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2. O/.a.nam, Des Sources poétiques de la Divine Comédie, 18 të, p. 40.
3. Per negligentiatn Doctorum, per mala exempta pravorum prinpum. Act. SS. O. S. RM t. H, p. '201.
r.OI
natale*. Nous verrions plus loin, à lest, Uautvillers 2 et Montier-en-Der, nés l'un et l'autre de
la vigoureuse initiative de l'infatigable activité, de la fervente charité de Berchaire , noble Aquitain , formé à la vie monastique sous Walbert , à Luxeuil, d'où il était sorti pour devenir le collaborateur du métropolitain de Reims et pour gagner à ses œuvres le concours généreux et permanent des rois et de toute la haute noblesse d'Austrasie ; il mourut assassiné par un moine qui était son filleul , et dont il avait voulu réprimer l'indiscipline *.
Enfin, sur la montagne qui surmonte la ville épiscopale de Laon, célèbre pour avoir résisté jusqu'alors à tous les barbares qui l'avaient succes-
1. Un de ses frères l'ayant chargé d'aller demander nn compas dont il avait besoin pour écrire, on lui mit au cou une meule, en abusant du double sens du mot circinus, qui, dans la basse latinité, veut dire à la fois compas et meule. Yita S. Frodob.y c. 7.
2. Voir plus haut, pape V21 , la légende de la fondation de Hautviller*.
3. Tanquam athleta recentissimus militiœ gymnasium cœlestis... Corporis quietis impatiens... Regibus... ac regia* dignitatis proceribus tam gratum acceptabilemque... Palatii optimatis ita in cunctis affabilis... Tam ea quœ sui juris... quam quœ ab ipsis Francorura primoribus obtineri poterant... Adsois, Vita S. lierchani, c. 7, 11, 12, 13. — Cette vie, écrite par l'un des successeurs de saint Berchaire à Montier-en-Der, est une des œuvres les plus intéressantes de la grande collection des Acta recueillis par d'Achery et Mabillon, quoiqu'elle n'ait pas l'autorité d'un monument contemporain. — Il existe sur cette abbaye un bon ouvrage intitulé : les Moines du Der, par M. l'abbé Bouillevaux. L'église abbatiale, qui subsiste encore, est une des plus belles églises monastiques de France. On en trouve une vue excellente, gravée dans les Archives de la commission des monuments historique* on 1861, d'après un dessin de M. Boeswilwald.
FWebaire.
sivement assiégée, nous rencontrerions le vaste sainte monastère élevé par une illustre veuve, Salaberge,
L-n' située près de la source du fleuve de ce nom et fort 6,0-655 près de Luxeuil. Toute jeune encore, mais aveugle, elle avait dû de recouvrer la vue à Eustaise, le premier successeur de Colomban à Luxeuil. Mariée une première fois à cause de son extrême beauté, mais devenue veuve presque aussitôt, et désirant se faire religieuse, il lui avait fallu se remarier, pour éviter la jalouse intervention de Dagobert, qui, comme tous les rois mérovingiens, ne consentait pas plus facilement à la vocation monastique des filles et héritières de ses leudes qu'à celle de leurs fils, et qui tenait la main à ce qu'elles fussent promptement mariées à des seigneurs du même rang. Mais plus tard, grâce à l'influence de Walbert, le successeur d'Euslaise, elle put, en même temps que son époux, embrasser la vie religieuse, et gouverner pendant dix ans les trois cents servantes du Christ qui s'étaient rassemblées sous son aile, la plupart issues comme elle de la noble race des Sicambres, ainsi que se plaisent à le constater les hagiographes du vnc siècle, en parlant des saints et des saintes dont ils nous racontent la vie1.
I. Krat enim décora venustaque vultu... Mettions ne ob tiliam irain régis sanitiamque incurreret... Jam enim opinio ejus ad aur»"» regias pervenerat... Ipse ex Sicambrorum prusapia spectabili ortns... Inti;r caetera» nobilium Sicambromni IVminas. Y Ha S. Salal#n.iir . (turttire i'oh-vo, c. <*». 9, 17.
Colonie* de Luxeuil en Ponthieu et en Artois.
Ce serait du reste une grave erreur de croire que la noblesse seule, parmi les Francs et les Gallo- Romains, fût appelée à recruter les rangs monastiques et à présider aux nouvelles fondations qui signalent chaque année de l'époque mérovingienne. Luxeuil et ses colonies nous fournissent plus d'une preuve du contraire. Un petit berger d'Auvergne, Le nommé Walaric, dont on a fait Valéry, excité par l'exemple des enfants nobles du voisinage qui allaient aux écoles, avait demandé à un de leurs précepteurs de lui tracer un alphabet, et avait trouvé moyen, tout en gardant les moutons de son père, d'apprendre non-seulement ses lettres, mais le Psautier tout entier. De là à l'admission dans un cloître la transition était facile. Mais, après avoir séjourné dans deux monastères différents, il se sentit entraîné vers la grande abbaye d'où la renommée de Colomban rayonnait sur toute la Gaule. On V\ reçut et on lui conlia le soin du jardin des novices. Il réussit si bien à en écarter jardinier les insectes et les vers, ses légumes étaient si sains uxeuii, et si savoureux, ses fleurs si fraîches et si odorantes, que Colomban y vit une marque de la faveur divine : et comme le fervent jardinier portait partout avec lui le parfum de ces fleurs qui se répandait à sa
missionnaire
dans PAmiénois.
fondateur de
Leoronaûs.