‹ Les moines d'Occident 1863. 658 pChapitre 47 sur 177 · Epist., v · texte numérisé non relu

Epist., v

de ce concile, tenu en 59ft, les donatistes disparaissent de Fhisloire.

Il eut également le bonheur de terminer le schisme dit d'Aquilée, qui depuis un demi-siècle Il termine séparait du corps de l'Église les évéques de la Vé- ,e dw*"'* nétie et deTlstrie, défenseurs obstinés des trois lrols chap,,rc* chapitres condamnés au cinquième concile général ; et quoique ce schisme eût pour base une sorte d'insurrection du sentiment latin ou italien contre l'intervention intempérante des empereurs d'Orient dans les jugements théologiques, Grégoire eut surtout à vaincre les artifices que les agents byzantins mettaient à entretenir la division.

On sait quels sont les services qu'il a rendus à la liturgie. Aucun pape ne Ta égalé sous ce rap- service» rendus port. Complétant et ordonnant l'œuvre de ses pré- ia iim^ie décesseurs, il a donné au saint sacrifice de la messe et aux offices de l'Eglise romaine leur forme définitive dans son célèbre Sacarmentaire qui , retouché et augmenté pendant les siècles suivants, est demeuré le monument le plus auguste de la science liturgique. On peut dire en outre qu'il a créé et sauvé d'avance l'art chrétien, en fixant, bien avant el i rm que la persécution des iconoclastes en eût fait un chrèUeDdevoir pour l'Église, la vraie doctrine relative au culte des images, dans cette belle lettre à l'évêque de Marseille, où il lui reproche d'avoir brisé par excès de zèle contre l'idolâtrie les statues des saints, et lui rappelle que de toute antiquité l'histoire des

moinbs rVocc. it. U

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saints a été représentée en peinture ; que la peinture est pour l'ignorant ce que l'écriture est pour celui qui sait lire, et que les images sont principalement utiles au pauvre peuple1.

Mais sa mémoire est surtout associée, dans l'histoire du culte catholique, à cette branche de l'art religieux qui s'identifie avec le culte même, et qui importe le plus à la piété comme à l'innocente joie du peuple chrétien 2.

Le nom de chant grégorien rappelle à tous sa sollicitude pour recueillir les anciennes mélodies de l'Eglise, pour les assujettir aux règles de l'harmonie et les disposer selon les exigences de l'oflice divin dont la pra tique persévérante de la Règle de saint Benoit lui révélait sept fois par jour les richesses et les inépuisables consolations. Il eut la gloire de donner au chant ecclésiastique ce caractère suave et solennel, en même temps que populaire et durable, qui a traversé les siècles et auquel il faut toujours revenir après les aberrations trop prolongées de l'esprit de frivolité ou d'innovation. 11 dressa lui-même dans son Antiphonaire le recueU des chants anciens et nouveaux; il composa le

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