‹ Les modifications phonétiques du language, étudiées dans le patois d'une famille de CellefrouinChapitre 35 sur 93 · HAUTEUR MUSICALE DES SONS. - ACCENT D'ACUITÉ · texte numérisé non relu

HAUTEUR MUSICALE DES SONS. - ACCENT D'ACUITÉ

La hauteur musicale d'un son dépend, comme on le sait, de la durée de la vibration, ou, ce qui revient au même, du nombre des vibrations exécutées par le corps sonore dans l'unité de temps, c'est-à-dire pendant une seconde.

Les corps qui rendent des sons simples produisent des vibrations pendulaires qui, recueillies sur un cylindre inscripteur, sont représentées par une sinusoïde régulière. Par exemple, les vibrations d'un diapason de 500 v. s. à la seconde inscrites à l'aide du signal électrique de M. Dcprez :

soit, en l'agrandissant, la courbe suivante :

Lorsque la branche du diapason commence à vibrer, elle s'écarte de sa position normale a jusqu'en a; de la, elle revient sur elle-même, repasse par sa position normale en b et s'en écarte de nouveau jusqu'en A, d'où elle repart dans la direction de Lorsqu'elle a atteint r, elle l accompli une vibration complète, qu'on appelle vibration double. Je compte mes vibrations de A en B pour plus de facilité, et j'en double le nombre pour me conformer a l'usage français qui compte par vibrations simples.

Le nombre des vibrations correspondant à chacune des notes de la gamme n'a pas encore été déterminé d'une manière uniforme par les physiciens. Le diapason officiel, fixé par M. Lissajous, donne 870 vibrations

simples; c'est le la de la gamme d'w/J. Pour Helmholtz, ce la est de 440 vibrations doubles, soit plus aigu, de 10 vibrations simples; pour M. Kœnig, il est de 853,3 vibrations simples, soit plus grave de 18,7 vibrations simples. Comme j'aurai sans doute, pour les recherches que j'ai en vue, à faire usage'des diapasons de M. Kœnig, j'adopte sa manière de compter et je considère comme étalon son diapason normal ut » = 512 v. s. à 20° c.

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