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l'ile de Cayenne, sous les ordre: de La Ravardière. Un 1626, des négociants de Rouen fondaient une colonie de 26 hommes sur les bords du Sinnamari, et deux ans après, ils en établissaient une seconde sur le Coñnamana. . Cette dernière reçut 80 hommes de renfort en 1630 et 66 en 1633.
Alors les Anglais essayèrent de s'établir à Cabassou et les Hollancais dans l’île de Cayenne. Pendant ces événements, une autre compagnie normande obtenait le privilége du commerce et de la navigation entre l'Orénoque et l'Amazone. Dix ans après, une troisième se formait à Rouen; sous le nom de compagnie du Cap-Nord, Elle ervoya 300 aommes former un établistemen: dans l'ile de Cayenne. Le chef de cette expédition était un nommé Poncet fle Brétigny. \ maltraita tellement les indiens que ceux-ci massacrèrent presque tous ses compagnons ; et, lorsqu'au bout de deux ans, ‘arriva un renfort de 40 hommes avec 2 missionnairés capucins, il »’en restait plus qu’une vingtaine. Les malheureux s'étaient réfugiés dans les retranchements relevés suf le moné Cépérou, La plupart reviurent: en France, mais 146 d’entre eux étant restés, ils eurent le même sort que les premiers ; deux seulement vourent gagner Surinam où les Hollandais étaient déjà établis.
En 1654, une autre compagnie plus puissante est formée
‘ à Paris. En 4552, elle envoie 800 hommes à la Guyane,
mais la mésintelligence des chefs, leurs coraplots pour se supplanter, les mauvais procédés envers les Galibis qu’on enlevait de force pour les vendre en qualité d'esclaves et la famine détruisirent le nouvel établissement. Quelquesuns de ces malheureax réussirent à quitter le Cépérou et à g ner Surinam en 1654, Quelque temps après les Hollandais revinrent occuper l’île de Cayenne abandonnée par les Français. En 1668, ils en étaient délogés par la compagnie de la France équinoæiale. Bientôt Louis XIV
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En 1674, deux jésuites, les pères Grillet et Béchamet, faisaient un voyage d'exploration dans l'intérieur. Ils y découvraiént de nombreuses peüplades évec lesquelles ils vécurent en bonne intelligence, “Ace à elles, ils purent arfivér à 120 lieués sur le haut Oyapock. Alors la Huyane ft retour à l'administration dirécte du roi par l’abolition de la Compagnie des Indes. En 1676, les Hollandais sutprennent la colonie ; ils fortifient leurs établissements de l'Approuague et d'Oyapock qu'ils avaient fondés à l'insu des Français. [ls en étaient chassés ‘: ». 4me année par l'amiral d'Estrées, :
Jusqu'en 1686 la Guyanc française fut prospère ; les cultures de cacao, de rocou, d'indigo, de coton et de canne à sucre s’étcndirent; un certain nombre de sucreries furent construites. Mais après la malheureuse expédition de Ducasse en 1688, pour surprendre Surinam, une partie de la population s’enfuit aux Antilles ; la colonie fut presque ruinée. A cette époque les gouverneurs quittèrent Remire pour résider au Fort-Louis,
En 1697, le roi accorda une concession de cent pas en largeur sur toute la longueur de la rive, méridions!e de VOyac \ M. de Gennes. Cette région fut érigée en comté l'asnéesuivante, Alors l’île de Cayenne comptait 400 habitants et 200 hommes de garnisor ; elle était défendue par 60 bouches à feu ; le commerce y était siactif qu’un navire restait plus d’un an sur rade en attendant son chargement |
Les Français allaient commercer avec les iudiens jusque dans l’Amazone. Or, la France revendiquait à cetie
époque tout le territoire compris entre le rio Wegro, l’Amazone et la mer. Les Portugais ayant maltraité quelques-uns de nos compatriotes, le gouverneur Ferroles alla surprendre le fort du. Desterro dans l'Amazone. Ce hardi coup de main n’aboutit qu’à un désastre final. En 1700, un traité stipula que l’Amazone serait la limite des deux États : mais en 1743 le traité d’Utrecht leur donna pour frontière l'Oyapock ou Vincent Pinzon par 4:145/ de latitude nord. La province du cap Nord était donc enlevée à la France. Le nom de Pinzon étant attribué à diverses rivières par les Français et par les Portugais, la question des limites est restée ouverte, et, depuis Louis XIV, les gouvernements n’ont pas réussi à se mettre d'accord.
C'est en 1716 que des déserteurs français de Surinam rapportèrent de la colonie hollandaise des grains de café en germination. Cette culture se développa rapidement dans la colonie. De là elle se répandit dans le Brésil. Bientôt aux plantations de café furent ajoutées celles de cacao ; elles devinrent la richesse de Cayenne.
En 1740, la population totale de la colonie s'élevait à 3,310 personnes, dont 566 blancs. Lorsque la France eut perdu le Canada, elle voulut le remplacer par la Guyane. A cet effet, 12,000 colons alsaciens, lorrains et acadiens y furent envoyés. On les établit aux îles du Salut et sur les rives du Aourou. Mais l’onbli des précautions les plus vulgaires, l’imprévoyance qui dirigea les approvisionnements les laissèrent tomber victimes du climat. Deux mille de ces malheureux purent revenir en France. Une soixantaine de familles seulement restèrent à Cayenne, Trente millions avaient été engloutis dans cette déplorable entreprise. Trois années après, une autre compagnie qui tenta la colonisation de la Guyane eut le même sort.
Aussi en 1775, la colonie n’avait-elie encore que 4,300 habitants libres et 8,000 esclaves, De nouveaux projets
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En 1790, la population se montait à 15,520 individus, dont 2,000 blancs.
En 1797, arrivèrent les seize déportés de fructidor, qui furent suivis de 500 autres. Ils Moururent presque tous : ceux qui purent revenir en France y exagérèrent l’insalubrité de la Guyane. Cependant Napoléon I nourrissait des projets grandioses sur la Guyane. Il voulait en faire une colonie importante et la placer sous l’administration de Pichegru. La mort de ce général et les événements politiques empêchèrent leur réalisation, De 1800 à 1809, sous le gouverneur Hugues, la colonie s’enrichit par les prises de ses corsaires ; mais cette richesse malsaine détourna les colons de la cultnre, elle fut donc plus nuisible qu'utile. Alors: les Anglais et les Portugais s’en emparèrent en 1806. Ces derniers en demeurèrent les maîtres pendant huit ans, jusqu’au traité de Paris qui nous la rendit en 4814 en laissant la question des limites . dans le même état qu'elle était: pesée par le traité d’U-
.trecht. Depuis, quelques tentatives inutiles de colonisa-
tion furent faites, mais les mêmes causes rroduisirent toujours les mêmes effets.
L'abolition de l'esclavage et la révolution de 1848 portèrent le dernier coup à la Guyane française ; sauf quelques rares sucreries, tous les établissements furent ruinés.
Le gouvernement du second empire rendit un peu de vie à la Guyane en en faisant le siége de la transportation. En 1852, des pénitenciers agricoles furent établis ; le principal est sur le Maroni. Pour la culture on remplaça les nègres par les Indous; mais toutes ces mesures ne réussirent pas autant qu’on s’v attendait. Des mines d’or ayant été découvertes, des établissements miniers et agricoles furent fondés à l’Approuague, ainsi que des chan-
tiers par l'exploitation des richesses forestières dé la colonio,
La Guyane est une contrée très-chaude, pluvieuse et très-fertile, Elle a neuf millions d'hectares de superficie et 15 millions, si on y ajoute le territoire contesté. La France équinoxiale était comprise éntre le rio Négro et l'Océan, l’'Amazone et l'Orénoque. Aujourd'hui elle longe l'Atlantique du 2° au 6° degré de latitude nord. Elle se divisé en trois païties bien différentes : 4° les terres inondées:; 2° les savanes ; 3° les terres hautes, collines, mines ou montagnes aux versants et aux plateaux $alubres, cultivables, souvent ombragés par les grandes et magnifiques foréts de la z0ne équatoriale.
Sa population se compose de 20,000 noirs jadis esclaves; dé 4,300 résidénts de souche blanche et de 2,500 engagés indous et Chinois qui cultivent 7,000 hectares de rocou, teinture estimée, de café, de cacao, de girofle, de canne à sucre, etc.
En 4866, la France en fit la succursale de ses bagneés ;
7,000 forçats furent transportés sur les bords de Marohi,
large fleuve qui sépare la Guyane française de la Guyane hollandaise, Aujourd’hui que les forçats français sont dirigés sur la Nouvelle-Calédonie, les pénitenciers de Cayenne ont été affectés aux Arabes et aux noirs condatés dans nos colonies. Cayenne, le chef-lieu de la Guyane française, est située sur l'estuaire de la rivière de ce nom. Elle a 8,000 habitants. La population totale de la colonie est de 32,000 Ames. Le thermomètre y oseille entre 18 et 370 centigrades.
Les missionnaires jésuites furent les premiers apôtrés de la Guyane, ils y arrivèrent en 1665. Ge sont deux de ces pères, les PP. Grillet et Béchamel, qui les premiers explorèrent l'intérieur. Ils pénétrèrent jusqu’à 120 lieues de la mer, nouèretit des relations avec les sauvages et moururent des suites de leurs fatigues. Les jésuites
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créèrent les paroisses de Remire èt de Boura. Les premiers qui commencèrent les missions des sauyages sont les pères Creuilly et Lombard : de 1704 à 1790 ils fondèrent les réductions de Kourou et de Conamana. Dans la première, le père Lombard qui avait gagné l'affection d:s indiens créa un catéchuménat ou pensionnat, Les jadiens lui confèrent leurs enfants jusqu’à 48 ans : à cet âge, il les rendait à leurs familles ; ces jeunes gens parfaitemènt instruits dans la foi dévétaient alors les apôtres de leurs tribus. Ensuite il réunit autour de cet établissement tous les indiens convertis qui voulurent.s y fixer ; ils y bâtirent une église remarquable.
Cette réduction était un modèle : ie père Fauque en établit une semblable au fort de l’Oyapock. Pendant ce temps.le père d’Ayma établissait celle de Saint-Paul avec les Pirions ; le P. Caranave convertissait les Galibis répandus sur la côte: de Kourou à Sinnamari le père Fourré baptisait les Palikours ; le père d’Autilhac, les Tocoyens, les Meaurious'et les Marones fes
En 1738 arrivaient les sœurs de Saint-Paul de Chartres. Elles furent attachées à l’hôpital militaire récemment créé. Mais la guerre vint ruiner la chrétienté de l’Oyapock. Les missionnaires étaient occupés à la fondation d’une autre réduction au confluent de Camopi, lorsqu’en 1744, un corsaire anglo-américain vint détruire Saint-Pierre et disperser les indiens. L'église fut brûlée et le père Fauque fait prisonnier ne fut rendu à sa mission que moyennant rançon.
Le père Fauque ne se contenta pas d'être l’apôtre des indiens, il fut encore celui des nègres marrons ou fugitifs. Il obtint l’amnistie de leurs fautes et en ramena un grand nombre à Cayenne.
Âvec la suppression des jésuites furent arrêtées les missions de la Guyane ainsi que celles du Brésil,et des autres colon'es européénnes. Alors la réputation juste-
cage de fs. apr