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LES MISSIONS CATHOLIQUES FRANÇAISES. 395 jusqu’à nos jours dans la pureté de 1 missionnaires français purent s découvrirent un grand nombre.
Ces vestiges de l'église japonaise furent relevés par plusieurs circonstances providentielles. En 1834 et dans les années suivantes, des navires japonais firent naufrage sur les côtes de Luçon et de la Chine. Les matelots portaient des médailles de la sainte Vierge ; ils étaient chrétiens. Les missionnaires firent connaître à Rome l'existence inespérée de l’église japonaise. Alors le Saint- Siége la confia aux missionnaires français de la société des missions étrangères, il ordonna à ceux de Corée de former une station aux iles Liou-tchiou.
Ce projet ne fut exécuté qu'en 1844. M. l'abbé Forcade, aujourd’hui archevêque d'Aix, vint s'y fixer en attendant l’occasion de pénétrer au Japon. Il resta bloqué au milieu d’un espionnage constant jusqu'en 1846. En cette année, il fut rejoint par quelques confrères et sacré : évêque de SamMios, vicaire apostolique du Japon.
Les 30 îles Liou-tchiou forment un royaume dépendant du Japon, mais tributaire de la Chine. Elles s'étendent entre les 20° au 2% de latitudenord, par 426 de longitude est, Beaucoup d’entre elles ne Sont que des rochers arides. La principale de ces îles est Oukigna, peuplée de 60,000 habitants. Elle appartient au groupe situé au sud de l’île de Kiu-siu et mesure 100 kilomètres de longueur sur 20 de largeur. Son port est Nafa; la ville de Choui sa Capitale est à 6 kilomètres dans l'intérieur.
Un missionnaire dominicain se rendant au Japon y débarqua en 1530 ; reconnu comme prêtre catholique, il fut noyé pour la Cause de Jésus-Christ.
M. Collin, missionnaire de Mandchourie, en avait été nommé préfet apostolique. La mort vint le surprendre Avant qu'il pût aborder sa mission. Les missionnaires résidèrent pendant cinq ans, jusqu’en, 1858 à Nafa. La
a foi, et lorsque les ‘établir au Japon, ils en
crainte empècha bien des conversions ; mais ils acquirent la certitude qu'il restait encore beaucoup de chrétiens au Japon. Aussi tentèrent-ils plusieurs fois inutilement d'y pénétrer avec l’aide des navires de la station française.
Depuis 4854, la Hollande, les États-Unis, l'Angleterre et la Russie avaient conclu des traités avantageux avec le gouvernement japonais. En 1858 ce fut notre tour. Le baron Gros vint entamer des négociations au nom de la France ; ce fut M. Mermet qui lui servit d'interprète. Par ce traité, les ports de Yokohama dans l’île de Niphon, Nançasaki dans celle de Kiu-siu et Æokodaté à Yeso sont ouverts aux étrangers; la liberté religieuse leur est accordée ainsi que la faculté pour le ministre plénipotentiaire de voyager dans tout le Japon. Aussitôt des chrétientés furent découvertes aux environs de Vangasaki, où 80 chrétiens confessèrent la foi en 1856. En conséquence, les missionnaires français vinrent se fixer d’abord à Yokohama, où M. Girard, provicaire apostolique, servit d’interprète au consul. Il y érigea une chapelle catholique en 1861. Les Japonais y accoururent en si grand nombre que le gouvernement en prit ombrage. Il défendit à ses sujets d’en approcher et menaça d'appliquer les anciens édits de mort gravés sur des colonnes de pierre élevées dans la campagne.
Deux missionnaires établis à Nangasaki y firent élever une belle église consacrée à Saint-Pierre-Baptiste en 1865. Autrefois cette ville possédait 3 églises, 2 ont été détruites et la troisième est actuellement une pagode. Les Japonais vinrent la visiter; à la faveur de la foule, les chrétiens des montagnes et des environs s'y rendirent secrètement.
Mais craignant d'être trompés par des ministres protestants, ils interrogèrent respectueusement les mis-
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à la croyance en la primauté du Pape, et à leur piété envers la vierge Marie; trois choses qui distinguent nettement le prêtre Catholique de tous les ministres de . l'erreur. Ces trois indices leur avaient été indiqués par leurs derniers prêtres.
Des milliers de chrétiens qui avaient conservé la pureté de la foi, les images, les statues des saints et le chapelet, etc., furent ainsi découverts. La publicité donnée en Eurrre aux succès des missionnaires attira la persécution su. eux. Elle commença en 1866, année dans laquelle M. Petitjean fut nommé évêque de Myriophite et vicaire apostolique du Japon. Un grand nombre de chrétiens furent emprisonnés et subirent des tortures : plusieurs d’entre eux en moururent. Mgr Putitjean recueillit les orphelins laissés par ces confesseurs de la foi et avec eux fonda un séminaire. Les consuls étrangers intervinrent en faveur des chrétiens ; ils obtinrent des apparences d'adoucissement. En 1868, les daïmios, mécontents depuis longtemps, se révoltèrent, supprimèrent le taïcoun et rétablirent le pouvoir temporel du mikado.
Dans cette guerre civile, la ville d'Osaka fut incendiée.
En cette année, 40 matelots français furent tués à Sakaï petit village près cette ville, La France obtint des réparations et de nouvelles concessions ; mais le gouvernement du mikado grand pontife des idoles, n’en continua pas moins de persécuter les chrétiens. Un grand nombre fut exilé aux îles Coto : d’autres emprisonnés moururent de faim et des suites des tortures et des mauvais traitements employés pour éluder les traités. On en consigna beaucoup, deux à deux dans des familles païennes chargées de les tourmenter et de les faire travailler en leur donnant une nourriture insuffisante.
En 1870, il y en avait 500 aux îles Goto. Enfin en 1871,
on en mit un certain nombre en liberté et principalement Ceux qui avaient eu la faiblesse d’apostasier.
D'après les dernières nouvelles, la persécution serait terminée, le gouvernement japonais accorderait la liberté de conscience à tous ses sujets. Il semblerait vouloir faire entrer son peuple dans le mouvement de la civilisation européenne. Résidences de la mission japonaise : Pokohama, Nangasaki, Hokodaté, Osaka et Kobe. Elle compte un vicaire apostolique, 14 missionnaires et quelques cen-
taines de chrétiens persécutés.
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