Bot.LAND., p
2. Jum per iiitermuitios cognoverat... Quasi devotionis causa .. ut Miam reginam acciperct... Sacramciitulcs litteras fecit... Prosternitse « t illc ante lirnina S. Martini pedibus ajwslolici viri. Ibid. , p.
Kadegonde s'occupa alors de constituer sur une base solide la retraite claustrale où elle devait pas- kh.* r-.n.i.-
le niflua>iere
ser les quarante dernières années de sa vie. Elle de sa ..u-cr iv
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créa tout auprès de son couvent un collège de ™ •»«••»» ■
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moines destinés à le desservir 1 ; ces deux établis- «ri:.....»,^ semenls ainsi rapprochés donnèrent en Gaule le icd.>M-mr premier exemple de ces monastères doubles qu'on rencontrera si souvent dans la suite de cette histoire. La communauté de femmes auprès de qui ces religieux devaient exercer le saint ministère en leur administrant les sacrements et en célébrant leurs funérailles, était très-nombreuse. La reine y attira jusqu'à deux cents jeunes filles de races et de conditions diverses, et parmi elles des Gauloises de famille sénatoriale et des princesses franques du sang des Mérovingiens2. Mais elle ne voulut pas les gouverner elle-même et fit élire pour abbesse une jeune lille nommée Agnès, qu'elle avait élevée. S'astrcignant sévèrement au rang et aux obligations de simple religieuse, elle faisait elle-même la cuisine quand son tour était venu, tirait l'eau du puits, |>ortail d'énormes faix de bois, lavait la vaisselle, balayait les ordures, nettoyait les chaussures des religieuses pendant (pie celles-ci dormaient encore.
I. M. Varin , dans son curieux Mémoire sur les causes de la dissihure entre l'Eglise Bretonne et l'Église Romaine, Paris, 1858, in- i, p. tOi à 118, a longuement et savamment examiné l'origine d - ce «'ouble monastère, dont l'existence avait déjà été constatée par M ilùllon. .Iwn. Bened., t. I, p. l Ji.
'i. Grec. Tino.v, de (ilor. Confexsor., c. 10f>.
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Elle n'en poursuivait pas moins ses études sur les Pères et sur les saintes Écritures; elle lisait assidûment saint Grégoire de Nazianze, saint Basile, saint Athanase, saint Hilaire, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Augustin, Sedulius et Paul Orose. Elle continuait surtout à s'occuper des pauvres et de leurs plus répugnantes infirmités avec la plus courageuse persévérance i. Mais cette sincère et active humilité ne l'empêchait pas d'être considérée par toutes les religieuses, ainsi que par toute l'Église, comme la véritable supérieure du monastère qu'elle avait fondé. A sa prière, les évêques du deuxième concile de Tours sanctionnèrent la clôture irrévo- \>rs m>6 cable des vierges consacrées à Dieu, selon la règle de saint Césaire, car elle alla jusqu'à Arles pour y étudier et en rapporter la règle sage et sévère que ce grand évêque y avait instituée, un siècle auparavant, pour le monastère que gouvernait sa sœur2. Elle avait d'ailleurs besoin de cette protection du dehors , car l'évéque de Poitiers, Mérovée , lui témoigna jusqu'à sa mort une hostilité invétérée s.
1. Monachabus soporautibus calceamenta tergens et ungcns... Scopans monastcrii plateas... secretum etiam opus purgare non tardai*, sed scopans ferebat foetorcs stercorum; crcdcbat se minorera sibi, si se non nobilitaret servitii vilitate... capita lavans egenorura... muliercs variis leprcc perfusas maculis comprchendcns in amplexibus..- Boi.lamk, p. G8, 72.