‹ Les moines d'Occident 1863. 658 pChapitre 92 sur 177 · Waitz, Deutsclie Yerfassungs Geschichte, t. II, p · texte numérisé non relu

Waitz, Deutsclie Yerfassungs Geschichte, t. II, p

leurs aïeux , et qui , renforcés par les descendants des vieilles races chevaleresques de la Gaule1, constituèrent bientôt autour de la royauté une aristocratie à la fois civile et guerrière, aussi libre que puissante, aussi fière de son origine que de ses droits, et bien résolue à ne pas se laisser réduire au vil niveau du sénat romain2. Selon le vieux privilège de la liberté germanique, ils prétendaient parler haut à qui que ce fût, intervenir activement dans tous les intérêts publics, résister à toutes les usurpations et frapper tous les coupables5. Leur respect superstitieux pour le sang des Mérovingiens , leur dévouement traditionnel à la personne du chef, les portaient à remplir auprès de leurs rois des offices domestiques, qui chez les anciens Romains étaient réservés aux esclaves, mais qui chez les peuples germains n'avaient aucun caractère servile, et étaient au contraire l'apanage des principaux de la nation, sous le nom de fidèles6. Mais cette fidélité ne les empêchait pas d'opposer

1. Les Equités, dont parle César, avec leur clientèle dont il n'a pas compris l'analogie avec les mœurs germaines, et qu'il n'a pas suffisamment distinguée de la servitude.

2. On trouve à chaque pagu des auteurs contemporains, et surtout des Vies des Saints, des termes qui prouvent la haute valeur qu'on attachait à la naissance : seniores, patentes, meliores, nobiles... Claro slemmate ortus... Ex progenie celsa Francorum... Prosapia Francorum altis satus et nobilibus parentibus. etc. Cf. \\\nr. , op. cit.

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