Wallfahri nach StKnheim. 4&S
ouvrage de M. Pfeiffer. Quelques-uns et des plus accrédités parmi les savants biographes de Goethe l ont nié, nous le savons, l'authenticité d'une correspondance de Frédérique publiée pour la première fois dans cet écrit. Mais cette opinion est loin d'avoir été adoptée par tout le monde et nous citerions au besoin des critiques très-compétents, M. Kûhne 2 , par exemple, et le rédacteur des articles imprimés à ce sujet dans la Gazette à'Augsbourg, en 1842, qui n'ont point songé un seul instant, ni l'un ni l'autre, à s'inscrire en faux contre ces lettres. D'ailleurs, alors même que cette correspondance serait quelque peu arrangée, elle ne contient pas un mot que Frédérique n'ait pu dire, et il suffira pour s'en assurer de feuilleter ceux des commentateurs qui passent pour n'accueillir que les renseignements sérieux, M. Dùncker 3 où vous la retrouverez phrase par phrase. A ce compte, aucun scrupule ne saurait nous empêcher de nous en servir, et c'est en la donnant
1. M. Henri Viehoff, Gothe's Leben, Sluttgardt, 1855, et, d'après lui, M. Lewes, le savant historien de Goethe en Angleterre. Voir G. H. Lewes, Goethe" 8 Life and Worki, tom. I, p. 99.