Epist., I, 35; vu
2. Jam Barbaricinos, Sardos et Campante rusticos, tam prsodlcatiooibus quam verbe ri bus emendatos a paganizandi vanitate removerat. Joa*. Duc, m, 1.
3. Epist., iv, 2b\ Je no puis m'empêcher de rappeler ici que, au xvnr* siècle, les puritains du Maryland employèrent précisément le mémo moyen dès qu'ils eurent la majorité, pour essayer de pervertir les catholiques qui les avaient reçus dans cetto colonie fondée par eu*, sous la condition expresse de la liberté religieuse pour tous. Voir Ki». L\boli.aye, Histoire des Etats-Unis, t. l,r.
Il donne déjà cette triste raison qui a servi depuis à d'autres convertisseurs : « S'ils ne se convertissent pas assez sincèrement , leurs enfants du moins seront baptisés avec de meilleures disposi lions1. » Mais c'était encore un progrès sur la coutume des juges, et même des cvêques. qui donnaient à prix d'argent aux paysans la permission d'adorer leurs dieux, et prélevaient ce tribut même après la conversion de ces païens. Il interdisait avec soin toute vexation imposée aux catholiques anciens ou nouveaux sous prétexte d'hérésie, et toute violence contre les schismatiques même obstinés 2. Il n'en réussit pas moins à détruire en Afrique l'hérésie des donatistes, qui durait depuis près de deux siècles, etiesdonatutes. et qui avait usé les forces de saint Augustin : il y procéda avec autant de prudence que d'énergie, en respectant les anciens usages non contraires à la foi catholique, et en refusant d'approuver les mesures trop rigoureuses décrétées par le concile de Carthage contre les évèques qui ne poursuivaient pas les hérétiques avec assez d'ardeur 3. A partir
1. Epist., v. 8. — C'est ce que restait Mme de Maintenon, après la révocation de l'édit de .Nantes.
2. Sub prtetextu hn'resis affligi quempiam veraciter profitentem fidem catholicam non sinamus... Epist., v, 15. — Schismaticos ad recipiendam satisfactioncm venire invitabat , qui bus etiam , si nusquam ad unitatem Ecclesiw. redire voluissent, nullam se facturum violenliam promittebat. Joax. Diac, iv, 37. Epist., iv, 49. — Noton encore son extrême douceur envers certains chrétiens de l'Ile de Corse qui étaient retombés dans le paganisme. Epist., vm, 1.