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droits, de lichens noirâtres comestibles. Une chaîne de montagnes sépare les Takwel-otiines des Esquimaux. Ces sauvages ont une prononciation très-défectueuse, ils bé gayent presque tous. Le personnel du vicariat se compose d’un évêque, de dix missionnaires et de six frères,
SIL. Vicariat apostolique de la Seaskatchewan ou de Saint-Albert.
Le vicariat de Saint-Albert s'étend entre le grand portage de la Loche qui le sépare à l’ouest du bassin de l’'Attrabaskaw, le lac des Esclaves à l'est, les montagnes Rocheuses au sud et la rivière Churchill au nord. Cette rivière tombe dans la baie d'Hudson à l’est de l'isthme Raë et de la presqu'île Melville, Il a 1,670 kilomètres de longueur sur 715 de largeur et est peuplé par les mêmes tribus que le diocèsr de Saint-Boniface.
Il compte six résidences :
1° L'ile de la Crosse ou Saint-Jean-Baptiste. Le lac et l’île de la Crosse sont à plus de 300 lieues de Saint-Boniface. Le: premiers explorateurs leur donnèrent ce nom parce qu’ils ÿ rencontrèrent des sauvages qui jouaient à la crosse. Ce poste, découvert en 1777, se développa
tranquillement jusqu'en 1845, année dans laquelle un ministre anglican vint s’y installer. Tous les sauvages qui l'habitent sont aujourd’hui catholiques : il y en a un millier, sans compter ceux des tribus nomades qui visitent la station de temps en temps.
jusqu’en 1871, Saint-Jean-Baptiste a été la résidence du coadjuteur de Saint-Boniface ; en cette année le territoire fut érigé en vicariat apostolique.
En 1867 un incendie consuma l'établissement dé la mission. Actuellement, deux missionnaires, trois frères pour les écoles de garçon et six sœurs grises y résident. Outre les écoles de filles, celles-ci dirigent un orphelinat et un petit hôpital. Plusieurs fois dans l’année les mis-
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sionnaires : visitent les stations de la Visitatio grand portage de la Loche où se réunissent au moins 700 indiens; de Saint-Julien ou lac Vert, à 30 lieues de la Grosse; elle est fréquentée par les Montagnais ainsi que les Creeks; 2° Saint-Pierre, lac Caribou ou de: Rennes. Cette résidence doit son nom aux rennes voyageurs qui viennent y pâturer chaque année. Les sauvages prétendent que ces animaux viennent de l’Asie où ils retourneraient au changement de saison. Commencée en 1847, la mission de Saint-Pierre a été définitivement établie en 1862. Son territoire est stérile, le bois y est rare et l'hiver très-long. Deux missionnaires et un frère sont chargés des 1,500 indiens qui la fréquentent. Ils visitent également les stations du lac de /a Ronge, du portage de la traite et des contrées au sud du lac Caribou: elles contiennent 7 à 800 indiens; 3° Zac Sainte-Anne (Manitou lake, lac du diable). Ce poste est situé à 43 lieues
dans l’ouest du fort Edmonton, chef-lieu de ce district,
et à 20 de Saint-Albert. La mission y a été fondée par M. Thibaut en 1844 au milieu des Crecks. Elle s’est rapidement développée et possède sept succursales : le petit lac des Esclaves, le fort Jasper, les forts de la Montagne de Carlton et d’Edmonton. Ce dernier est fréquenté par des métis catholiques, un frère y réside pour l’école; 4° Saint-Albert. Cette résidence est à 20 lieues de Sainte-
. Anne. Elie a été fondée en 1861 et est devenue le point
central du vicariat. Mgr Grandin y a transpté sa résidence : il est assisté de deux missionnaires ; trois sœurs y prennent soin des malades et dirigent les écoles de filles ; 5° Saint-Paul des Creeks : station sur les bords de la Seaskatchewan, au dessus du fort Edmonton. Elle a été fondée en 1865 par le père Lacombe. Il apprit aux Creeks décimés par la famine et une épidémie à cultiver
. la terre avec la charrue. Aujourd’hui Saint-Paul est le
centre d’une chrétienté de 6,000 catholiques. Deux mis-
sionnaires y résident et font l'école aux enfants : 6 Notre-Dame-des-Victoires. Cette mission est située à 40 lieues au nord-ouest de Saint-Albert, sur les bords du lac à la Biche. Elle a été fondée en 4865 par le vère Lacombe. Ce missionnaire sauva également ies Pieds noirs de la mort ; il leur apprit à cultiver leur sol fertile da cetie contrée dont le climat est assez doux pour la culture du blé. Notre-Dame-des-Victoires est la résidence de deux missionnaires : ils y font l'école aux enfants.
$ IV. Colombic britannique.
La Colombie britannique est bornée à l’est par :3s montagnes Rocheuses, à l’ouest par l'océan Pacifique, au sud par l’Orégon et au nord par l'Alaska. Fille s'étend du 49° au 60° de latitude nord et forme avec les îles qui en dépendent un territoire deux fois aussi grand que celui de la France.
Elle faisait d’abord partie du vaste diocèse de Vancover ; elle en fut distraite en 1863 pour être érigée en vicariat apostolique. C’est le père d’Herbomez, évêque de Mélitopolis, qui en est le vicaire apostolique. 11 a fixé sa résidence à New- Westminster, capitale de la Colombie, près l'embouchure du Fraser.
Ouatre centres principaux de missions sont établis sur cet immense territoire.
4° L’?Zmmaculée Conception, station sise près le lac Okanagd, entre la chaîne des cascades et les montagnes Rocheuses. Fondée en 1859 au milieu d’indiens adonnés à l'ivrognerie et au jeu, ses commencements furent trèsdifficiles. Mais, à force de patience et de charité, les missionnaires en ont converti plus de la moitié : successivement, il ont pu construire une douzaine d’églises, établir une école d'arts et métiers, où les enfants apprennent différents :tats et la culture. Ce district a trois missionnaires et deux frères ; 2° Saint-Charles près la capitalé, cette
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difficultés que la précédente ; cependant les sauvages se convertirent plus vite. Soixante villages au moins ont embrassé la foi catholique, 300 hommes se sont enrôlés dans la société de tempérance, et tous les eni ': ont reçu le baptême, |
À 64 kilomètres de New-Westminster, sur la rive droite dr "raser, se trouve Sainte-Marie, centre principal des missions indiennes de ce district. Les sauvages s’y rendent plusieurs fois dans l’année pour compléter leur instruction religieuse et recevoir les sacrements.
Trois missionnaires et deux frères desservent deux églises pour les Européens et 30 chapelles pour les indiens, trois frères catéchistes dirig . t quatre écoles de garçons et rinq sœurs canadiennes de Sainte-Anne sont chargées de celles *a5 filles; 3° Saint-Michel. Cette mission, fondée en 1863, esx située sur la côte en face la pointe septentrionale de l’île Vancouver. Elle est encore dans la période des épreuves. Deux missionnaires et deux frères y travaillent à la conversion :2s 6,000 indiens Katrouals qui peuplent ce district; 4e Saint-Joseph, au :.5rd-est du vicariat : mission fondée en 1867 au milieu des sauvages bien disposés dont un grand nornbre se sont convertis. Son centre est situé près le iac Williain, sur le haut Fraser. Ce district est desservi par trois missionnaires aidés de deux frères : il a une belle église, un presbytère, des écoles à Saint-Joseph, et 14 chapelles.
Les missionnaires de Saint-Joseph descendent dans le sud-est du vicariat pour desservir plusieurs postes éloignés teis Que: les forts Alexandria, Quesnel et Georges sur le Fraser, les lacs Taché et Stuart chez les Yacouchys ; Natan, Rostat, le rocher déboule sur la Babine, à 6 milles de son confluent avec la Skeena, et à deux jours äü pius de ia mer.
Les tribus de ces contrées sout en général bien dis-
[A posées: elles désirent et demandent des missionnaires : « fe bu ce sont : les Babines dont ia lèvre inférieure est ornée € St À d’une rondelle de bois, d’un os ou d’un coquillage sem- À «ce 4 blable à la botoque de certaines tribus du Brésil; les « C Le de Ainas, habitant le littoral au nombre de 2,000 et dis- «al ‘t persés dans le bassin de la Skeena, au nord-ouest du lac | äes Babines ; les Simshean, les Nauskas et les Facou- : chys. Ces sauvages vivent misérablement de pêche et de He chasse, Ils prennent une quantité considérable de sau- Li mons à l’époque où ces poissons remontent leurs rivières. détr 4 Ils mangent en outre une racine sucrée comme la ré- Lau L: glisse appelée queue de rat, ainsi que l'écorce intérieure 80 1 ti d’un sapin. Cette écorce est ésalement sucrée, sa saveur gare ht est agréable, ils lui ont donné le nom de graisse d'arbre. l’ear | | Plus loin vers les granues cascades du Missouri, vivent les pied x Cawichans, les Corbeaux, les Attenats, les Souahomapes d'im t 4 et les Oxanagans. Sur l’île de Vancouver ainsi que dansla Æ rocs JM baie des Esquimaux on rencontre les Sanicht, les Sok,les vins 14 Nouhkas ; les Aetas habitent dans l'île Charlotte et n’ont nef | pas encore reçu la visite des missionnaires catholiques. tuell ke Ces contrées sont désolées, arides, souvent couvertes et d LH de neige et balayées par les tempêtes. C'est pourquoi les mau 3 missionnaires ont à faire des voyages très-longs et très- Æ terre pénibles pour courir après les brebis «e leur troupeau. La Mais la piété, le respect et la docilité qu’iis rencontrent cées al parmi leurs indiens les dédommagent amplement de la Æ qu’u Ka misère qu'ils ont endurée et des dangers auxquels ils se l’an ei sout exposés pour arriver jusqu’à eux. «J'ai étéen voyage Æ l'arc ao « pendant quatre mois et cinq jours, écrivait le père Leja®q, vait « j'ai voyagé à cheval, en bateau, à pied, j'ai eu froid, j’ai évêq : «eu Chaud, j’ai été malade, et bien portant, j'ai été dans seur: } « la disette et dans l’abondance, je me suis égaré dansles À Irlan js « bois, j’ai été renversé de cheval ; mais partout j’ai trouvé évêq: « de bons sauvages, avides de la bonne parole, heureux de des g
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(ferait-on pas pour de tels hommes? Quelles misères « sont capables d’arrêter un missionnaire quant il voit:
«ces pauvres enfants des bois lui tendre la main ét lui «crier: Viens, viens nous enseigner le chemin qui mène « au Ciel,»
S V. Mission des Esquimaux. — Labrador.
Le Labrado: est séparé de l’île de Terre-Neuve par le détroit de Belle-île, et du Canada par la baie de Saint- Laurent. Ses rivages glacé: forment une presqu'île de 80 lieues de longueur dont la pointe septentrionale regarde le détroit d'Hudson. Sa température est très-basse,
l’eau de-vie y gèle, et sur les rivières la glace atteint huit
pieds d'épaisseur. Son sol stérile ne vous montre que d'immenses plaines désertes coupées çà et là par des rocs escarpés d’une grande élévation ; sillonnées de ravins profonds et de vallées arides où les rayons du soleil ne pénétrent jamais, et comblés par des neiges perpétuelles. À peine y voyez-vous quelques maigres bouleaux et des touffes d’herbe isolées. Tel est le pays des Esquimaux, peuple qui passe l'hiver dans des demeures souterraines à la lueur d’une misérable lampe. |
La foi fut portée au moyen äge dans ces régions glacées. En effet, les annales d'Islande nous apprennent qu'un évêché fut établi au Groënland (terra verte) en l’an 1000. C'était l'évêché de La Cc; suffrageant de l’archevêché norwégien de Drontheim. La Garde se trouvait sur la côte orientale du Groënland. Son premier évêque s'appelait -Lerf Ericson. Il eut dix-sept successeurs probablement Islandais, Suédois, Norwégiens ou Irlandais. Cette église vécut cinq siècles et ses derniers évêques ne purent y aborder à cause d'un amoncellement des glaces plus considérable que dans les années précédentes. L’und'eux, Zacharie de Vicence, était Italien (1406).
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