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LES INDIENS DE L'AMÉRIQUE DU NORD

Selon M. de Tocqueville et M. de Humbolt, qui ont, pour ainsi dire, employé les mêmes mots, « les aie après avoir repoussé

! Parliamentary Papers, vol. NI, p. 5:5 (Musée Britannique). ? Burton, The City ofthe saints, de ni, se 140, 5 The Indians of North America, par la société des traités religieux, p. 295.

dans les déserts les tribus indiennes, les ont condamnées à une vie errante et vagabonde, pleine de misères inexprimables. La tyrannie européenne les a rendues plus désordonnées et moins civilisées qu'elles ne l'étaient auparavant. La condition morale et physique de cepeuple n’a pas cessé de dégénérer dans la même proportion, et leur barbarie a augmenté dans la mesure de leurs souffrances. » Mettant en opposition leur triste décadence avec le progrès matériel de leurs maîtres protestants, le même auteur ajoute : « Jamais on n’a vu dans aucune autre nation un développement si prodigieux et une destruction aussi rapide‘! »

L'histoire de cette destruction est bientôt dite; les États aux bords de l’Atlantique avaient déjà été privés de leurs habitants par les Anglais. Bien des tribus amoindries restaient encore sur les rives de l’Ohio et du Mississipi ainsi que dans les vastes régions entre ce dernier fleuve et le Missouri, dans les provinces lointaines de l'Orégon et de la Californie. A ces tribus était attachée la possession de terres d'une grande étendue et d’une valeur incalculable. Comme le flot de l’émigration montait toujours, franchissant une barrière après l'autre, cherchant une iësue dans les plaines de l'occident, l'Indien se trouva de nouveau en présence d'hommes redoutables qui lui enlevèrent le sol qu’il ne pouvait plus garder.

Des autorités américaines nous ont appris comment ces races furent exterminées. On adopta en 4859, des moyens plus expéditifs de s’en débarrasser, « Il est certain que les blancs ont cherché à empoisonner toutes les tribus indiennes; j'ai souvent entendu traiter la question de l'emploi des meilleurs expédients sous ce rapport. L'histoire de l'introduction de la petite vérole dans les tribus éloignées est connue dans l'Ouest, je l’ai entendu raconter dans tous ses détails *. »

Rien d'étonnant si les Indiens, excités par de pareilles atrocités, aient usé de représailles. En 1862, le commodore Mayne fait remarquer « qu’il n'est pas un journal, depuis Victoria jusqu'à l’Orégon, qui ne contienne un récit de quelque assassinat des blancs par les Indiens, ou de sang répandu par les troupes de l'Union. Cette haine est tellement enracinée qu'on regarde la guerre d’extermination comme une police expéditive *. »

Ce ne fut pas cependant toujours par la violence, mais plus souvent par des achats simulés que les Indiens fnrent privés de leurs terres de chasse, et forcés de s’enfoncer vers l’ouest. En vain af-

‘ De la Démocratie, cte., tome HE, ch. v, p.109. 2 Julius Frœbel, Seven Years in Central America, ch. v, p, 272. 3 Four Years in British Columbia, ch. x, p. 301.

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« Je fus très-étonné, relatait il y a quiuze ans le docteur Wolf, de trouver , dans les Étas-Unis du Nord, beaucoup d’Indiens, les Chérokees en particulier, adoptant à la surface la religion protestante, afin d'empêcher le congrès de les repousser dans l’intérieur‘, » Faible expédient, qui ne différa pas d'une heure leur arrêt inévitable! Il n’y avait pas là de vicaire du Christ, comme autrefois au Mexique et au Brésil, pour lancer l’excommunication contre ceux qui auraient fait tort aux Indiens; une telle sentence n’aurait inspiré aucune terreur à leurs oppresseurs. Il n’y avait ni Las Casas pour les défendre, ni Vieyra pour les instruire, ni Baraza, qui se dévoua pour eux à la mort. Les fils de Saint- François et de Saint-Ignace étaient loin ; les Indiens étaient seuls dans la lutte.

Aussi, selon ces touchantes paroles, « l'arbre continuellement transplanté dépérit vite. » « Les Américains acquirent presque pour rien, à vil prix, des provinces entières que les plus riches souverains de l’Europe sont trop pauvres pour acheter. » M. Everett rappela au congrès, le 19 mai 1830, qu'ils s'étaient déjà emparés, par un prétendu traité avec les Indiens, de ‘eux cent trente millions d’acres ; lorsque M. Schoolcraft composa ses tahles statistiques, le total s'élevait à quatre cents millions. Les Osages donnèrent vingt-neuf millions d’acres pour une annuité de mille dollars, qui paya à peine les boissons par lesquelles le traité fut inauguré?,

Pendant la période anglo-saxonne, qui dura deux cents ans, des hommes portant le nom de chrétiens avaient été le scandale des tribus païennes par leurs fraudes hardies. « Vos gens, lorsqu'ils nous achètent une petite pièce de terre, la font large par leurs vols, disaient en 1755 les orateurs des six nations à sir William Johnson, et il avouait que cette accusation était véritable ; aussi il avertissait les autorités anglaises que les Delawares ne cesseraient jamais d’attenter à la vie des spoliateurs. »

Les Américains ont imité les Anglais et fraudent les indigènes à merci, sans le moindre égard à la justice. Le second article du «traité avec les Winnibagoes, » en 1846, leur impose l'abandon « de toutes les terres occupées par lesdits Indiens, » et leur assigne pour demeure un espace à l'ouest du Mississipi, « à condition que

{ Narrative of a mission to Bokhara, vol. 1, ch, I, p. 54. % De Tocqueville, tome HE, ch, v, p. 193.

Doc. Hist, New York, vol. M, p. 7050-52

cette terre ne puisse être acquise à un prix juste et raisonnable", » « Douxe traités ont été faits par les États-Unis avec la nation Muskogee (Creeks); chacun d'eux fut un traité de cession ; » lorsque le reste de leurs terres était, « dans tous les cas, solennellement garanti par les États. »

Enfin, ils furent tués jusqu'au dernier, non par des chasseurs ou des pionniers dont la licence püt trouver des apologistes, mais par une force militaire organisée sous le commandement du général Jackson, depuis, président des État-Unis*!

Le territoire des Cherokees leur avait aussi été garanti « pour toujours » par un acte formel du gouvernement de l'Union ; on leur enjoignit, malgré leurs progrès en civilisation, de gagner le district ouest de l’Arkansas, que le major Long déclara « inhabitable, prairies sans fin, privées d’eau pendant une partie de l'année. 5. »

Letraitement infligé aux Sénécas est du même genre. Ils avaient déjà été bannis des demeures de leurs pères, mais ils possédaient encore un peu plus de cent mille acres de terres « réservées. » garanties par de solennels traités. Avec le temps ces terres augmentèrent de valeur, db « Land Company, » association de spéculateurs, résolut de les en dépouiller. « Le commissaire de l'Union entra dans ce projet. » Honteux de paraître ouvertement prendre part à une fraude coupable, cet officier se cacha dans une taverne à Buffalo, et de ce point dirigea les opérations. Les instructions étaient de séduire, de cajoler ou de forcer les Sénécas à résigner leurs héritages. « Des coureurs furent pris à gage pour battre les forêts et ramener tous les chefs qu'ils pourraient entrainer par la douceur ou par la violence à donner leur assentiment. Les spiritueux, les faux prétextes, les menaces, les vaines espérances, furent employés pour les séduire. » Après bien des efforts, vingt et un chefs sur quatre-vingt-un purent être induits à signer; enfin, notre témoin le déplore, on les força de s'éloigner «par des tromperies et des fraudes, sans précédents peut-être dans la sombre histoire de l’oppression et des injustices infligées à nos aborigènes®, »

Dans les cas rares où une tribu est autorisée à occuper, pour un temps, quelque partie de territoire insuffisante à ses besoins,

‘ The Statutes at Large and Treaties of U.-S. of America, 1846-47, éd, Minot. * Featherstonhaugh, vol. IE, ch. xxxxt.

$ Rights of the Indians, a memsrial to congress, p. 9 (Boston, 1830 .

4 The Case ofthe Seneea Indians, p. 7 (Philadelphie, 1840). Voir aussi Plea of the

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Indians, adressé au Congrès par les citoyens d'Hertford, Connecticut, p. 8.

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à moins qu’elle ne laboure le sol et que leurs maîtres ne veuillent encore utiliser cette mesquine concession, les auleurs américains en gémissent, c’est un prétexte pour des fraudes nouvelles, « La philanthropie du gouvernement n'est qu'une pluisanterie dans la pratique; à l'orainaire, on accorde le moins possible, et l’on fait payer le plus qu’on peut. » Le système d’annuités, qu'une autorité éminente appelle un « moyen illusoire de subsistance pour l'Indien, n’est, dans la pratique, profitable qu'à ses agents ; un petit nombre de ceux qui reçoivent ces annuités rentrent chez eux avec le dixième de ce qui leur était dû ; la ploart ont tout dépensé, et perdu leur temps par-dessus le marché*. »

(Quelques-uns, il est vrai, tels que les Kikapoos, vivent encore sur les terres réservées du « territoire indien; » mais ils sont profondément démoralisés, nous apprend un voyageur anglais, parce qu'ils se trouvent « dans le voisinage de la civilisation. » Les hommes sont adonnés à l'ivresse, et les femmes à l'impureté ; « les deux sexes, à tout âge, sont des mendiants acharnés dont la principale industrie est de voler des chevaux”. »

De l’aveu des Américains, le résultat inévitable de ses procédés, légués par les Anglais, a été d’ajouter au mépris et au dégoût du sauvage pour ce qu'on lui dit être la religion chrétienne, et pour les agents qu’on lui présente comme ses oracles. Il trouve si peu de divin dans cette religion et dans ses prédicateurs, qu'il la regarde à peine comme humaine. « Par des chrétiens ils ont été dupés et trahis, observe M. Müllhausen, jetés hors des terres de leurs ancêtres et chassés comme de vils animaux ; pour ces motifs ils ont repoussé avec mépris les missionnaires. » Îls voient en eux des marchands et des spéculateurs pour qui la plus haute idée de pureté, de justice, d’abnégation, consiste dans la violation de ces deux premières vertus, en gardant la troisième à l'usage de leurs victimes. En 18921, les Indiens voyaient une bande de soi-disant missionnaires s'approprier une « portion de terrain de cinquante mille acres aux dépens des Osages indiens*. » Dix ans plus tard, lorsqu'une tribu de l'Indiana eut spontanément offert des terres au gouverneur de cet État pour être mises au service des missionnaires catholiques, on répondit à leur demande par un envoi de ministres protestants attirés par l'espoir du gain; ils parvinrent à

#Olmsted Teras, p 298 1857;

* Sehoolcraft, Notes on te Lraquois, eh. 1, p. 12-45.

% Barton, ch. 1, p. 25.

4 Fathers of the Lonton Missionary Society, vol. AE, app., p. 004.

leur soustraire par fraude dix-huit cent vingt acres!', « La religion souffrit beaucoup de cet esprit mercantile et spéculateur, » avoue M. R. Bishop, professeur et historien des sectes du Kentucky*.

Le dédain manifeste par l’Indien, aujourd'hui comme alors, à l'égard des émissaires du protestantisme, n’est pas sans une haine concentreé. « Ils me traitent avec autant de respect qu'ils en ont pour un chien, » avait dit M. Kirkland. En 1891, un chef fameux exprimait son opinion au gouverneur de New- York : « J'ai observé que partout où ils vont parmi les Indiens, « ils excitent toujours des inimitiés et des haines, Les Indiens sont « sûrs de dépérir et de décroître en proportion du nombre de pré- « dicants venus chez eux. » Il relate ensuite un cas récent : « Nous « avons été menacés par M. Hyde, que si nous n'écoutions pas ses « prédications, et si nous ne devenions chrétiens, on nous ferait « sortir de notre pays. Nous désirons savoir du gouverneur s’il doit « en être ainsi. Si le ministre n'a pas le droit de parler de la sorte, « nous pensons qu'il ferait bien de partir et de ne plus se permettre « de nous affliger. Nous ne serons jamais en paix tant qu'il restera « parmi nous*, » M. Hyde fut rappelé.

Dix ans plus tard, le célèbre Black-Hawk (Faucon noir) conclut un traité avec les États-Unis à la Prairie du Chien et, en présence des fonctionnaires américains, le noble sauvage parla en ces termes : « Les hommes blancs sont de mauvais maîtres d'école ; ils « se présentent aux pauvres Indiens le sourire sur les lèvres pour « les duper, les tromper et perdre leurs femmes. Ils nous ont em- « poisonnés par leur contact. Nous n'étions plus en sûreté, Nous « devenions comme eux hypocrites et menteurs, adultères, vaga- « bonds, paresseux, parlant beaucoup et ne faisant rien”, » Est-il étonnant si les chefs répétaient sans cesse : « Nos jeunes gens ne « les écoutent pas plus qu'ils ne nous écoutent; nous désirons « des prêtres catholiques! »

Presque au même moment, le chef des Kansas allait à Saint-

1 Annals, tome VE, p. 158,

# Cité par Spalding, ch, vi, p. 88. — En considérant la multitude de témoignages donnés contre le clergé américain, on ne sera pas surpris que ces prétendus mission maires soient appelés par un écrivain anglais «chercheurs ambulants de gaigne pain.» M. Tilley mentionne en avoir entendu un faisant une lecture à Saint-Franeisco, « Cette lecture commençait, secundum artem, par bien injurier les romanistes, Puis vint l'histoire de sa vocation, 1 fut simple matelot et vagabond, mais il devint missionnaive protestant, Sa logique était sublime, J'attendis, dit-il, d’avoir reçu la promesse d'un traitement de mille dollars par an; avec cela je me mis en route, » Japan, the Amor, ete, ch. x, p. 185.

% Drake, livre V, eh, vi, p. 105.

4 Ibid, ch. x, p. 161,

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Louis pour obtenir un missionnaire ; un ministre protestant s'offrit de l'accompagner à son retour, « Ce n’est pas ce que je demaride, répliqua le chef en le regardant avec un sourire, cet homme a probablement une femme et des enfants comme moi et comme les autres hommes de ma tribu ; je n'en veux pas. Quand je viens à Saint-Louis, je vais à la grande maison (église) des Français, là je vois des Robes Noires qui n’ont ni femme ni enfants, ce sont les hommes que je demande!. » Quelques heures plus tard, le Père Lutz descendait le Mississipi avec le chef kansäs.

A un grand meeting tenu à Buffalo, sur 11 requête des missionnaires protestants, le plus fameux de tous les chefs Senecas pris la parole en ces termes : « Vous prétendez que vous n'êtes pas « venu pour avoir notre terre ou notre argent, mais pour éclairer « nos esprits, je vous observerai que j'ai été à vos mectings et que « je vous y ai vu recueillir de l'argent ; je ne puis pas dire à quoi « était destiné cet argent, mais je suppose que c'était pour vos « ministres, ct si nous nous conformons à votre manière de penser, « vous aurez peut-être envie d'en avoir de nous”, »

En réponse aux invitations d'un ministre anglais, un chef ojibbewas avertissait récemment sa tribu de ne plus envoyer les jeunes lilles aux écoles des ministres, et lui rappelait erûment plus d’une suite fâcheuse qu’on nous dispensera d'énumérer?,

Après une expérience de deux cents ans, la vie et les habitudes des émissaires protestants ont produit, chez les Indiens, une invincible répugnance et une aversion profonde pour le christianisme. I ne faut pas néanmoins désespérer de la conversion des quelques tribusencore existantes par les seuls hommes qui peuvent l'obtenir, les missionnaires catholiques, malgré les difficultés qui augmentent tous les jours par la présence des agents du protestantisme. Lorsqu'en 1849, le Père Laverlochère visita :e: Sioux au fort Albany, où un ministre protestant avait habité, ris répondirent à ses instances pour se convertir : « L'homme de prière qui était avec nous, est un coquin et un fourbe. Vous devez l'être aussi ; ils refusérent de l'écouter *, »

Les autorités de l'Union, malgré les demandes fréquentes des Indiens pour obtenir des Robes Noires sans femme et sans enfants, répondent encore à leurs prières en envoyant des ministres. Ce-

Noir Catholic Missions, ete. che xxv, p, 457.

2 Hbid., ch, va, p. 105, — Voir aussi : Events in Indian History, ch, vi, p. 246 (1842).

5 Gatlin, vol, 1, p. 165, 2° édition, 4 Annals, XE, pv, 469,

pendant elles savent que les missionnaires catholiques seuls sont capables d’amener les Indiens «u christianisme. Lorsque le chef des Kansas écrivit au général Clark pour avoir des Robes Noires, son agent, quoique protestant, en requérant l’application de cette demande répondit: « Les prêtres catholiques seuls peuvent réussir dans ces missions, » Lorsque \gr Dubourg, vénérable évêque de la Nouvelle-Orléans vistait l vrésident et ses ministres à Washington, « il fut admis que ics prêtres catholiques étaient beaucoup lus aptes à cette fonction que les missionnaires protestants, » et le ministre de la guerre confirma ce qui venait d’être reconnu en disant à l'évêque : « Snriout tâchez de vous procurer des Jésuites!, »

ILest donc reconnu par tous les bons esprits aux États-Unis, que le protestantisme, au bout de deux cents ans d’épreuve, à propagé la corruption, le désordre et la mort parmi les tribus indigènes ; le missionnaire catholique, sans appui, aussi privé de ressources matérielles que son disciple indien, n’a jamais cessé de gagner les païens à la paix, à l’industrie, à la vertu, par la force de son exemple aidé des dons divins dont il est le ministre et le dispensateur.

Enfin cn 1861, un des prédicateurs protestants les plus célèbres d'Amérique appréciait en ces termes un crime que ce pays ne veut pas encore reconnaître : « Notre nation est plus coupable que

l'es de s’a ex] r'aié int cité dat but réu hab

bien d’autres. Sa conduite à l'égard des Indiens est une honte. Let Tous les crimes imaginables ont été commis contre eux : Persécu - «D tion lente, rupture de traités lorsque nous en avions le caprice, pau vol de leurs terres*. » Il omet le plus grave de tous — la cruauté lem de les voir privés des guides qui ont prouvé mille fois qu'ils mil auraient fait pour eux ce que leurs coopérateurs dans l’apostolat lant avaient fait pour leurs frères du Sud. ls

En 1851, le nombre total des Indiens dansle territoire des États- obé Unis était de 588,2295. Eu 1858, il était de 514,622, — diminu- su] tion de soixante-quatorze m°°. °1 sept ans! ge

« Les blancs, depuis leur . :: «vée ont toujours pillé et assassiné ) les Indiens; ils agiront de même jusqu’à ce qu'il ne reste plus une 0El peau rouge sur notre continent, » écrivait en 4865 un des jour- (77 naux les plus autorisés de New-York, Del

# Henrion, t. IE, 2 partie, p 664. !.

Fa Henry Ward Bcecher, cite dans le New-York Evening Express, à janvier h |

3 Schoolcraft, Historical and Statistical Information, part. le. be

4 Aveu du New-York World en 1865, cité dans le Times, 3 août 1805,

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« Au Mexique et dans l’Amérique du Sud, au contraire, les Indiens prospèrent el s'accroissent; ils se mélangent et s'unissent par mariage avec les races européennes !. »

Telle est l'œuvre de l’Église et l’œuvre des sectes. Ce prodigieux contraste arrachait à un témoin hostile cet aveu: « Rien n’est comparable dans le cours de l’histoire®! »

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