LE CLERGÉ RUSSE
Dans l'ancienne Grèce, pour inspirer aux jeunes enfants une vive horreur de l'intempérance, on faisait quelquefois paraitre
., vol. F, e .
ie devant eux un esclave complét ment ivre. En permettant qu'un
vant résidé | ! Ncolt, ch. 1, p. 12.
# Chesney dans l'ouvrage cité plus hant.
® Revelations of Russia, vol. M, ch, x, p. 34. 4 A Year with the Turks, par Narrington Smyth, ch, xu, p. 275. * Anadol, ch, xxvm, p. 508.
pope russe vienne placer sous nos yeux le tableau des hontes du sanetuaire schismatique, la Providence ne semble-t-elle pas nous dire : Attachez-vous au centre de l'Unité, indépendant du pouvoir temporel? Ce que M. Délière a montré avec un principal témoin, nous voulons l'essayer à l'aide d'un grand nombre. Si nous sommes condamnés à produire de sombres peintures pour faire éclater la lumière, le malheureux pays, qui va nous fournir les éléments du contraste, reconnaïitra plusieurs de ses membres les mieux intentionnés et les plus courageux. Avec eux nous verrons combien est coupable, pour ne pas dire absurde, la conduite d’une nation et d'un clergé qui brisent avec le Saint-Siège, sous prétexte de liberté et d'indépendance !.
« Rien ne peut être comparé à la démoralisation du clergé russe dont l’ignorance égale 1: vices, nous apprend Xavier de Hell, autorité reconnue par le dernier empereur. Le plus grand nombre des moines et des popes passent leur vie dans une ivresse honteuse, qui les rend incapables de remplir décemment leurs devoirs religieux. Ils ont perdu toute idée d’une mission sacrée, — cet auteur parle surtout du clergé des campagnes ; — la seule vue des popes ou prêtres de paroisses excite autant de dégoût que d'étonnement. À voir ces hommes à la barbe inculte, à la face bouflie par l'effet du vin, aux vêtements sales, preuves d’une absence totale de respect pour eux-mêmes, on ne peut concevoir qu'ils soient les apôtres de la vérité*. » « N'ayant pas l'ombre d'influence et de pouvoir dans l'empire, atteste un écrivain anglais défenseur chaleureux du czar, ils n'ont de parallèle, en fait d’ignorance, de grossièreté, et je puis dire, de dégradation, dans aucune religion du monde, sans même excepter la Grèce, dont les indigènes regardent les membres inférieurs de leur clergé comme les mécréants les plus débauchés du globe. » « Dans toutes les chansons des rues et les obscénités populaires, assure un auteur russe en 1850, le prâfre, le diacre, et leurs femmes, sont toujours évoqués comme exemples de l'absurde et du méprisable*. » En quatre ans, de
4 O’Connell, entendant un jour retentir à ses orvilles le mot de papiste, répondit : « Pauvre niais, Lu crois n'insulter, ch bien, oui, je suis papiste; st tu avais un peu de bon sens, tu comprendrais qu'en fait de religion il vaut mieux dépendre de la tiare que de la couronne, de la crosse que du sabre, et de la sontane que de la jupe!» Délière, pe 26.
2 Les Steppes de la mer Caspienne, par Xavier Hommaire de Hell, chevalier de l'ordre
de Saint-Vladimir, tome E, ch, var, p, 120 1845.
5 Personal Adventures in Georgia, Cire 1ssia, ut Russia. par le lientenant-colonel Poulett Cameron, G. B., vol. TE, ch. v, p. 205 TR. A Cité par Dôllinger, p. 157.
1856 à 183 à son présil reur, treize sixième de bunaux pub en avait inf de mots, es ple départen docteur Dül!
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1 Theiner. l'Ég * L'auteur anon linit par être décor ter Blanche. Son Mais ce pope avait ratifier Ja sentence Blanche, it 1 envoya la ch apelle russe, sa Un exemplaire de ce par M. Délière sous 5 Délière, p. 28
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1856 à 1839, selon le rapport fait par le soi-disant saint-synode à son président, officier ‘ cavalerie et aide-de-camp de l’empereur, treize mille quati? cent quarante-trois ecclésiastiques, ou un sixième de tout le clergé 1 russe, avaient été condamnés pa: les tribunaux publics, pour des crimes infamants, le procureur suprême en avait informé son maître! » Le synode, qui, par une fiction de mots, est censé gouverner le clergé, est si évidemment un simple département de la police d’État, que, selon la remarque du docteur Düllinger, « il ne peut même désigner son propre secrétaire, et ses employés subalternes ; ils sont tous nommés et déplacés par le czar. » Mais voyons comment sont préparés les éléments d'un clergé national, chargé d'enseigner la religion à cinquante millions d’âmes.