J'emprunte ces ren.scigncments à la Croix de Parif. du
LES MODERNISTES 1 1 f»
•de 1 Auijleterre et débute ainsi : « Cher ami — vous me demandez ce que c'est que le modernisme et ce que j'en pense? Je veux répondre à votre question suivant la méthode socratique et je vous en pose une autre : Qu'est-ce que l'appendicite et qu'en pensez-vous ? »
D'après le T. Révérend et bon Père, il y a pourtant une différence entre 1 appendicite et le modernisme, celui-ci est bien plus pernicieux, c'est un chancre.
L'histoire ne nous dit pas ce que l'étudiant a pensé de la lettre. S'il n'en sait pas plus après ([u'avant, c'est qu'évidemment il a mauvais caractère. Je n'ai jamais acheté d'autographes ; celui-là, je le paierais volontiers quelque chose pour le donner à un musée, et qu'on sache, dans deux ou trois siècles, quel g^enre d apolog-étique faisait la joie des adversaires du modernisme.
Pie X a (expliqué le modernisme par l'ignorance, l'orgueil, la curiosité. Tout près de lui, on l'a •expliqué par des causes encore moins complexes : à Rome, par l'or juif et l'or maçonnique ; en France, par l'or protestant et l'or anglais. Oui, parmi les . antimodernistes qui savent tenir une plume et
22 décemhro 1907, qui traduit la lettre publiée, dit-elle, dans le Sl,\ndarl du 16 décembre, p. 4.
Un an presque passé depuis que ce qui précède était écrit n'a pas encore épuisé le succès de la lettre du P. Vau|jhan. Elle vient d'être reproduite dans la (Jorrispondensa Roinana. du .'2\ novembre 1008. \'oir au.x .-Vdditions, p. 22îj, note 10.
(Urig'er des journaux, beaucoup sont persuadés que leurs corelig-ionnaires sont assez stupides pour se laisser séduire par des intrigants, assez méprisables pour se laisser acheter. D'après eux, tout le mouvement actuel serait le résultat d'un complot international.
Sur ce point spécial, je ne sais pas ce que pense Pie X, mais ce que'je sais bien, c est que parmi les évéques beaucoup sentent la honte leur monter au visage. On n'a pas besoin d'être moderniste pour avoir honte d'un Montagnini, honte delà délation, honte de cette presse de haine et de cette « camorra » qui, bruyamment, se substituent à la personne du pontife et finit par s'imposer.
Pour tout cela il suffît d'être un honnête homme.
On a déclaré la guerre aux modernistes, ils ne perdront pas leur temps à répondre. S'ils étaient théologiens, ils auraient pu et dû songer à attaquer la canonicité de l'élection de Pie X.Il leur aurait suffi, pour cela, de montrer que le fameux Veto, l'Exclusive prononcée par le cardinal Puzvna, ce que M. Eugène Veuillot dans VUnivej^s (2.3 août 1903) appelait « l'outrage fait par l'empereur d'Autriche au conclave, et son effort pour limiter l'action du Saint-Esprit », avait, en fait, altéré la liberté des cardinaux. Or comme une élection qui n'est pas libre n'est pas canonique, il s'ensuit que l'élection de Pie X n'est pas canonique'.