‹ Les moines d'OccidentChapitre 23 sur 113 · Ixxch, Cambrensis Eversus, t. IL p. 11, éd. Kelly · texte numérisé non relu

Ixxch, Cambrensis Eversus, t. IL p. 11, éd. Kelly

l'Irlande.

réglée par saint Patrice1. Mais il n'en demeure pas moins avéré que des moines gallois et bretons furent les collaborateurs et surtout les successeurs de Patrice en Irlande, qu'ils accaparèrent en quelque sorte son œuvre et que l'Église de cette île s'organisa et se développa sous leur influence, grâce à cette émigration continuelle qui s'opérait de Gambrie en Hibernie, et d'Hibernie en Cambrie, dont les preuves se trouvent à chaque page des annales du temps, dations C'est à saint David, le grand moine-évêque du

e Setnde avl pays de Galles, que les annales des deux Églises 568 aiecPCS attribuent la principale part dans Y étroite union des deux monachismes irlandais et breton. Nous avons déjà dit que le monastère épiscôpal qui a gardé son nom a pour site un promontoire qui sort des flancs de la Grande-Bretagne comme pour s'élancer vers l'Irlande : la légende raconte que, debout sur ce

1. Item quœcumque caussa valde diflicilis exorta fuerit atque ignota cunctis Scotorum gentium judicibus, ad cathedram archiepiscopi III— berniensium, id est Patricii a (que hujus antistitis examinationem recte referenda.

Si vero in illa cum suis sapientibus facile sanari non poterit talis caussa pnedicta negotiationis, ad sedem apostolicam decrevimus esse mittendam, id est ad Pétri apostoli cathedram, auctoritatem Rom» urbishabentem.

Hi sunt qui de hoc decreverunt, id est Auxilius, Patricius, Secundinus, Benignus. Post vero exitum Patricii sancti, alumpni sui valde ejusdem libros conscripserunt. — Canon tiré d'un ms. d'Armagh qu'on croit de la main même de Patrice et publié par O'Curry, Lectures on the manuscript matériels of Irish Hislory, p. 611 . — Toutes les découvertes de l'archéologie et de la théologie contemporaine confirment l'union de l'Église primitive d'Irlande avec l'Église romaine.

promontoire, Patrice, en proie à un accès de dépit et de découragement, avait eu une vision consolante et embrassé d'un seul regard toute la grande ile dont Dieu lui réservait la conversion â.

David, né d'une mère irlandaise*, mourut dans les bras d'un de ses disciples irlandais. Un autre de ses disciples fut longtemps célèbre à cause du service qu'il avait rendu à l'Irlande en y introduisant l'apiculture. Car là, comme partout, ce n'était pas seulement la foi, la vérité et la vertu que venaient apporter ces missionnaires monastiques, c'étaient encore les bienfaits inférieurs mais essentiels de la culture, des arts, du travail. Ce disciple, nommé Modonnoc, était un rude ouvrier, si rude et si âpre à faire travailler les autres qu'il s'en était fallu de peu qu'il n'eût la tête fendue par la hache d'un camarade à qui il reprochait sa paresse, pendant qu'ils piochaient tous deux la terre pour adoucir la pente d'un chemin creux près du monastère de David'.

Au déclin de ses jours, après une longue vie

Ui

Modonnoc

introduit

les abeilles

eu

Irlande.

1 Ex loco in quo stabat, qui modo sedes Patricii dicitur, totam prospexit insulam. Vita S. David, p. 119.

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