Albert le Grand, Vie des saints de Bretagne, p
2. Un autre de ses aphorismes est celui-ci : Qui désobéit au gouttrnail d Vécueil obéira.
vous ; mettez votre peine afin de la retenir entièrement.
« Quand vous vous éveillez dans votre ht, offrez votre cœur au bon Dieu, faites le signe de la croix, et dites avec foi, espérance et amour :
« Dites : Mon Dieu, je vous donne mon cœur, mon corps et mon âme ; faites que je sois un honnête homme, ou que je meure avant le temps.
« Quand vous voyez voler un corbeau, pensez que le démon est aussi noir, aussi méchant ; quand vous voyez une petite colombe blanche voler, pensez que votre ange est aussi doux et aussi blanc. »
Après la conversion du pays , les évêques missionnaires, compatriotes du père d'Hervé, voulurent le tirer de sa retraite pour lui conférer le sacerdoce, * et l'appelèrent à siéger dans leurs synodes. Mais Hervé préféra toujours son petit monastère, caché dans les bois. Quoique aveugle, il avait été lui-même l'architecte de sa petite église, et avait confié le soin de l'entretenir à une toute jeune fille, sa nièce ou sa cousine, élevée par sa mère et nommée Christine, « chrétienne aussi de nom et de fait1, » et que la légeude bretonne, en la plaçant au milieu des disciples du saint, compare à une petite colombe blanche parmi des corbeaux2. Trois jours avant sa mort, enfermé dans cette église qu'il avait bâlie.