B«re?le Mai £ear de Slwflsspeare.-aet. nr
2. inutile de compléter %i phrase en -ajoutant : « la présence de l'être aimé. »
fiants discours, sur tseftte méftorëte, ^que *mfl fnro— fèsroeiir dlfthique ne corapread, fit encore tboîûï n'expUque. Adieu I adieu î je m voulais tgue vobs écrire un mot, et vous .dire 411e je vous^aime— .......
Goedifî quitta Scsenheim le 27 mai pour retourner à Strasbourg, où ses éludes €t ses œiamensëe droit te rappelaient. Herder était parti (dès te mais td'arai, mais il retrouva ses autres professeurs at caraia*rades qui l!attendaieiiit a»ec ànpatieoce »t«e reprit de plus ibelle au travail et à l'auaitié. Les adieux n'avaient pas été définitifs. Goethe y avait mis des téûœoces, et la liaison continua de loin. On s'ëorfraifc activement, lui, de pins ea pta inquiet et troublé ; elle, calme, sereine, corifÈxnfte, ntasaot et ne routant croire qu'alors qutai s'aime ainsi du fond de l'âme oela puisse jamais finir, Aux vacances de Sa Saint- Jean, Goethe s'écbappe du côté de Phalataurg avec Weyland, cet ami qui l'avait introduit dams h famille Brian. Qui le poussait à oette txcurstrcil L^nmii, te besoin de se distraira, cet incurable mécontentement de soi-même et (des autres qu'on Xtmvt au fond de
tous ces vagabondages. On dit que l'amour rend courageux, rien n'est plus faux; l'amour amollit les sens, et les sens mous sont faibles. Quand le cœur vous bat à rompre la poitrine, quand vous avez la gorge étranglée, l'œil plein de larmes, vous êtes faible, si faible qu'il suffit d'un lien de fleurs pour vous entraîner, et cela n'est point parce que ce lien a des vertus magiques, mais parce que la force vous manque à vous de le briser. Il y a bien un moment où le courage vient aux amoureux : c'est lorsqu'ils sont au moment de perdre leur maîtresse ; mais ce courage, ce n'est pas l'amour qui le donne, c'est la crainte de voir celle qu'on a possédée passer aux bras d'un autre. Par amour j'entends cette sensation irrésolue, où flotte notre âme, ce tiraillement en sens divers dont elle est le pivot, dès qu'une secousse électrique l'a" mise hors du commode sentier de l'indifférence. Nous sommes comme l'enfant sur son cheval de bois, toujours en mouvement, toujours en travail, toujours nous démenant sans changer de place. Les tracasseries de l'amour sont insupportables et combien en connaissez-vous d'amoureux qui ne passent pas leur vie à se tracasser î Voyez Goethe, il a renoncé délibérément à la main de Frédérique ; il s'est dit tout ce qu'il y avait de sage et de judicieux à se dire au
sujet d'un pareil mariage, et cette liaison sans issue il n'a désormais qu'une idée, la renouer ! et le voyage qui devait le rapprocher de Francfort va le ramener à Sesenheim.
Ce souvenir de la bien-aimée qui semblait sommeiller se réveilla à Neukirch, un soir que Wolfgang, laissant à l'auberge son compagnon se reposer des fatigues du voyage, était allé s'asseoir au pied d'un château de chasse construit sur la hauteur. Au fond de cette solitude qui s'étend autour de lui, de ces bois et de ces montagnes où plongent ses regards attristés, un son de cor s'élève. A ce bruit sa rêverie s'exalte, une image adorable est évoquée : Frédérique ! Il ne veut plus qu'une chose, la revoir, et l'aube nouvelle va les trouver lui et Weyland, son compagnon, chevauchant sur la route de Sesenheim. A Niedermodern les deux amis se séparèrent. Laissons Goethe lui-même raconter ici le détail de son arrivées Si rapide que fut l'allure de mon cheval, la nuit me surprit; il n'y avait, du reste, pas à se tromper de chemin, et la lune éclairait cette entreprise de ma passion. La nuit devenait ora-
gense et sinistre, et je sautais les hâtes et les feflés pour n'avoir point à attendre juscpftra teudemafci matin la joie de la retrouver. Il «était déjà tard lorsque je descendis de cheval à Sesenheim. L'aubergiste, quand je lui demandai s'il y avait encore de la lumière au presbytère, m'assura que ces dames ne faisaient que de rentrer et qu'il croyait avoir entendu dire qu'on attendait encore quelqu'un dans la soirée. Ceci ne m 'allait pas du tout, vu que favais amp l e être seul d'étranger : je me fcfttai pow entrer 4u moins le premier. Je trouvai tes <*em sœurs assises sur la porte ; elles ne semblèrent point trop étonnées ; mais qui if en revenait pas, ce fat »d quand JV tendis Trédérîque dire"à l'oreiDe (TOBvia 1 , mais haut pour que je l'entendisse : t Eh Ken 1 =ne tous Favais-je pas dit : c'est luiî »On me conduisit dans la salle à manger, où je trouvai une petite collation déjà servie *. » Frédérique , mue par un pressentiment intérieur, avait, en effet, prophétisé la vérité : Goethe arriverait. La sympathie avait poussé irrésistiblement ces deux Times Tune vers Tautre, et aumo-
1. CVwt JMB6i <q«e Goeika, par.aUiiM0n.an Vicaire de Wakefield^ appelle la sœur aînée, qui se nommait Marie-Salomé.