‹ Les missions chrétiennes [microforme]Chapitre 79 sur 226 · LFFETS DE LA SPOLIATION ET DE LA CONQUÊTE AMÉRICAINE · texte numérisé non relu

LFFETS DE LA SPOLIATION ET DE LA CONQUÊTE AMÉRICAINE

En 184%, M. Duflot de Mofras publia son livre sur l'Oré les provinces du Mexique nord-ouest. Voici le té D impartial écr' «in. ne

Ce fut en : S de la ne ue Shan Rte ain précédentes spoliations, et contra leur rare re dat as et date son espèce. « Vous voyez, disait Pr indien à M. de fofras, à quel excès de misé noue at ne duits, les Pères sont ne no | et les autorités elles-mêmes nous dépouillent?, » L as ont appris une fois de plus à regarder l’homme bb dE leur ennemi naturel, M. de Mofras en fait la remar 41 Fe venu dangereux de faire le voyage de la Sonora à la € ir si « depuis la destruction des missicns. » Des Pères en Dal one bre errent encore sur le théâtre de leurs anciens “ es travaux ; les autres ont été chassés du pays, em Le po que richesse l'humble costume de leur Ordre, En 1838 le Père Sarria, au moment de dire la messe, mourut d'é ne | a pied de 1 autel, à la mission de San-Soledad, après + ps t : trente années. Le Père Guttierez recevait chaque oi dés at : insuflisante que lui fournissait un homme, autrefois et a de domesticité, mais devenu aujourd! ‘1 administrateur dvil : 4 mission ! Le Père président, Sanchez, mourut de ulsnsà la : : des ravages et des ruines auxquels il ne pouvait remédier ès : none aud Abroad, par Bayard Taylor, p. 02-64 (1862).

“rploration du territoire de l'Orégon, teme , eh. vu, p. 345.

D an

La mission de San-Francisco Solano fut fondée, en 1825, par le Père Amoros. Elle prit un développement si rapide qu’à l’époque de sa suppression elle renfermait treize cents Indiens chrétiens, et possédait huit mille bœufs, sept cents chevaux et d’autres pro. priétés en proportion. Don Mariano Vallejo, le nouvel administrateur civil, s'empara de tout ce qu'il fut possible d'emporter ou de vendre, et fit démolir la maison de la mission pour se bâtir une demeure avec les matériaux ‘

Cependant quelques-unes des missions existent encore; ni les Mexicains ni les Américains n'ont jusqu'à présent trouvé le temps de les détruire; elles conservent quelque chose de leur ancien aspect. « Nous ne pouvons exprimer la surprise dont le voyageur est frappé, relate M. de Mofras, en voyant, dans le voisinage de villages indiens où la terre est cultivée avec un soin extrême, où 1l existe un système parfois d'irrigation, les pueblos des blancs dans un état de profonde misère sous le libre gouvernement de la plupart des soi-disant républiques ! » Le salut ordinaire d'un Dominicain ou d’un Franciscain à un Indien est encore « amar à Dios, hiio ! » et'la réponse, « amar à Dios, Padre! » Les Américains introduiront un autre langage.

Il serait impossible d'indiquer plus brièvement ou d’une manière plus saisissante les résultats historiques de la sécularisation des missions, après leur longue carrière de paix et de prospérité, que ne l'a fait M. de Mofras dans son intéressant ouvrage. Les hommes uniquement sensibles aux succès financiers peuvent apprécier la statistique présentée dans le tableau suivant : il n’est rien de si éloquent que les chiffres, dit-on quelquelois; le lecteur réfléchira sérieusement à la leçon qu’ils donnent.

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