accompagnaient. En même temps, Quentrin-Sié, chrétien très-Agé, recevait la palme du martyre dans la ville d’Ou-tchen.

Lorsque la paix fut rétablie, à la requête de la légation française, M. Anot, alors vicaire apostolique, obtint du vice-roi, en indemnité, l’orphelinat chinois de Keoukiang-fou, une pagode avec une habitation et 7,500 mètres carrés de terre dans la même ville; puis une somme de 127,000 francs pour le rétablissement des chrétientés de Nan-ichang-fou et de Tsi-pi-chan.

Résidenues des missionnaires :

4° Nan-tchang-fou, capitale du Kiang-si. Il s’y fait un grand commerce de porcelaine, de soie, de fourrures et d’idoles;

2° Kieou-kiang-fou, préfecture très-importante. Elle est aujourd'hui le centre de la mission et la résidence du vicaire apostolique. Le séminaire, l’orphelinàt :omposé d’une centaine d’enfants y ont été transférés. Ce deux chrétientés ont été les plus éprouvées. Kieou-kiang-fou est située sur les bords du fleuve Bleu et du lac Paoyang. Ce lac éphémère ne dure que quelques mois. Pendant ce temps les plus forts navires peuvent naviguer dans ses eaux. En été ce n’est qu’un marécage ;

3° Kin-ngan-fou ; ,

4 Tsi-pi-chan ; ÿ° Ou: ichen.

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Le vicariat de Kiang-si a 44 prêtres français et 42 indigènes, les chrétiens y sont au nombre de près de 15,000 sur une population totale de 23,047,000 habitants. Les conversions sont nombreuses et chaque année de nouvelles chrétientés se forment.

$ IV. Vicariat apostolique du Tche-Kiang.

La province du Tche-Xiang est bornée par la mer Jaune à l’est, le Fo-kien au sud, le Kiang-nan au nord et au nord-ouest, et le Kiang-si.au sud-ouest. C’est la plus petite de l'empire. Elle compte 92 villes fortifiées, sa population est évaluée à près de 26 ‘millions d’âmes. Elle à 41 départements. Sa Capitale est Hang-tcheou, ville d’un million d'habitants. Cette ville est assise sur les bords du golfe de ce nom et du #leuve Thsian-tang, non loin du lac Si-hou, sur l'emplacement de la Kinzai de Marco - Polo, ancienne Capitale de la dynastie des Song. Près de ses murs se trouvent les ruines de Canfou qui faisait un commerce important au 1x° siècle avec les Arabes. Hang-tcheou a été pillée par les rebelles. L'ancienne église des jésuites est convertie en pagode, et leur résidence en couvent de bonzes.

Le Tche-kiang est très-fertile, il s’y fait un commerce considérable, concentré à Ning-po. Les missionnaires ont envoyé plusieurs fois en France des jeunes plants d l'arbre à cire pour tâcher de l’y acclimater. |

Dans le département de Hou-tcheou se trouvent des. gisements considérablés de charbon de terre : à Fou- Yang on voit des carrières d'excellentes pierres calcaires.

Le Tche-Kiang a été érigé en vicariat apostolique en 1845. Il a eu pour premier évêque Mgr Lavaissière, qui fut remplacé par Mgr Danicourt. Ce dernier, transféré au

Kiang-si, en 1856, eut pour successeur Mgr Delaplace, vicaire apostolique actuel, |

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Quatre départements renferment des chrétientés. Résidences :

1° Ning-po, chef-lieu, est l’un des cinq ports ouverts en 1842. Î1 a 300,000 habitants. Cette ville est situce dans une vallée d’une richesse et d’une fertilité remarquables, Une partie des plages de Ning-po a été conquise sur la mer, et, pour défendre leur conquête, les Chinois ont construit une immense digue en pierres de taille, semblable à celle du Kiang-nan. Elle commence à Tchen-Haï, atteint Hang-tcheou, et se prolonge à l’est jusqu'à Hay-yen où elle va mourir en demi-cercle, sur les rochers qui font la base du fort de Tcho-pou.

La ville de Ning-po, résidence du vicaire apostolique, ane 4° Le séminaire ;

o L'établissement de Jésus enfant, renfermant un Re de garçons, un dispensaire et douze filles de charité ;

3 Celui de Saint-Vincent avec un hôpital, des écoles et l’orphelinat de filles desservi par neuf filles de la Charité. Ces vingt-et-une sœurs dirigeaient d'abord des établissements analogues à Macao. Elles sont venues à Ning-po dès que leur présence a été possible. Cette chrétienté renferme au moins 4,000 catholiques.

20 Ting-haï, dans la principale île de l'archipel de Chusan (Tcheou-San). Cet archipel se compose de 400 îles, habitées par des pêcheurs. On évalue à 40,000 le nombre de ses embarcations de pêche. C’est là que se prennent les cyprins, poissons dorés si estimés en Europe. Un certain nombre de chrétiens se trouve parmi ces pêcheurs. L'île de Tcheou-san possède six chapelles qui étaient primitivement des pagodes ;

3 Hay-yen, dans le département de Kia-Shing, avec

| dix chrétientés ; le district de Fing-hou en a trois;

Av Kiñn-kieou, dans le département de ce nom, avec une deuxième chrétienté à ses portes, où se trouve une cha-

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pelle et trois autres missions à cinq lieues dans les montagnes ;

5° Lan-ky, dans le Kin-hou. Cette ville était dutrefsis une mission florissante des dominicains. Il n’en reste plus'que la belle église changée en We-Tang ou temple des ancêtres.

Le vicariat apostolique de Tche-kiang compte 40 missionnaires français, 46 prêtres indigènes, 21 sœurs fran-

çaises et 3,000 chrétiens divisés en 26 chrétientés et cinq chapelles,

ARTICLE IV

Missions de la Compagnie de Jésus.

8 [: Vicariat aposiolique du Kiang-nan.

La province du Xiang-nan occupe sur les deux rives du fleuve Bleu (Yang-tsé-kiang) un territoire aussi considérable que la France. Elle a pour bornes le Char-T'ong au nord ; le Ho-nan et le Hou-pé à l’ouest ; le et le Tche-kiang au sud : la mer Jaune à l’est, du 29° au 35°10° de latitude nord, et du 443 a. de longitude est. Elle est administrée par un «i. se divise en deux parties : le Kiang-sou à l’est qui ferme 79 villes et 38,000.,000 d'habitants ; le Ngan-Hoei à l’ouest ; il contient 67 villes et une population de 34,000,000 d’âmes. Le Kiang-si dépend également du viceroi de Nan-king. Cette ville est la capitale du Kiang-nan,

Le Kiang-nan est certainement une des plus riches provinces de la Chine ; son sol est arrosé par le Yang-tsekiung qui la traverse de l’ouest à l’est. Des lacs iminenses, de nombreux afiluents du fleuve, le grand canal impérial, ouvrent des voies de communications et des moyens de transport dans toutes les directions. C’est pourquoi il ne faut pas s'étonner d'y rencontrer une population aussi agglomérée. Tant de richesses ne manquèrent pas d’atti-

rer les Taï-ping ; ils se ruèrent sur le Kiang-nan qu'ils livrèrent au pillage, au sac et à l'incendie, La pius grande partie de la population fut massacrée ou disparut. Le chef des rebelles s'installa à Nankin au milieu des ruines

et d’un désert. Dans cette tourmente efroyable, bien des

missions dorissantes ont été anéanties. Aujourd’hui, les populations des autres provinces accourent remplacer les anciennes, ét les chrétiens malheureux de Ho-nan, de Hou-pé et autres préfectures ‘imitrophes viennent y fonder des chrétientés nouvelles. Le Kiang-sou a été la partis la plus éprouvée. I] Comprend buit départements et trois mouvances directes. Son chef-lieu est la ville de Sou:- Tcheow où réside le fou-tai ou gouverneur.

La missioo du Kiang-nan € ‘t être une des plus anciennes de la Chine. Il est en effet probable que Nankin est la Siventchou ou Zeiton dans laquelle l'archevêque de Kan-Balil:, Jean de Montecorvino, érigea un évêché au xIv° siècle, Quoi qu'il en soit, le père Ricoi en est le fondateur, dans les temps modernes. Sous l'apostolat des Révérends Pères, les chrétiens y atteignirent le chiffre de 300,000. Nankin fut érigé en évéché par Alexandre VII, en 1679; Innocent XI nomma à se siége le dominicain Lopez. Après la mort de ce prélat en 1688, le Saint-Siége donna à chaque missiôn des chefs indépendants. Son derrier évêque fut le R. P. Laïmbeckoven, mort en 1787, après un épiscopat de 35 ans. Depuis cette époque l'église de Nankin n’a eu corume celle de Pékin que des vicaires apostoliques administrateurs, ce sont : Mgr de Besi, vicaire apostolique du Chan-Tong (1840), Mgr Maresea et son Coadjuteur Mgr Spelta (4847). Le R. P, Borgniet provicaire (1856), vicaire apostoiique en 1859, et actuellement le R. P. Languillat, transféré du Pe-tche-li oriental en 1864.

Le Kiang-nan est revenu en 4841 à ses premiers apôtres, ies Pères de la compagnie de Jésus, remplacés en 1784

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par les lazaristes, Er 1610, les jésuites y avai églises. Aujourd'hui la‘mission forme 404 chrét sédant 403 églises on chapelles,

Schang-Haï et ses environs renferment trois maisons. Ce port de mer, le plus imporjant de la mer de Chine, assis sur la rive gauche du Wampou près de son embou-: chure, est le centre où aboutit, par le Fang-tse-kiang, le commerce de toute la Chine et celui des deux mondes. La France, l'Angleterre et les États-Unis ÿ ont chacune un Consul général.

1° Tong-ka-tou, dans .e taubourg méridional de ce nom. C'est là que réside Je vicaire apostolique, que se trouvent la cathédrale, le grand séminaire et la maison d'étuc's. Ces établissements renferment huit pères et quatre 1vères.

Cette paroisse possède filles dont une mixte,

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cinq écoles de Sarçons, trois de

et une pharmacie dirigée par un frère de la Compagnie de Jésus. Non loin de Tong-katou

se trouve le Sen-mou-tang, ancien cimetière restitué à la mission, Il contient les restes de 52 jésuites.

29 Yang-kin-pang. C'est la ville européenne, On \ trouve les procures des jésuites, des missions étrangères et des lazaristes. Trois jésuites et un prêtre chinois sont chargés de ceite partie de la ville, peuplée d’un grand nombre de Manillois.

Près de la concession française est l’ Saint-Joseph, Tchou-tang. Auprès d’e gratuit de vieillards où 150 deces malh les soins que demande leur âge. Ila

En oatre, cette église est le centre d Catéchistes

ancienne église de lle est ur hospice eureux y recoivent été fondé en 1866.

e l'association des appelés joséphistes. L'hôpital est dirigé par

les filles de la charité.

La population de la ville euro 30 Zi-ka-wei (siu-kia-hoei) où se trouvent : do le petit sé

péenne est très-mêlée, » petit village au sud-ouest minaire renfermant 50 élèves 4

9 le collége 450 ; 3°-les orphelinats avec 400 garçons et 200 filles apprenant divers états ; 4° un pensionnat de filles dirigé. ainsi que 5o l’orphelinat, par les sœurs auæxiliatrices venues de France en 1868 ; 6° une imprimerie dont les planches sont conservées pour !l2 reproduction des nombreux livres chinois édités par les Mévérends Pères ; 7° le sen-mou-ien, fondé en 1855, association ou congrégation de sœurs’ chinoises agrégées aux précédentes : 8 le noviciat des jésuites ; % le couveni du Carmel de Wan-kia-tang avec six religieuses venues en 1869. Ce petit village est à peu de distance de Zi-ka-wei : cinq pères et deux frères dirigent ces établissements.

4° Au sud de la pointe méridionale de l’embouchure du

. Yang-tse-kiang, s'étend entre lé fleuve Wampou et la mer

une région appelée Pou-tong au nord et Pou-nan au sud. Ce pays est une plaine basse d’alluvions récentes, sillonnées de canaux et traversées par quelques rares ondulations. C’est une des contrées les plus peuplées et les plus fertiles de la terre, conquises sur la mer. Les vestiges de cina digues concentriques en sont la preuve : elles s’étendent depuis l'embouchure du Wampou jusqu'à Hangtcheou, capitale du Tche-kiang, où vientabouiir celle qui part de Ning-po.

Le Pou-tong renferme 16,500 chrétiens et le Pou-nan 9,000, total 25,000, répartis en trois districts : Nan-hoei, résidence établie en 1868, Tseu-pou et Zie-ka, où furent tués l'amiral Protet et le P. Vuilaume, repoussant les Taï-ping en 1862. Quatre pères résident dans ces localités.

8 Song-kiang, une des plus anciennes chrétientés du

Kiang-nan, où les études littéraires ont toujours été en .

honneur, aussi y parle-t-on le dialecte pur du Kiang-sou.

Ce district renferme 13,600 chrétiens. La ville possède un

petit pensionnat. Sur la colline de Tcha-chan ou Z6-cé

située à peu de distaive, s'élève la chapelle de Notre-Dame

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Auxiliatrice, résidence de quatre missionnaires. Entre

Fcha-chan et Schang-Hai, on rencontre les chrétientés de

Tsi-pao où le père Massa vient d’achsver la construction |

d’une église de style grec en pierres et en briques : Wanlang, première résidence des pères à leur arrivée au Kiang-nan, et Tsa-Ka-Wei, où était l’orphelinat avant qu'il ne fût détruit par les Taï-ping.

6° Sou-Tcheou, capitale du Kiang-sou, au nord-ouest de Schang-Haï, sur je canal impérial et près du lac Tahou. Les environs ds cette ville ont été dévastés par les rebelles. Pendant plusieurs lieues on n'y rencontre que des ruines. Son ancienne égiise a été restituée aux missionnaires avec une indemnité pécuniaire pour les établissements détruits. Elle est très-populeuse. Les chrétientés de Kuen-chan, de Taï-tsang et de Kia-thing et d'Ou-Kianh en relèvent. Ces chrétientés contiennent 9,000 chrétiens pour la plupart pécheurs. Le cimetière de la mission contient les corps de deux martyrs jésuites, les PP. Henriquez, Portugais, et Tristan François de Athémis, Sicilien. L'un a été éiouffé dans la Chaux, l’autre au moyen de feuilles de papier collé sur sa bouche, en 1748.

Sou-icheou est la résidence de 4 pères et renferme 500,000 âmes. La ville de Kia-ihing au sud de Sou-tcheou et au sud-est du lac Ta-hou en dépend. Ce district renferme au moins 2,000 chrétiens.

T Qu-si; district de la ville précédente comprenant Kong-yn et y-Ching. Il contient 7,200 chrétiens. Deux missionnaires résident dans la ville d’Ou-si, au nord ouest de Sou-tcheou. Cette ville et Kong-Yn sont situées sur le Canal impérial.

Ou-si est la résidence de deux missionnaires qui y ont créé six écoles et une pharmacie, La contrée d'Y-ching- Lien qui confine au Ngan-hoei à perdu les deux tiers de ses habitants. C’est un pays fertile et giboyeux où les grès et les granits sont communs.

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