Epist., vi
tères gaulois, et on aime à apprendre, par la lettre de saint Grégoire, que son cœur paternel savait apprécier les aumônes qui lui arrivaient de Lérins sous la forme de plats et de cuillers envoyés par l'abbé pour le service des pauvres de Rome1.
Il étendait sa protection sur les moines en Orient comme en Occident. Dès les premiers débuts de son
avec les ninmrs 1
«fleurie pontifleat, il intervint avec énergie et persévérance auprès du patriarche de Constantinople, au proGt d'un abbé des montagnes d'Isaurie, en Asie Mineure, accusé d'hérésie, et que ce patriarche avait fait bàtonner dans une des églises de la ville impériale. Dans la suite de cette contestation prolongée, il maintint, avec sa constance ordinaire, l'observation des canons et les droits de l'innocence, également outragés par l'orgueilleux rival de la suprématie romaine2. Il accordait k un autre abbé d'Isaurie une somme prise sur les revenus de l'Église romaine, plus considérable encore que celle qu'il sollicitait pour les nécessités de ce lointain monastère5. Il envoyait des lits et des vêtements à saint Jean Climaque, abbé du Mont-Sinaï, pour les pèlerins qui fréquentaient ce sanctuaire4. On le voit encore mander des religieux de son couvent
1. C >clileaivs et circulos. Epis t.. vi, 50. Cf. Ep'tsl , tx,60, àConon, autre abbé do Lérins, que le pape félicite d'avoir combattu le relâchement dû à la faiblesse imprudente de son prédécesseur.
<l. Epist.) ni, 53; vi, 00; vu, 34.