‹ Les modernistes, notes d'histoire religieuse contemporaine, avec le texte intégral de l'Encyclique Pascendi, du Syllabus Lamentabili et de la Supplique d'un groups de Catholique française au pape Pie XChapitre 58 sur 82 · Ep. ad Mauistros llu'ol. Paris., non. iul. Ii · texte numérisé non relu

Ep. ad Mauistros llu'ol. Paris., non. iul. Ii

43 Ce iiui jettera plus do joui- encoie ïiiu* ces duc- Ti-ines des modernistes c'est leur conduite, (jui y est pleinement eonséquente. A les entendre, à les lire, on serait tenté de croire qu'ils tombent en contradiction avec euxmêmes, qu'ils sont oscillants et incertains. Loin de là : tout est pesé, tout est voulu chez eux, mais à la lumière de ce principe, que la toi et la science sont, l'une à l'autre étrangères. Telle page de leurs ouvrages pourrait ■être 6ign(';e par un catholique ; tournez la page : vous croyez lire un lationaliste. Ecrivent-ils histoire: nulle mentiju de la divinité de Jésus-Christ ; montent-ils dans la chaire sacrée: ils l;i pi-oclament hautement. Historiens, ils déd:iignont Pères et Conciles ; catéchistes, ils les citent avec honneur. Si vous y prenez garde, il y a pour eux deux exégèses fort distinctes : l'exégèse ihéologique et pastorale, l'exégèse scientifique et historique. — De même, en vertu de ce principe que la science ne relève à aucun titre de la foi, .s''ils dissertent de philosophie, d'histoire, de critique, ils afHchent en mille manières — n'ayant pas horreur de marcher en cela sur les traces de Luther* — leur mépris des enseignements catholiques, des Saints Pères, des Conciles écuméni(iues,du magistère ecclésiastique: réprimandés sur ce point, ils jettent les hauts cris, se plaignant amèrement qu'on viole leur liberté. 44. — Enfin, vu que la foi est suburdonnéc à la science, ils l'oprennent l'Eglise — ouvertement et en toute rencontre — de ce qu'elle s'ol3stine M ne point assujettir et accommoder les dogmes aux opinions des philosophes ; quant à eux, après avoir

I. Prop. :2".t condamnée par Léon X, Bulle « Exurge Domine ». IG Mai loiO : « // nous ,i été donné de pouvoir infirmer l'autorité des (lonciles, de contredire libi-oment ;i leurs notes, de nous faire jufies des lois qu'ils ont portées, et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous parait vrai; que cela soit approuvé ■ vu réprouvé par n'importe quel Concile. »

fait table rase de l'aiitique théologie, il? .-"effoicent d'en introduire une autre, complaisante, celle-ci, aux divagations de ces mêmes philosuplies.

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