LES MITAINES DE L'AHI POÜLET
CLKMENCE.
Et toujours le même air du matin au soir!
LÉON
Elle finira par le savoir... et nous aussi. -> Je disais donc... quarante mètres cubes...
CLÉMENCE, se levant. • •
Je me plaindrai au propriétaire, à la police... C’est insup-’ portable!...
LÉON
Y penses-tu? la femme d’un huis^er! Une créature bavarde et méchante comme une peste!.,. Elle pouirait nous faire le plus grand toi’t.
Alors, à cause de sa méchanceté, il faut supporter sa musique sans rien dire?
LÉON
Bien mieux! je' lui en fais mon compliment chaque fois que nous nous rencontrons dans l’escalier.
CLÉMENCE
Eh bien, à la première occasion, je lui ferai comprendre qu’elle nous fatigue etqu’elle nous assomme ! (Onsonne. Le piano
cesse liientôt après.)
LÉON
Tiens, voilà qu’on sonne. C’est peut-être une visite.
CLÉMENCE, allant ic rasseoir.
A propos, et ton ami Claude, ou ne le ,voit plus. Que devient-il donc?
LÉON, (le même.
Il devient ce qu’il a toti jours été, une espèce de braque, comme tous les artistes.
CLÉMENCE
C’est un très-bon garçon, plein de cœur, et je serais bien surprise s’il ne devenait pas un gland peintre.
LÉON
Oui, c’est aussi Topiiiion de mademoiselle ma sœur.
CLÉMENCE
Je crois qu’il notis néglige un peu, depuis qu*elle est partie pour Fècamp.
Ab l parbleu ! c’est rhisloire de tous les amis; quand rien ne les attire chez nous... bonsoir! (Nouveau coup de sonnette.)
CLÉMENCE
Voyez un peu si celte F rançoise se dérangera (
LÉON
Et notez qu’elle entend très-bien ! , ' ' •
CLÉMENCE. ’
C’est par trop fort !... (Appelant.) Françoise !
LÉ;ON, vivement.
Ne te fâche pas, je veûs ouvrir moi-même, (il se lève.)