‹ Les moines d'OccidentChapitre 102 sur 113 · Times du il mars · texte numérisé non relu

Times du il mars

2. On cite encore, parmi ces rivières où le saint évoque baptisait par immersion des milliers de néophytes, la Glen, dans le Northuniberland, le Swale, et surtout le Derwent, daus l'Yorkshire.

DE CÀVrORBKM.

lor»

les débris calcinés se voyaient encore après la Réforme, ainsi qu'une grande croix, avec cette inscription : Panlinm hic prxdicavil et celebravit1.

Franchissant les frontières du royaume de Norlliumbrie, Paulin continua le cours de ses prédications chez les Angles établis au midi de l'Humber, dans la province maritime de Lindsay. Là aussi il baptisa beaucoup de monde dans le Trcnt; et longtemps après, les vieillards qui avaient eu dans leur enfance le bonheur de recevoir le baptême de ses mains se rappelaient avec une respectueuse tendresse cet étranger d'un aspect à la fois vénérable et terrible, et dont la haute taille un peu courbée, les cheveux noirs, le nez aquilin, les traits amaigris et imposants frappaient tous les regards et dénonçaient l'origine méridionale1. La belle église monastique de Southwell consacre le souvenir du site d'un de ces baptêmes en masse ; et c'est encore à la mission de Tévèque Paulin en deçà de rHurnber que remonte la fondation de cette magnifique cathédrale de Lincoln, qui rivalise avec notre admirable cathédrale de Laon par la position, qui la surpasse même en grandeur et peut-être en beauté5.

1. A Dewsbury, sur les bords de la Calder. Alford, Annales Anglo- Saxoni», ap. Bolland , t. VI, Oct., p. 118.

2. Quemdam seniorem. . . baptizatum a Paulino... praesente rege Adwino... Quoniam efûgiem ejusdem Paulini referre esset solitus... Vir long» staturœ, paululum incurvus, nigro capillo, facie macilenta, naso adunco perenni, venerabilis simul et terribilis aspectu. Bede, II, 16.

3. Trois des plus beaux édilices religieux de l'Angleterre : York, moines n'occ. in. 30

commence

la

cathédrale

«le

Lincoln

4<tt

SAIM AUGUSTIN

y sacre

le

à* archevêque

de Cantorbéry.

Ce lui dans l'église eu pierre (Bede noie toujours avec soin ce détail), construite par Paulin à Lincoln, après la conversion du chef saxon de cette ville avec toute sa maison, que Pévêque métropolitain d'York dut procéder au sacre du quatrième successeur d'Augustin sur le siège métropolitain de Cantorbéry. Cet Honorius était, comme Paulin, moine dumontCœlius à Rome et l'un des premiers compagnons de la mission de saint Augustin en Angleterre ; disciple du pape saint Grégoire, il avait appris du grand pontife Fart de la musique, et c'était lui qui dirigeait le chœur des moines lors de la première entrée des missionnaires, trente ans auparavant, à Cantorbéry1. Le pape régnant alors s'appelait aussi Honorius, premier du nom. Il envoya lepallium à chacun des deux métropolitains, et prescrivit que quand Dieu retirerait à lui l'un des deux, l'autre pourrait lui donner un successeur, afin d'éyiter le retard d'un recours à Rome, si difficile à cause de la grande distance qu'il fallait franchir par terre et par mer. Dans l'éloquente lettre qui accompagnait cet envoi, il rappelle au nouvel archevêque que le grand pape Grégoire a été son maître et doit rester son modèle, et que toute l'œuvre des archevêques ses prédécesseurs n'a été que le fruit du fcèle de cet incomparable pontife'.

Liueolu et Soulhwell, se rattachent ainsi à l'initiative du l'évèque Paulin. Faber, op. cit.

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