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nord, le Kouang-tong à l’est et au sud, l’Yun-nan à l’ouest et le Tong-King au sud-ouest, Elle est donc la province le plus occidentale de la Chine méridionale. Elle est bornée par les monts Nan-ling et Hué -lirg.
Elie se compose de onze départements, du canton immédiat de Yo-ling et du pays des Miao-tse, Sa capitale est Kouei-lin, place de guerre située par 120°23/ longitude est et 2512’ latitude nord. Sa population atteint près de vingt millions d'habitants. |
C'est dans cette pro ‘ince qu'est née Ja révolte qui couvre de ruines toute la Chine depuis vingt-cinq ans.
Cette mission, jusqu'alors desservie par les missionnaires du Koueï-tcheou, n’a été reprise qu’en 1853. M. Chapdelaine l'inaugura par la conversion de 200 Chinois ; il paya ses succès de sa vie. Il eut l'honneur d'être décapité pour la foi avec un jeune chrétien, Laurent Penou, et une jeune veuve nommée Agnès en 1856, après avoir subi toute sorte de tortures.
La principale résidence du Kouang-si est Fao-chan, où demeure le supérieur de la mission, M. Milhière. Cette localité est dans le district de Si-ling hien.
Le vicariat apostolique du Kouan-tong et du Kouang-si contiennent au moins 20,000 chrétiens. Il est administré par un évêque, Mgr Guillemin et 27 missionnaires fransais dont cinq pour le Kouang-si.
La procure des missions étrangères de cette partie de la Chine est à Macao, évêché portugais à 20 lieues de Canton. Un missionnaire français assisté d'un prêtre chinois est chargée de l’importante fonction de procureur,
S IT. Vicariat apostolique de Koueï-tcheou.
La province du Koueï-tcheou (terre noble) est située entre 2430’ et 29° de latitude nord ;: 101930’ et 108045 de longitude est. Elle est bornéeau nord par le Sse-tchuen ; à
l'ouest par le Yun-nan ; au sud par le Kouang-si et à l’est par :e Hou-nan ; c'est une des plus petites provinces chinoises; elle mesure environ 110 lieues de longueur sur 140 de largeur.
Elle est composée de chaînes calcaires denudées qui s’entrecroisent et rendent les voyages d'autant plus difficiles qu’on n'y rencontre aucun cours d'eau navigable. Mais en revanche, il s'y trouve beaucoup de sources minérales que les chinois attribuent à des génies. Ces Montagnes sont pa:semées de cônes élevés de trapp sur iesquels les naturels du pays Ont Construit leurs villages. | Le climat du Koueï-tcheou est tempéré ; il faut que les hivers soient bien rigoureux pour que les hauts plateaux se couvrent de neiges pendant quelques jours, L’altitude de ces montagnes est moins c nsidérable qu’on ne l'avait cru : cette erreur doit être attribuée à la blancheur de leurs crêtes calcaires, En effet, sous l’action des rayons du soleil, elles deviennent d’un éclat si éblouissant qu’à distance on les croit revêtues de neiges perpétuelles. Elles renferment des mines de plomb, de zing, de cuivre, d'or, d’ar,ent, de mercure et de houille très-abondantes. Presque tous les fraits de la zône tempérée croisent fort bien dans cette province. H s’y trouve un grand nombre d’arbres incannus, tels que celui qui produit le vernis de Chine le pius estimé. le pélu-chou, jusqu'ici mal décrit ; il donne une cire d’une biancheur éclatante que dépose sur ses bronches un moucheron appelé Lalchong-tse ; le yo tio se, a" re au port majestueux revêtu d'un feuillage élégant ; Sn fruit ressemble au lytche, il s'emploie en médecine et remplace le savon nour laver le linge ; le chêne qui nourrit le ver à soie ; dans le nord, le tong-chou, arbre à huile.
La population du Kouéï-icheou est évaluée à 8 millions habitants, cependant les chiffres officiels en arcusent 13
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en treize préfectures ou départements. Il a 37 villes de troisième ordre,
Le Fouéïi-lchecu a fait longtemps partie du vicariat aposlique de Sse-tchuen, Son premier vicaire apostolique fut, en 1752, le jésuite Visdelou, évêque in partibus de Claudiopolis : mais il ne put pénétrer dans sa mission. Les choses restèrent dans le même état jusqu’en 1846. Alors Mgr Désflèches, coadjuteur de Mar Perrocheau, vicaire apostolique du Sse-tchuen, l'administra jusqu’à la nomination de Mgr A/brand, mort en 1853 et remplacé par M. Perny, provicaire. Mgr Faurie lui succéda en 1869 pour mourir en 1871. En ce moment le vicariat apostolique du Koueï-tcheou a pour évèque Mgr François-Lugène Lyons, évêque in partibus de Basiliopolis. Cette province semble le champ de bataille du Christianisme contre le paganisme. Depuis 50 ans, ses éhrétientés ont subi au moins quarante persécutions ; plus. de 300 néophytes ont confessé la foi dans les tourments et la prison, 200 ont expié leur Courage par l'exil dans les régions les plus froides de la Tartarie, à Ili, près la frontière de Sibérie, et 13 ont subi le martyre. Ce sont : les vénérables Ou-koue-cheu, catéchiste, fondateur de plusieurs chrétientés, apôtre du Koueï-tcheou, étranglé pour la foi le 7 novembre 1814; Jérome Lou, Laurent Ouang et Agathe Liu, décapités à Hao-keou le 29 janvier 1858 ; Joseph Tchang, Paul Tcheu, élèves du séminaire ; Jean-Baptiste Lô, fermier, et Marthe, vieille servante de cet établissement, décapités le 29 juillet 4861 ; M. l'abbé Néel, missionnaire français : le catéchiste Jean Tchen, Martin-Ou, Jean Tchang coupable d’avoir donné asile au mussionnaire, et la jeune Lucie Y. Les persécutions et les vexations continuent toujours,
Les établissements de la mission se composent d’églises et de résidences pour les missionnaires : chaque paroisse a ses écoles. 1° Hao-kieou, résidence habituelle du vicaire apostolique ; séminaire Saint-Paul, écoles ; 2° Kouyyang-fou, capitale de la province ; 3° Ma-gan-chan ; 4° Pan-kiang ; 5° Hoang-tsao-pa ; 6° Tsen-y-fou;7° Louipin-chan ; 8 Pe-ma-tong ; % Kia-tse-fou ; 10° Hin- ny-fou.
Les habitants primitifs du Koueï-tcheou, appelés Miuotse et Tong kia-tse, se maintiennent indépendants des Chinois dans les montagnes du sud-est. Ils sont bien disposés : v’est pourquoi la foi a été portée parmi eux en 1853. La tribu des Thong-kia-tse a été la première évangélisée. Une résidence est établie sur son territoire. La mission se compose d’un évêque, de 49 missionnaires français, de 2 prêtres indigènes, d’un séminaire, de 34 écoles et de 10 orphelinats. En 1846, il n'y avait que quelques centaines de catholiques. Aujourd’hui on en compte 10,000. En 1871, 851 adultes et 3323 enfants infdèles ont été baptisés.
S III. Vicariats apostoliques du Sse-tchuen.
Gette province occidentale de la Chine est bornée au nord par la Tartarie, à l'ouest par le Yun-nan et le Thibet, au sud par le Koueï-tcheou, à l’est par le Chansi. Son territoire plus étendu que la France est divisé en onze départements et en quinze santons immédiats. li contient 22,000,000 d'habitants : sa capitale est Tching- Tou. C’est là que réside le vice roi dont la juridiction s’6tend sur le Yun nan et le Koueï-tcheou. Le Sse-tchuen est moins montagneux que le Koueï-tcheou, il renferme des vallées et des plaines fertiles où l’on cultive les mêmes plantes que dans cette dernière province, et surtout la célèbre rhubarbe de Chine.
Les premiers apôtres du Sse-tchuen furent MM. Basset,
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de Lyon ; Potier, évêque, vicaire apostolique, de la société du Saint Esprit, mort en 1792; de Saint-Martin, évêque, et Gabriel-Taurin Dufresne, évèque de Tabraca. Mgr Dufresne a été décapité au chef-lieu le 44 septembre 1815, avec 30 confesseurs de la foi. En 1838, Mgr Desflèches, évèque de Sinite, y fut envoyé par le Saint-Siége en qualité de vicaire apostolique. Après avoir erré longtemps autour de sa mission, il finit par y pénétrer. Elle était la terre classique des persécutions et des martyrs.
Pendant longtemps le Yun-nan et le Koueï-tcheou firent partie du vicariat du Sse-tchuen. En 1841, Grégoire XVI érigea le Yun-nan, et en 1846, le Koueï-tcheou en vicariats apostoliques distincts. En 1868, Pie IX partageait le Sse-tchuen en deux vicariats, et en 1860, il en créait un troisième. En 1840, le personnel des trois provinces se composait d’un évêque, de 8 missionnaires français, de 30 prêtres chinois et d’un séminaire avec 40 églises. En 1860, il était de 8 évèques dont 2 coadjuteurs, 40 missionnaires français, 30 prêtres indigènes, il possédait 6 séminaires contenant 200 élèves.
Ces trois vicariats sont le Sse-tchuen oriental, occidental et méridional.
Sse-tchuen oriental. Mgr Desflèches en est le vicaire apostolique.
Résidences des missionnaires :
1° Tchou-king-fou, préfecture et ville de quatre kilomètres de circonférence, où réside le vicaire apostolique; 2 Koui-fou, préfecture ; 3° Ken-kiang ; 4 Tchenkeou; 5° Pen-chouï ; 6o Yeou-yang-tcheou. Cette souspréfecture est le centre d’une persécution incessante. Sa chrétienté date de 1863. En cette année, M. l'abbé Mabileau, provicaire de Mgr Desflèches, vint s’y installer, Des hordes excitées par les mandarins aux paroies mielieuses s'en emparèrent, lui firent subir toute sorte d’outrages,