‹ Les modernistes, notes d'histoire religieuse contemporaine, avec le texte intégral de l'Encyclique Pascendi, du Syllabus Lamentabili et de la Supplique d'un groups de Catholique française au pape Pie XChapitre 45 sur 82 · Occiiltismoe Modei'iiismo, xxiv ef 3(i8 p. iu-l · texte numérisé non relu

Occiiltismoe Modei'iiismo, xxiv ef 3(i8 p. iu-l

nisine, dont un évêque me recommandait, il y a quelques semaines, la lecture en m éciivant : (( Lisez cela, c'est un chef-d'œuvre de délation jésuitique >'. Ces étrang'es apologistes qui, sous prétexte de servir le bon Dieu, excitent les plus vilaines passions et ne dédaig-nent pas Taccusation équivoque, celle qui, ne pouvant pas renverser son adversaire ou le supprimer, s'efforce du moins de le salir; ces étranges personnages avaient commencé leur triste besogne dans les dernières années de Léon XIII, et sournoisement, à mesure que la vie abandonnait le pauvre vieillard, ils sapprochaient et cernaient l'autorité. Ils n'osèrent pourtant jamais placer bruyamment leur marchandise sous la protection de ce pontife. L'incorporation officielle de ces recrues devait être l'œuvre du pontificat de Pie X. Et c'est aussi à lui qu'était réservée la gloire de j patronner toute une série de journaux illustrés dont vous détourneriez d'instinct les yeux. La fondation du journal satirique « Il Mulo », le Mulet, créé sous le regard bienveillant du Saint-Siège, avec des souscriptions recueil ies dans toutes les parties de l'Italie catholique, est un fait qui a sans doute passé inaper(,u en Angleterre, mais qui en dit long sur la mentalité du clergé antimoderniste. Il y en a qui, en patronnant cette littérature de trottoir et de ruisseau croient aUer au peuple. M

Pour avoir une idée des bassesses auxquelles on arrive, il faut lire, si on en a le courage, la brocliure

(lu P. Ilario Riniori, — encore un Jésuite ! — très recommandée par la fameuse Civilfà Cattolica !

Cela se présente, daté du jour de Pâques, sous les apparences d'un livre de dévotion ; cela a une belle couverture crème, et chaque page est encadrée de filets rouges comme les livres de messe destinés à délégantes mains. Cela est intitulé : Le Amazzonidef Cattolicismo puro, les Amazones du catholicisme pur (A\ p. 225, note 10;.

Lisez ces pages, si vous voulez comprendre à quoi peut descendre un prêtre qui vient de consacrer l'hostie pure, l'hostie sans tache, le pain sacré, contre une femme qu'il sent désarmée.

La lutte entreprise par les Jésuites contre Mlle Antonietta Giacomelli, qui a consacré sa vie à révéler au peuple d'Italie le sens des pratiques religieuses, restera, elle aussi, un des plus tristes chapitres du pontificat de Pie X. Noblement, elle avait pensé que le jour était venu où on devrait apprendre aux masses populaires ce qu'est la messe, leur montrer que les rites ne sont pas des formules vides, mais une expression de vie qui doit à la fois enrichir notre vie et s'enrichir de nos émotions nouvelles. Courageusement, elle s'était mise au travail et avait publié les quatres volumes intitulés : « Adveniat recfnum tuuni ».

De plus elle avait écrit trois nouvelles qui, non seulement avaient attiré 1 attention en Italie, mais qui furent remarquées à l'étranger, traduites en

français sous les auspices d*un catholique que Léon XIII avait honoré de son amitié, M. Georges Goyau.

Rien de tout cela n'a arrêté le Jésuite. Il n'y a pas de mauvaises armes pour celui qui veut bâillonner des femmes qui ont la folie de penser par elles-mêmes.

Dans une des précédentes conférences, je vous disais qu il y a des modernistes en Angleterre. On y rencontre aussi des antimodernifstes. Naturellement . ils n'ont pas le degré de perfection des antimodernistes de France ou de Rome. En Angleterre, des livres du genre de ceux que je viens de vous nommer déconsidéreraient leur auteur à tout jamais.

Mais peut-être vos antimoderuistes seront-ils bientôt jaloux des peu enviables lauriers de leurs confrères du Continent. Soyez sûrs qu'on tâcher. i de les exciter à une sainte émulation. L'Osservatorc Romane, journal qui a Tlionneur de recevoir les communiqués officiels du Saint-Siège, s'occupe bien peu de l'Angleterre, mais naguère il reproduisait, avec les éloges que méritait une si belle page, une lettre du T. R. Père Bernard Vaughan, lettre qui a, paraît-il, été lue par son auteur dans la chaire de la cathédrale de Westminster'.

Cette lettre est adressée à un étudiant du Xor 1

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