‹ Les modifications phonétiques du language, étudiées dans le patois d'une famille de CellefrouinChapitre 55 sur 93 · CHUTE DES INSTANTANEES SUIVIES D'UNE CONSONNE AUTRE QU'UNE LIQUIDE · texte numérisé non relu

CHUTE DES INSTANTANEES SUIVIES D'UNE CONSONNE AUTRE QU'UNE LIQUIDE

Je n'ai que peu de chose à dire de la chute des instantanées suivies d'une consonne autre qu'une liquide; c'est un fait accompli dès notre plus ancien texte : g. landbert, Lanberto (K. r. 2/6); g. gautsel.mus1, Gausalmus (K*. r. 8/21); g. gaudifrid1, Gauffredus (K. r. 2/1 a. f., an. 1031-1048), Goffredus (K. r. 3/17, an. 1031-1048). A la même date nous avons aussi la forme avec / : Gautfredi (K. r. 1/8); mais l'acte qui la renferme pourrait bien avoir été rédigé à Angoulêmc, où la tradition orthographique devait être plus forte qu'A Cellefrouin. Du reste, la charte du Chapitre porte ioffre.

Si l'on s'en rapporte aux graphies ci-dessus, et elles paraissent mériter toute confiance, la chute de la première consonne a commencé par une assimilation complète et s'est achevée par la réduction de la consonne double à une simple. Cette dernière étape se montre dans les graphies de la première moitié du xne siècle et dans les suivantes : Gaufridus (K. v. 2/1 a. f., avant 1140, 3/11, an. 1120-1140, et C. 4/1 1, 5/38). Pourtant nous avons encore g. rodrert, Robhrti, après 1 174 (C. 8/25).

Pour des raisons spéciales, le d suivi de g, se confondant avec celui qui est issu de la gutturale, a semblé vivre plus longtemps : rodgar, Rolgarius (K. r. 3/13); audger, Otg'ur (C. 2/20).

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