XLIV PREFACE
l'Ég-lise, la plus lumineuse journée de sa vie sacerdotale.
Cet exemple a quelque chose d'exceptionnel et d'unique: j'ai cependant cru devoirle donner, parce qu'il marque bien 1 intensité de vie religieuse qu'il y a chez les apôtres du modernisme, ainsi que les voies mystérieuses et pourtant très naturelles par lesquelles il pénètre de proche en proche. J'ig'nore si ce P. Gardien est devenu moderniste ; ce que je sais bien, c'est que les novices de son couvent lisent tout ce qu'ils veulent, surtout les Revues les plus solennellement interdites.
C'est cette note de piété dans la liberté, d'amour pour l'Eglise, au moment où à certains égards on entre en conflit avec sa hiérarchie, qui donne aux « Quelques Lettres » une originalité si puissante. On n'y sent pas seulement l'homme, le savant et le catholique, on y trouve à chaque instant le curé, je veux dire le prêtre qui a charge d'âmes et qui passe une grande partie de sa journée à visiter ses paroissiens.
Ce terme de curé étonnera peut-être le lecteur et peut-être plus encoreM. Loisy lui-même, qui ignore à quel degré il a la vocation du ministère actif. Je ne puis pourtant pas supprimer un mot qui corres-