Epist., xi
de Rome jusqu'à Jérusalem, pour y fonder un hô- el de Jérusalem, pital. La règle de Saint-Benoît, ainsi portée sur les ailes de la charité, pénètre en Orient et va au milieu des fils de Basile y attendre les croisés1.
Dans sa vaste correspondance, il ne cesse de vanter et de regretter la vie monastique. Accablé ^"aTTi^* de soucis, de travaux, de luttes, sa pensée se re- mo,,asliqoe' porte toujours vers les jours heureux qu'il avait passés sous le froc bénédictin. « Je naviguais vent « arrière, » écrivait- il à son ami saint Léandre, évêque de Sévi lie, « quand je menais une vie tran- « quille dans le cloître : la tempête m'a pris ; j'ai « perdu ma route; mon esprit a fait naufrage. Me a voici battu des vagues, et je cherche la planche « de votre intercession pour moi, afin que, n'ayant o pas mérité de rentrer riche avec tout mon navire « sain et sauf dans le port, je puisse au moins abor- « der sur cette planche au rivage2. » Plus d'une fois peut-être alla-t-il chercher quelque soulagement dans ce cher monastère de Saint- André, où il avait joui de la vie religieuse et où une inscription antique3 constate qu'il se retira pour composer ses fameux Dialogues, ce monument si précieux de l'histoire bénédictine. Mais il ne pouvait s'accorder que trop rarement cette consolation et ce repos. Il