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traient au Canada et commençaient leurs travaux célébrés par les historiens américains avec un enthousiasme qui les honore; lutte étonnante dont les résultats ont été décrits, il y a longtemps, par le Père Bressany, qui lui-même contribua beaucoup au succès de l'entreprise. « À notre arrivée, dit-il dans une relation écrite de cette main cruellement mutilée par les sauvages après des angoisses d’un mois, nous ne trouvâmes pas une seule âme qui eût le bonheur de connaître Dieu; aujourd’hui, raalgré les persécutions, la misère, la famine, la guerre et la peste, il n'y a pas une seule famille où l’on ne compte quelques chrétiens ; quelquefois même elles sont converties tout entières au christianisme. Ce travail de régénération exigea vingt ans d'efforts'. » On sait que plus tard la nation huronne se fit catholique.
Au mois de juin 1614, les Pères Biart et Masse arrivèrent au Canada. Notons ce fait : le premier Jésuite qui ait versé son sang en Amérique, est tombé sous les coups des Anglais? Les protestants américains ont décrit les travaux de ces premiers missionnaires et de leurs successeurs. Nous allons les entendre.
« Longtemps avant la consécration de Plymouth-Rock, la religion chrétienne était connue des Indiens du Nouveau Mexique. Les montagnes Rocheuses avaient été franchies; on avaii traversé plusieurs fois le Gila et le Colorado qui, de nos jours, attirent tant de cupides aventuriers. Enfin ce large continent qu'un voyageur ne traverse pas en moins d'une année de marche, malgré tous les moyens dont nous disposons, iut parcourue de lun à Pautre océan, avant que Raleigh, Smith ou les Pères Peèlerins n’eussent touché nos rivages”. »
« Dans l'espace de trente ans, relate le professeur Walters, le désert des Iurons fut visité par soixante missionnaires, la plupart Jésuites. » À lun d’entre eux, Claude Allouez, est due la découverte du lac Supérieur. Marquette, à qui, d'après M. Bancroit, « les peuples de l'Ouest veulent élever une statue, » «s'embarque sur le Mississipi avec son compagnon, le Père Joliet, et découvre l'embouchure du roi des fleuves, le Missouri, Un troisième missionnaire, continue M. Walters, l'intrépide Ménan, s'établit au cœur même de la redoutable contrée des Mohawks, sur les bords du fleuve qui porte encore ce nom, Les Onondagas accueillent
1 Missions dans la Nouvelle-France, par le Rév. P,F, G. Bressany, S. 8,, p. 109, édit. Martin, 1852,
# Chartevoix, Histoire de la Nouvelle-France, tome X, livre HU, p. 211 (1744.
5 Personal Narrative of Explorations in Teæas, New Mexico, ete., pur Joln Rus Bartlott, membre du gouvernement des États-Unis, vol. E, ch. vin, p, 185 (1804,
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