‹ Les moines d'OccidentChapitre 78 sur 113 · Greg. Turon., Hist. Franc., IV, 26, IX · texte numérisé non relu

Greg. Turon., Hist. Franc., IV, 26, IX

3. Quam ea conducere a parentibus acceperat, ut ritum fidei ac religionis sua? cum episcopo quem ei adjutorem fidei dederant, nomine Liudhardo, inviolatam servare licentiam haberet. Bede, loc. cit. — Pervenit ad nos Ànglorum gentem ad fidem christianam Deo miserante desideranter velle converti. S. Gregorii Epis t., VI, 58. Cf. Epist., XI, 29.

5fi* SAINT AUGUSTIN

arrière-petite-fillc de sainte Clolilde semblait ainsi destinée à être elle-même la Clolilde de l'Angleterre. Mais on a trop peu de détails sur sa vie ; elle n'a laissé qu'une brève et incertaine lueur dans ces horizons lointains et voilés qu'elle traverse comme un astre précurseur du soleil de la vérité.

Cependant le roi Ethelbert n'autorisa pas tout d'abord les moines romains à venir le trouver dans la cité romaine de Cantorbéry qui lui servafrde résidence. Tout en pourvoyant à leur subsistance, il leur prescrivit de ne pas sortir de l'île où ils avaient débarqué, pendant qu'il délibérait sur ce qu'il avait à faire. Au bout de quelques jours il alla les visiter lui-même , mais ne voulut les entretenir qu'en plein air; on ne sait quelle superstition païenne lui faisait redouter d'être victime de quelque maléfice s'il se trouvait sous le même toit que ees étrangers. Au bruit de son approche, ils s'avancèrent processionnellement au-devant de lui .

« L'histoire de l'Église, dit Bossuet, n'a rien de plus beau que l'entrée du saint moine Augustin dans le royaume de Kent, avec quarante de ses compagnons, qui, précédés de la croix et de l'image du grand Roi Notre-Seigneur Jésus-Christ, faisaient des vœux solennels pour la conversion de l'Angleterre *.» En ce moment solennel, où sur cette terre jadis chrétienne le christianisme se retrouvait face h

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