‹ Les moines d'OccidentChapitre 12 sur 113 · àct. SS. Bolland., 1. 1 Januai*., p · texte numérisé non relu

àct. SS. Bolland., 1. 1 Januai*., p

2. Matrem habuit Piclorum régis filiam... Ea seu vi compressa, seu dolo, a nobili adolescente cum uterum gereret, auctorera prodere... perlinenler fertur récusasse... Plurium ex eadem Scottorum ac Britannoruro gente sanctorum par ortus narratur, Fursœi, Davidis, etc. Bolland., p. 815.

5. C'est la Clyde du pays de Galles et non la Clyde qui coule à Glascow, où saint Kentigern fut évêque. Il y a aussi deux rivières, du même nom de Dee, en Ecosse et en Wales. De là des confusions dont il est bon d'être averti.

cents travaillaient à l'intérieur du monastère, et les trois cent soixante-cinq autres célébraient sans interruption l'oflice divin*. Ce monastère devint en même temps un siège épiscopal qui subsiste encore sous le nom de saint Asaph, successeur de Kentigern*.

Ce ne fut là ni la plus ancienne ni la plus importante colonie monastique de la Cambrieoù, comme dans l'Angleterre saxonne, tout évêché a pour berceau un monastère.

Plus d'un siècle avant Kentigern, Dubricius, dont ^iSur la longue vie, s'il faut en croire la tradition, le u^Êtt rendit contemporain de Patrice et de Palladius aussi bien que du roi Arthur, est cité comme le premier créateur d'un grand foyer monastique en Gambrie, d'où des colonies religieuses ne cessaient de rayonner au dehors, en Armorique et en Irlande. Ordonné évoque à Llandaff, au midi de la Carabrie, par saint Germain d'Àuxerre, il finit sa carrière dans le Nord comme anachorète, après avoir réuni pendant un temps plus de mille auditeurs autour de sa chaire Parmi eux, les plus illustres furent Iltud et David.

Iltud, ou Elfut, lui aussi disciple de saint Ger-

1. Bollàwd.,p. 819. — Ce monastère s'appela d'abord Llan-Elwy.

2. Chaque peuplade, chaque petite royauté de la Cambrie avait son évêché; ainsi Llandaff pour les Silures, Menevia (depuis Saint-David's) pour les Demetes, etc. Il y en eut aussi un à Margam, qui devint plus tard une célèbre ahbaye cistercienne, dont les ruines, enclavées et conservées avec soin dans la splendide résidence d'une branche de la maison de Talbot, méritent d'être visitées et admirées.

Bangor.

Le bandit main d'Auxerre, fonda le grand monastère de

TuTd, ' Bangor, sur les bords de la Dee, qui devint le

grand monastère centre de la propagande religieuse comme de

cambrien . , . ... , ,

de la résistance politique aux conquérants étrangers; on y comptait sept divisions, chacune de trois cents moines, lesquels vivaient tous du travail de leurs mains. Celait toute une armée, mais de moitié moins nombreuse que celle des quatre mille moines de l'autre Bangor1, qui s'élevait de l'autre côté de la mer en Irlande et qui détail servir de berceau à saint Colomban et à saint Gall, aux apôtres monastiques de la France orientale et de PHelvélie\ Utud était né en Armorique, mais sa curieuse légende, dont on nous saura gré de citer quelques traits attachants, dit qu'il vipt en Cambrie attiré par la renommée de son cousin le roi Arthur. Il commença par y vivre en homme de guerre et de proie, mais il se convertit pendant une partie de chasse au faucon, à la vue de la catastrophe de ses compagnons, qui, au moment où ils extorquaient au saint abbé Gadoc, fondateur deLlancarvan, cinquante pains, un boisseau de bière et un porc gras, pour assouvir leur faim,

i . Il y eut encore un troisième Bangor ou Banclior ; c'est l'évêché qui subsiste encore et qui fut également fondé par un disciple de Dubricius, le saint abbé Daniel, mort vers 548. Ce petit siège épiscopal, situé dans le comté de Caernarvon et au bord de la mer, a été souvent confondu avec le grand monastère du même nom, situé dans le comté de Flint, sur les bords du Dee. Ban-Gor, que l'on interprète par magnus circulas, semble d'ailleurs avoir été une sorte de dénomination générique pour les congrégations ou les enceintes monastiques*

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