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MOINKS D'OCC. II. «
m SAINT GRÉGOIRE LE GRAND.
éternelle, a Deux choses surtout me troublent, » leur dit-il un jour qu'ils le priaient de leur expliquer au moins les derniers chapitres du prophète sur le rétablissement du temple : « c'est l'obscurité « du texte, et la nouvelle que le roi Agilulfe a a passé le Pô pour venir nous assiéger. Jugez, mes a frères, comment un pauvre esprit, ainsi troublé « et déchiré, pourra pénétrer de tels mystères1. » Et une autre fois : <t Qu'y a-t-il donc au monde « qui puisse encore nous charmer?... Si nous con- « tinuons de chérir ce monde tel qu'il est , ce ne « sont plus des plaisirs, ce sont des plaies que nous « aimons. Si nous regardons autour de nous, nous « ne voyons que deuil ; si nous prêtons l'oreille , « nous n'entendons que gémissements... Il n'y a « plus d'habitants dans les campagnes, il n'y en a « presque plus dans les villes. Rome , autrefois la « reine du monde, nous voyons où elle en est « réduite 1 La voilà écrasée sous des douleurs im- « menses, par la désolation des citoyens, par l'em- « preinle de la dévastation des ennemis, par d'in- « nombrables ruines. Où est le sénat? où est le « peuple?... Autrefois ses princes et ses chefs se « répandaient dans toute la terre pour la piller. Les « fils des hommes du siècle y accouraient pour « s'avancer dans le monde. Maintenant qu'elle est « déserte et ruinée, nul n'y vient plus chercher la