‹ Les Moignons Douloureux: Etude Clinique et TraitementChapitre 35 sur 41 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

D. Leb.…, 25 ans, entre à l’hôpital de Dijon dans le service de Chirurgie II, le 22 mai 1937, à la suite d’un accident de tramway. Il a eu la jambe broyée au-dessous de la cheville.

Intervention immédiate sous anesthésie générale à l’éther. Amputation au tiers supérieur de la jambe gauche par le procédé circulaire. Suites aseptiques et le malade quitte l’hôpital le 4 juillet 1937, avec un moignon non cicatrisé. Il persiste une ulcération qui va s’agrandir peu à peu pour gagner tout le moignon. Il va, en décembre

1937, en consultation au service de Dermatologie et subit un traitement de plusieurs mois avec diverses pommades. Néanmoins, l’ulcération persiste encore de la largeur d’une paume de main.

Le 10 août 1938, il vient en consultation dans le service du Professeur Leclerc et entre le 15 août 1938.

A ce moment, l’examen montre : un genou globuleux, tuméfié, avec l’ulcération que nous avons signalée. I] souffre un peu de son moignon : fourmillements, sensation de cuisson, picotement, le tout très supportable. En outre, il accuse une légère douleur au niveau du gros orteil avec sensation de torsion.

Le 24 août 1938 : Intervention sous anesthésie locale, Docteur Frédéric Leclerc. Sympathectomie péri-fémorale au tiers supérieur de la cuisse.

Suites opératoires : Dès le lendemain, il ressent une amélioration très nette. Il ne souffre plus au niveau de son moignon et ressent toujours son pied, mais, maintenant, sans en souffrir. L’ulcération persiste. Revu 9 mois après l'intervention : l’amélioration persiste et s’est maintenue.

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