‹ Les moines d'Occident 1863. 658 pChapitre 147 sur 177 · Ch. Giiuud, Journal des Savants, novembre 18C · texte numérisé non relu

Ch. Giiuud, Journal des Savants, novembre 18C

il un ami une épitre en vers adoniques, tout em- ses preinte de ces souvenirs classiques dont se nour- ''S™ rissaient les moines d'alors. Il le prie de ne pas mépriser « ces petits vers par lesquels Sapho, l'il- « lustre muse, aimait à charmer ses contemporains, ci et de préférer pour un moment ces I utilités à de « plus savantes productions1. » Il invoque les souvenirs de la Toison d'or, du jugement de Paris, de la pluie d'or de Danaé et du collier d'Amphiaraiis. Puis sa pensée s'assombrit en s'élevant : « Je dictais ainsi, accablé des maux cruels que souffre mon corps fragile, accablé par l'âge, car, tandis que les temps précipitent leur cours, j'atteins la dixhuitième olympiade de ma vie. Tout passe et les jours irréparables s'enfuient. Vivez, so\ez fort, so\ez heureux, et souvenez-vous de la triste vieillesse2. » C'est encore à cette dernière époque de sa vie que

Sa remontrance

se rapporte la lettre si diversement appréciée qu'il b™,]^. écrivit au pape Boniface IV au nom d'Agilulfe. Ce roi, à peine dégagé des liens de l'arianisme, s'avisait malencontreusement de proléger les partisans des Trois Chapitres, lesquels révoquaient en doute

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