OCTAVES
ut-'
ut1
uta
Ut 3
Ut 4
Ut 5
Ut6
Ut?
• ut . . ,
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' mi. . .
fa... .
sol . . .
Ii SI . * • •
En multipliant par la fraction J? chacune de ces notes, nous les haussons d'un demi-ton. Ce qui donne :
rt4 dl*i«
sol Ji4,e la
Les corps qui produisent des sons complexes régulièrement périodiques ou musicaux exécutent diverses vibrations qui forment une sonorité dont U courbe peut être décomposée en autant de sinusoïdes qu'il y a de sons simples fusionnés. La vibration la plus lente donne la durée de la période.
Voici, comme exemple, deux tracés que j'emprunte à M. Kœnig (Quelques expiriawcs d'acoustique, p. 13 et 26). Le premier représente, d'après la méthode inscriptrice de Desains', la composition des mouvements vibratoires parallèles de deux diapasons, dont l'un est à l'octave de
1 Cette méthode consiste à fixer une plaque sur l'un des deux corps vibrants, et, pendant qu'elle en partage tous les mouvements, à tracer sur elle les vibrations du second corps sonore.
IIALTKUR MUSICALK DtS SONS .
l'autre. Le second, les vibrations du phonautographe sous l'influence de deux tuyaux d'orgue séparés par une octave.
Fig. 98.
M. Melde a rendu ces mouvements sensibles au moyen d'un cordonnet de soie attaché A deux diapasons. Si ces diapasons sont A l'octave et qu'ils soient excités en même temps, le cordonnet se partage en deux segments égaux vibrant A l'unisson pendant qu'il effectue un mouvement vibratoirt de totalité.
Dans ce cas, l'impression auditive est unique, et la sensation musicale est de même hauteur que le plus grave des sons composants (son fondamental).
11 résulte de lA que la détermination de la hauteur musicale des sons par la méthode graphique ne présente pas de grandes difficultés. Il s'agit en somme de compter les vibrations inscrites dans l'espace d'une seconde. L'opération se réduit A une simple addition qui se fait A l'aide de la loupe et d'une échelle graduée d'après la vitesse du cylindre inscripteur.
Malheureusement, ce travail, qui n'est. pas toujours facile avec les tracés originaux , devient souvent impossible avec les reproductions héléographiques. Dans ces dernières, les détails les plus délicats ont disparu, au point d'altérer la forme caractéristique de certaines vibrations et d'en rendre le 'compte très incertain. Je dois signaler comme particulièrement défectueuses les figures 103, 104, 105, 108, m, 112. Peut-être devrais-je les supprimer, puisqu'elles ne répondent plus A leur objet. Je les conserve néanmoins, parce que, toutes grossières qu'elles sont, elles donnent à l'œil une certaine impression de la réalité. Mais qu'on ne soit pas étonné si l'on n'y retrouve pas tout ce que j'ai vu dans les originaux. Une autre remarque qu'il est nécessaire de faire, c'est que, les vibrations n'ayant pas toujours une durée constante pendant une même émission de voix, le nombre en peut changer avec la partie du tracé qui est mesurée. Dès lors, des variantes, dans des mesures successives qui ne partiraient pas exactement du même point, sont inévitables. On pourra donc, dans certains cas, trouver d'autres chiffres que les miens; mais je ne crois pas que le rapport cherché entre les sons consécutifs en soit sensiblement modifié.
112 LES MODIFICATIONS PHOXHTlQUkS DU LANGAGE.
§ Ier. — Moyens employés pour déterminer la hauteur du son.
Je possède, pour la recherche de la hauteur musicale des sons dans mon patois, diverses sortes de tracés : les vibrations de la colonne d'air parlante reçue par l'inscripteur de la parole devant la bouche, celles du nez, de la langue, des lèvres, et surtout celles du larynx. Aucune expérience spéciale n'a été organisée dans le but précis de déterminer l'objet qui nous occupe. Mais ce que j'ai suffit, je crois, pour une solution satisfaisante.
Mes expériences de 1886, faites avec l'inscripteur de la parole sur le timbre des voyelles , peuvent nous servit de point de départ.
J'inscrivais, comme moyen de contrôle, soit les vibrations d'un diapason de 500 v. *>. a la seconde, soit les vibrations de l'air excité par une lame d'harmonium, si3, 489, 8 v. s.; et je faisais chanter par des amis ayant des voix très justes les voyelles sur un ton donné d'après le diapason normal français.
Hig- 99-
à si 1
( si' u si'
Or, les voyelles â, êy u (fig. 99), chantées sur la note si1 (242,15 v. s.) et inscrites avec une vitesse qui permettait au cylindre de dérouler 41e™ 8 à h seconde, ont donné les tracés suivants (fig. 99), où nous comptons 6 groupes de vibrations par 4'™ 18. Comme notre gravure est au double de la grandeur naturelle, cela fait 12 vibrations doubles par un dixième de seconde, soit 240 v. s. par seconde.
L'indication du son fondamental n'est pas toujours aussi nette, du
HAUTEUR MUSICALE DES SONS
moins à un faible grossissement. Avec un autre chanteur, après avoir inscrit un à miJ (fig. 101) avec 329 v. s. (le chiffre exact est 326,25), je ne retrouve plus pour ô, é, à que les octaves aiguès.
Les expériences ont été faites en deux fois. La figure 101 a pour échelle le tracé suivant (fig. 100) obtenu à l'aide d'un diapason donnant 500 v. s. à la seconde, soit 25 dans un demi-dixième de seconde.
Fig. 100.
Les tracés de la figure 102 ont été recueillis avec une vitesse un peu moindre. Le demi-dixième de seconde ne correspond plus qu'à 23 vibrations de la fig. 100.
Fig. 101.
6 ut5
à mi I
Fig. 102.
Or les voyelles ô, ét â, chantées sur ut», ont donné 1,040 vibrations, soit l'octave aiguë du son émis (uH = 1,044); ^ chanté sur mi» en a donné 2,400, soit l'octave suraiguë ou mi 5 (2,610).
Si l'on n'avait, pour juger de la hauteur du son, que les tracés ainsi obtenus, on pourrait donc se tromper d'octave. Mais toute hésitation est écartée quand on connaît l'étendue de la voix du sujet observé.
Ma voix pouvant sans effort embrasser de si 1 à sol ', et le ton qui m'est le plus ordinaire répondant à peu près à sol* ou fa1, il m'est facile de
RovnuoT. t
ii4
reconnaître la hauteur des sons que j'ai émis sans détermination spéciale'.
Ainsi la voyelle suivante (fig. 103) a donné, en un demi-dixième de seconde, 13 vibrations principales se divisant nettement en deux, c'est-àdire 520 et 1,040 à la seconde.
Fig. 103.
Il y a hésitation entre ut I et uH. Mais la seule note que j'aie pu émettre est ut».
Ce tracé pourrait servir de type pour ceux que m'ont fournis le plus souvent les voyelles parlées. Le son fondamental est nettement marqué, et les sons partiels aigus s'y ajoutent sans nuire a la netteté de la période. Quand les sons partiels aigus manquent, c'est toujours faute d'un réglage suffisant.
Les expériences de 1889 présentent des résultats concordants et tout à fait vraisemblables.
Voyelles isolées :
Fig. 104. Vm D.
1 Ma voix parlée se compose, d'après M. Dumas (cf. p. 136), de quatre registres, dont les deux exttèmes ne me servent qu'exceptionnellement. Ce sont :
la' si1 ut' ré* mi' fa • sol"»'*" la" si' ut» ré» mi > fa» sol»di*« la» Exceptionnel Calme Anime Exceptionnel
HAUTEUR MUSICALE DES SONS
Mots isolés :
/ — a— va
Fig. 105.
La colonne d'air recueillie dans le nez donne toujours les vibrations du son fondamental et souvent l'octave aiguè\ En voici un exemple intéressant :
Fig. 106.
Nez
Larynx
Langue
Toutes les sonores sont marquées par la ligne du nez ; mais la dernière voyelle, qui est une nasale, a une courbe spéciale. Le son fondamental seul est indiqué jusqu'au y; il commande le groupe dans les premiers instants de IV; puis il cède à l'octave aiguë qui se détache nettement; mais il reparaît bientôt pour régner seul au moment où la voyelle s'éteint.
Des tracés de ce genre, fréquents dans quelques expériences, sont rares dans les autres, sans doute par un vice de réglage.
Les vibrations des ailes du nez recueillies avec l'explorateur électrique du larynx donnent de très-beaux tracés. Elles répondent au son fondamental. Il en est de même de celles de la langue prises sous le menton ou sous le palais et de celles des lèvres que l'explorateur des lèvres ne m'a
lié
données qu'une fois, et que j'ai recueillies souvent avec la capsule expl' ratrice.
Nez (fig. 107) :
Fig. 107. V« D.
Entre 300 et 600 v. s.
Dents (voir fig. 86). Les vibrations répondent au v. — 300 v. s. Langue — vibrations recueillies sous le menton (fig. 108) :
Fig. 108.
Langue