TL
repas, larchevêque de Besançon se rendit de nouveau
auprès du roi et de la reine, afin de les supplier de mettre un terme à ces longues et pénibles négociations ; *» ce que »» promis et accordé lui fust. «
Le lundi 9 août, le prince d'Orange, ayant diné chez Busleyden, lui dit, '♦ la larme à l'œil : « qu'il avait appris que le roi donnerait à sa fille, après la ratification du mariage et ** dès maintenant, « le duché de Bourgogne, et celui de Bretagne après le décès de la reine, <* nonobstant « que les roj et rojne eussent un fils. ^ Ce n'était pas ainsi que le prince d'Orange avait compris cette clause, qui arrachait la Bourgogne à la France. Le prince était exaspéré; il pleurait et *' faisoit d'exécrables sermens et maléw dictions de lui et de son âme, si la chose n'étoit pas «* telle (1). «
Le même jour, les ambassadeurs furent reçus solennellement par le roi et la reine, qu'ils trouvèrent entourés des <* grans barons, dames et damoiselles, si comme mess'^^ de « Nemours, de Lignj, de la Trimouille, Gruuthujse, For- » mizelles, et aultres en grand nombre (2). « Lorsque les ambassadeurs furent arrivés, le roi congédia sa cour, ne gardant auprès de sa personne que la reine et les hauts dignitaires de la couronne. L'archevêque de Besançon lui
présenta les articles du contrat, que le chancelier de France lut à haute voix. De nouveaux pourparlers eurent lieu au sujet du douaire à accorder à la princesse Claude. Ces pourparlers durèrent une heure et demie, ** Ne parvenant " pas à nous entendre, dit Anchemant, on eut l'air de nous » congédier en nous laissant seuls, pour scavoir si l'on nous
(1) Voir p. 55.
(2) Voir p. 5o,