Cap. 12 et
AU SIXlfcMK SIÈCLE.
candeur, toi qui as eu la tourterelle pour mère. Mars aime encore plus l'Église, celte autre tourterelle mystique, qui t'engendre tous les jours à Jésus-Christ. Repose (a vieillesse sur son sein comme tu dormais autrefois sur le cœur de celle qui soigna ton enfance1... Ah! sœur bien-aimée, comprends donc Tardent désir qui enflamme le cœur de ton frère de te voir avec le Christ... Tu es la meilleure partie de moi-môme... Malheur à moi si un autre allait dérober ta couronne ! Tu es mon boulevard auprès du Christ, mon gage chéri, mon hostie sainte, par laquelle je mériterai de sortir de l'abîme de mes péchés2. »
Florentine avait encore un frère plus jeune, mais non moins illustre que ^éandre et qui l'aimait autant, puisqu'il lui dédia l'un des principaux monuments de son génie3. Isidore était le dernier-né son frère Isidore, de cette famille prédestinée. Avant de remplacer Léandre sur le siège métropolitain de Séviile, il fut l'élève de ce frère aîné qui l'aimait comme un fils, mais qui usait envers lui d'une telle sévérité, qu'un jour le jeune Isidore, craignant les corrections que
t. Simplicitatis ftlia es quae turture matrc nata es. Turturem pro matre respicc. Turturem pro magi&tra attende , et quaî te Christo quotidie affectîbus générât, chariorem qua nata es matrem rcputa... Stt tihi dutce ejus grcmium provecta; quod erat infantis gratiasirauni. Cap. 21.
1 ... Senti fratris concupisccntiam velîe te esse cum Christo... Tu qo* pars rrwlior nostri es corporis... Tu apud Christum tutamen rneum, tu, charissima, meum pignus. Prœfat.