LEON, CLÉMENCE
CLÉMENCE
Tu l’entends?
LÉON
C’est ta fatite, aussi. Pourquoi laisses-tu traîner des tasses ir la cheminée?
CLÉMENCE
Très-bien ! tu aimes mieux gronder ta femme que de groner ta bonne!
LÉON
Ah! par exemple!.. Je ne te gronde pas; seulement, je passe m peu sur les défauts de cette tille, dans la crainte d’ô're orcë de la renvoyer et de déplaire à M. Mathieu, qui nous l’a trocurée.
CLÉMENCE
Ab! l’aimable M. Mathieu! — Ne devais-tu pas aller le voir aujourd’hui à sa fabrique?
LÉON
Sans doute. — Je comptais lui porter mon travail qui est fini de ce matin. A présent il serait trop tard pour le trouver, et, ma foi je vais eu protiter pour revoir quelques calculs dont je ne suis pas très-sûr. (Embrassant M femme sur le trout.) Mauvaise tètel tu ne passes rien aux gens, toi,
CLÉMENCE
Et toi, tu leur passes tout.
LÉON, gaiement.
Je passe tout... à ceux dont j’ai besoin, naturellement. — Allons, voyons, ne m’interromps pas. (il se place à son bureau.) CLÉMENCE, rcprenaut son ouvrage.
Je ne soUftle plus mol.
LÉON
Quarante... quarante-cinq... cinquante mètres cubes à diviser... (Ou entend le bruit d'un piano, sur lequel on essaye de jouer l'air de la Favorite : « Allons dans üne autre patrie. » )
' ' CLÉMENCE
Bon ! Encore le piano de la voisine.
LÉON
Cinquante à diviser., non, je me trompe., non, je disais biea...Sapristil... que c’est embêtant la musique...