En
3. Charte de 1086, citée par M. de Ciiergé, ex MSS. D. Fonteneau, Mèm. des Antiquaires de l'Ouest, ann. 1844, p. 249,
4. Ita cervicositDtem Aquitanorum procerum sibi subdiderat... tanlo terrore cunctos pe l'uderaf, ut nec in ipsis hominibus illi tyrannice
ne manquait jamais, avant de se rendre à son j)alais, d'aller visiter les moines, qu'il appelait ses seigneurs ^ 11 entrait jusque dans la cuisine, demandait au cellérier ce que les religieux devaient manger ce jour-là ; et, s'il apprenait qu'il n'y avait que des œufs, du fromage, ou de trop petits poissons, il ordonnait à son trésorier de faire aussitôt les frais d'une nourriture plus succulente ^ Aussi les moines, après la mort de Guillaume, témoignèrent-ils la plus tendre sollicitude pour son âme; et, outre les prières quotidiennes à son intention, et la célélDration solennelle de son anniversaire, chaque jour son couvert était mis au réfectoire, avec la juste ^ ou portion de vin destinée à chaque religieux, comme si le duc était l'un d'eux et allait venir prendre place à leurs côtés.
Quelquefois les donateurs stipulaient a l'avance la récompense qu'ils attendaient de leur générosité. Ainsi, le même duc Guillaume d'Aquitaine, en accordant à l'abhaye de la Grande-Sauve le droit de
potestatis jure auderent, ut prius soliti eiaut, grassari. Tanta pace regnum Aquitaniœ potiebatur, ut nuncpiam auditum sit uspiam viatorem aut ruricolam disturbatuni fuisse. Martim Monaciu, Hist. Monast. Nov., ap. Maiitène, Tliesaur. Anccd.,\. III, p. 1215.
\. Non aiite ad palatium descendebat... quos suos ipse dominos vocabat. Ibid., p. 1214.
2. Ipse quidem in coquinam ibat, et cellanum quid monaclii comesturi erant interrogabat : a qtio cum audiret ova ant cascum, vel certe de minutis pisciculis, statini suo stipendiario jubcbat ut nummos cxhiberet ad meliora fercula pricparanda. Ibid.
ô.Justilia. Ibid., p. 1217..
30 L'KGLISE K T LA FÉODALITÉ.
saiwctat, — c'esl-à-dirc le droit d'avoir une justice spéciale, d'être affranchi de toute juridiction, de tout impôt et péage, le droit d'asile et de sauvegarde pour les voyageurs et pèlerins, — stipulait qu'en échange on chanterait pour lui une messe chaque semaine, et qu'on donnerait chaque jour aux pauvres la portion d'un religieux, à son intention, et cela tant que l'église abbatiale serait debout ^ Quatre-vingts ans plus tard, Raymond Sanche de Saint-Paul, après avoir fondé l'église de Saint-Barthélémy, dans sa châtellenie de la Barde, et l'avoir donnée à la Grande-Sauve, avec beaucoup d'autres oblations, Raymond, sur son lit de mort, entouré de soixante et dix chevaliers, demandait qu'en reconnaissance de ses dons et en souvenir de son nom, on admît et entretînt, dans le prieuré, un pauvre, qui serait successivement et à jamais 1
remplacé par un autre \ "
S'occuper ainsi de la prospérité et de l'indépendance des moines, au profit du salut de l'àme, c'était ce qu'on appelait alors faire les affaires de Dieu, selon l'expression du pape Victor II, qui
1. PrfcbenfJa pro eo pauperibus eroganda quandiu steterit ecclesia. CinoT, I, 282-285-500. Mabili-., Aiin. Ben., t. V, Append., n» 14.
2. Vers lllyQ.— Chn ri id. Majits, n" 180, ap.CiuoT, H, 91.— En M82, Pierre de Rions, autre bienfaiteur de l'abbaye de la Grande-Sauve, fait venir cinq des principaux moines pour l'assister à son lit de mort : il prend entre ses bras son lils encore en bas âge et prie les religieux de lui servir de père ; puis il reçoit d'eux l'habit monasti(iue, et meurt en paix. Charlul. Majiis, f. 82. Cuiot. Hisf. de la Grande- Sauve, t. II, p. 3.
écrivait au comte Tliibaud de Blois en ces termes :
« Nous c3nnaissons la sollicitude qui vous anime iouk-
. . (lu pajitî Victor il
(( au sujet des bons et des mauvais moines, et la nu
« gloire que le lout-Puissaut en a fait rejaillir sur
« vous devant les hommes... L'abbé de Monticren-
« der nous a raconté, avec des larmes de joie, tous
« les services que la grandeur de votre piété a rendus
« à son abbaye, en corrigeant les mauvais frères, en
« lui faisant restituer ses villages, ses moulins et
« ses autres biens, en reconstruisant ses ponts, à la
« grande satisfaction de plusieurs, jusque dans les
« îles de la mer en Angleterre et en Ecosse, au grand
« dépit des méchants. Nous vousen rendons d'abon-
« dantes actions de grâces, et nous vous exhortons à
(( vous rappeler toujours que, si vous écoutez ceux
« qui vous parlent de Dieu, Dieu écoutera ceux qui
« le prient pour vous. Car voici pourquoi le Sei-
« gneur tout-puissant investit les honnêtes gens du
« gouvernement des peuples : c'est afin que, par
« leurs mains, il répande les dons de sa toute-puis-
« sance sur ceux dont ils sont les chefs. Faites les
« affaires de Dieu, et Dieu fera les vôtres ^ »
1. Quia si pro Deo loquentes auditis, pro vobis orantcs Omnipotens idem exaudiet. Propter hoc omnipotens Deus bonos quosque ad populoniin regimina perducit, ut per eos omnibus quibus prœlati fuerint dona siibc poteslatis impendat. Facile quod Dei est^ et Deus t'aciet quod vestrum est. Madill., Ann., 1. LX, n° 80, ad ann. 1056. — Saint Grégoire VII écrivait dans le même sens à la comtesse Aldilasic, en lui recommandant les abbayes de Fructuières et de Saint-Michel de Cluse : o Ad iioc tibi a Domino et honoris dignitas et potentifc amplitudo concessa est, ut in suo suorumque servitio expendatur, et tu
dos j)iévaricateui'
Lorsque, dans le cours de leur vi(î belliqueuse, ces princes et seigneurs n'avaient pas fait les affaires de Dieu ; lorsqu'ils avaient manqué à ce devoir souverain, avec quelle humilité ne cherchaient-ils uepeniii pas à cxpicr leurs fautes! Quand le comte Geoffroy de Vendôme eut violé les immunités des bourgeois vassaux de la grande abbaye de Sainte-Trinité, fondée par son père à Vendôme même, on le vit, touché par la grâce du repentir et par les exhortations des légats apostoliques, entrer nu-pieds dans l'église, se jeter aux genoux de l'abbé, et jurer, en déposant sur l'autel quatre sous d'argent et son poignard \ de respecter désormais les droits des moines.
Assistonsmaintenant aux derniers instants de l'un des plus grands seigneurs d'Allemagne et d'Italie au onzième siècle, de Godefroy le Barbu, duc de Lorraine et de Toscane, mari de la comtesse Béatrix, et rival indomptable des empereurs. Sentant sa fin s'approcher, il supplie Thierry, abbé de Saint- Hubert, de venir à Bouillon recevoir sa confession. Le moine arrive; et, à la vue du duc gisant et dans les angoisses de la mort, loin de chercher à gagner le malade par la douceur, il lève les yeux au ciel et s'adressant à Dieu, dans le langage du prophète : « Tu as donc, Seigneur, » dit-il, « humilié ce superbe
cis carnalia lua libenter impcrtiens, de spiritualibus eoruin participium merearis. » Ep., I, 37.
1. Quatuor solidos cum cultello suo. Mauiix., Ann., 1. LXIX, n° 92.
« comme un blessé ! » — « Rien de plus vrai, mon « très-cher père, » répond le duc, puis, s'étant confessé au milieu des pleurs et des sanglots, il demande son épée et la remet de sa propre main à l'abbé, en lui disant : « Mon père, je vous la rends : « vous me serez témoin, au jugement de Dieu, que « j'ai humblement renoncé à la chevalerie du siè- « cle. » Alors, se rappelant un engagement de fondation monastique, pris devant le pape lui-même, il se fait transporter, suivi de son fils et de ses nobles, dans l'église de Saint-Pierre au bout dupant; et, l'ayant solennellement dotée de plusieurs terres et de mille livres d'argent de son patrimoine, il en fait don à l'abbaye de Saint-Hubert, et demande que des moines y soient tout de suite installés. Au son de la cloche qui appelle les religieux aux heures canoniales, le duc se sent soulagé et oublie toutes ses douleurs ^
Le fils de Godefroy, l'indigne époux de la célèbre comtesse Mathildc, différa longtemps d'exécuter la donation paternelle ; mais le son des cloches mo-
i. Tu hurniliasti sicut vulneratiim superbuni. Lux ad verbum abbatis compunctus : Pater, ait, carissime, iiiliil vcrius. Gladiumsuum deferri jussit, quem... abbati reddendum prœsenlavit, cumque sibi testem futurum, eic, inclamavif... Auditis campanis quibushorsecanonicœ monacliico ritu signilical)antur, ejusdcm inihmilatis quasi oblitus, quadain mentis hilaritale recrearetur... Ex quo eniin cœpit infirmari nullos convivas nisi paupercs liabere voluit. Ilujus, inquit, officinaî semper procurator esse debuissem, si mihi, etc. llist. Andaginensis, c. 52, in Ampl. Collecl., t. IV. Il mourut cii 1070, et son lils Godciroy le Bossu en 107G.
MOJNES d'oCC. VI. 3
nasliques, qui avait console les derniers instants du vieillard, servit, cette ibis, à troubler la conscience et à vaincre la cupidité de Tavare jeune homme. Pendant une nuit d'hiver, comme il avait cédé son propre lit à son hôtej l'évêque Hermann de Metz, à côté duquel il reposait, le prélat, éveillé par la cloche de matines, demanda quels moines habitaient le voisinage : à quoi le duc répondit que c'étaient ceux que son père avait placés à Saint-Fierre au delà du pont. « Heureux, » dit alors l'évêque, « heu- « reux ceux que ni la torpeur de la nuit, ni l'in- « tempérie d'un hiver glacial, n'empêchent de louer « le Créateur du monde! Mais malheur, mille fois « malheur à toi, que ni la crainte de Dieu, ni l'ace mour d'un père, ne peuvent émouvoir ! Malheur « à toi qui as frauduleusement supprimé l'aumône « qu'il avait faite, et qui la refuses encore à des « frères si pieux M i) Le duc, confus, fondit en larmes et, sur-le-champ, répara sa faute.
Le chant nocturne des moines, qui éveillait ainsi les remords dans l'âme des prévaricateurs, par contre remplissait de courage et de confiance les fils de chevaliers, qui avaient fidèlement rempli les devoirs de leur rang et de leur foi envers les serviteurs
1. InhoiTUcrat hyems aspemma, exceptus a duce ut decebat... cum post cœnam in lecto ducis pausaret, duce altrinsecus in cadem caméra quiesccnte... Miralus episcopus ea tali hora campanas audire, inteiTogavit... Tu quoque infelicior infelicissimis, quem necdum cmolliunt vel timor Dei, vcl amor patris, qui eleeinosynani ejus da- Iraudaveris, etc. Ibid., c. 38.
L'ÉGLISE ET L.V FÉODALITK. Ô5
i\c J)ieu. Deux siècles, par exemple, après l'épocpie qui a été l'objet spécial de nos recherches, le comle liaoLil de Cliesler, le fondateur de Tabbaye cistercienne de I)ieulacres\ revenait de la croisade 4)11 Damiette avait été prise et où il s'était couverl de gloire % lorsqu'un violent orage assaillit le navire qu'il montait. Vers dix heures du soir, comme le danger croissait à chaque instant, le comte exhorta l'équipage épuisé à redoubler d'eftbrls jusqu'au coup de minuit, lui promettant qu'alors la tempête cesserait". A minuit, il se mit lui-même à la manœuvre, et y travailla plus vigoureusement que personne \ Peu après le vent tomba, la mer se calma, et, quand le pilote demanda à Raoul pourquoi il leur avait commandé de travailler jusqu'à minuit seulement, le comte répondit : « Parce qu'à partir de cette heure, les
1. En 1214. Voici quelle fut l'origine du nom de cette abbaye ; l'aïeul du comte Raoul, dans une vision, avait prescrit à son petitfils de transférer les moines blancs de Pulton dans un site plus convenable : Raoul annonça à sa femme, Clémence de Fougères, sa résolution d'obéir à l'injonction; à quoi la comtesse répondit 'j/rt/Zic/s verbis, dit la chronique: Deux enctes, ou Bcu lacres! c'est-à-dire Dieu V accroisse! — Et alors le comte, « congratulans ad dictum ojus : Hoc, inquit, crit nomen ejus loci, Dculacrcs. » Dugdale, Monastlcon Anglicnuum, t. I, p. 890, éd. 1C82.
2. IJbi Ranulfus comes dux christianiaî cohortis prœstitit gloriosa. Ibid.
5. Laborate intérim usque ad mediam noctem... Gubernator navis ■dixit ad comitem : Domine, commenda te ipsum Deo, quia tcmpestas <;rescit et nos dellcimus laborare, et in periculo vittc sumus...
4. Cœpit juvnre fortissime in rudentibus et antcmnis... plus quam omnes viri qui erant in nave. Ibil.
Confiance
des nobles
dans les prières
des moines.
« moines et les autres religieux que mes ancê- « ires et moi avons établis en divers lieux, se « lèvent pour chanter roffice divin, et qu'en ce « moment où je les savais en prières, je devais. « espérer que Dieu, grâce à elles, ferait cesser la « tempête ^ »
Mais ce n'était pas seulement une pieuse conliance dans les prières monastiques qui maintenait les princes et les seigneurs féodaux dans le respect des fondations anciennes : ce respect était surtout fortifié dans leurs cœurs par la terreur qu'inspiraient à des hommes de foi les terribles malédictions fulminées par leurs ancêtres contre quiconque essayerait de dépouiller les moines. Il est rare, en effet, de trouver un acte relatif à une fondation ou à une donation, faite par la noblesse, qui ne contienne la mention expresse de menaces Imprécations et d'imprécatious lancées par les fondateurs et
contre les i t p
spoliateurs. douatcurs, contre les spoliateurs future, comme si l'on avait prévu qu'un jour viendrait où le patrimoine dont se dépouillaient les premiers, au profit
1. Quia e média nocte deinceps monachi mei, et alii religiosi quos progénitures mei et ego in diversis locis lundavimus, surrexerunt ad cantandu)n scrvicium divinum, et tune confisus sum in eoruni orationibus, etc. Ibicl. — Guillaume le Breton, dans sa Philippéide, c. IV, rapporte un trait analogue de la confiance de Philippe Auguste dans les prières des moines de Clairvaux pendant un orage terrible, qui l'assaillit dans le détroit de Messine, lorsqu'il se rendait eu Palestine, et qui se calma après minuit, à l'heure où commençaient les matines de Clairvaux.
de Dieu, de l'Eglise et des pauvres \ deviendrait la proie de la barbarie et du sacrilège. Les formules employées ne variaient guère. Parmi toutes celles que nous offrent, en si grand nombre, les diverses collections de chartes, nous en prendrons deux dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Père de Chartres, parce qu'elles se réfèrent au onzième siècle et au temps de saint Grégoire VII, L'une fut prononcée, de vive voix, en 1080, par Gaultier de Garancières, chevalier, qui, donnant une partie de ses biens aux moines de Saint-Père, parlait ainsi : « Je fais cette donation, avec rasce sentiment de mon fils, en présence de plusieurs « témoins ; et je conjure le Seigneur de frapper « de sa malédiction tous ceux qui porteraient « atteinte à ladite donation, afin que, s'ils ne se « repentent pas, ils aillent expier leur crime dans c( l'enfer, avec Judas le traître ^ » L'autre formule
1. Ob pau])crum Chrisll recrcalioncm, dit la donation de Reynauld, seigneur de Cliâtiilon, à l'abbaye de Saint-Bénigne, en 1058, ap, Pe- KAiu), Recueil de pièces curieuses, p. 186.
2. Ilanc donationem, per assensum filii mei Gualterii , in prec sentia plurimoruin hominum, faciens, imprecor maledictionem omnibus nitentibus contraire prœfate donationi, ut in inferno, nisi resipuerint, cum Juda proditore pœnas luant. Guérahd, Cartulaire de S, Père, I, 222. — Félibien, dans les Pièces justificatives de i Histoire (le Saint-Denis, n° 2, cite, sur le même sujet, une charte de Théodelrude fille de Rrodulplie, sous Dodon, abbé de Saint-Denis en 027 : l'iopterea rogo etcontestor coram Dec et angelis ejus et omni natione liominum tam propinquis quam extraneis, ut nullus contra deliberatione mea [sic] impedimentum S. Dyonisio de hac re... facerc pnnsuniat... si fuerit quia manus suas (le texte porte minus suus), ad hoc
est insérée dans l'acte par lequel un chevalier^ nommé Guaszo, abandonnait ses biens à l'abbaye où il se faisait moine, en 1055, pour expier les nombreux excès de sa vie militaire*, et en voici les termes : « Si quelqu'un tente désormais d'op- « poser ou de retrancher quelque chose, à cette « mienne donation, qu'il soit frappé de la malé- « diction de Gham qui révéla la honte de son « père; s'il ne fait pénitence, qu'il aille en enfer « avec Dathan et Abiron que la terre engloutit « tout vivants; avec Judas, le traître, qui se pendit « par le col, et avec Néron qui crucifia saint « Pierre et décapita saint Paul; qu'il reste dans « l'enfer, et n'en sorte que lorsque le diable aura « sa grâce \ »
apposuerit faciendo, œternus rex peccata mea absolvat, et ille maledictus in inferno inferiori et analhema et Maranatha percussus cum Juda cruciandus descendat, et peccatum quem amittit in filios et in domo sua crudelissima plaga ut leprose pro hujus culpa a Deo percussiis, ut non sit qui inhabitet in domo ejus, ut eoium plaga in multis timorem concutiat, et quantum res ipsa meliorala \aluerit, duplex satisfactionc fisco egenti exolvat. ^Dom M. FiiuijiEN, Hisf. de S.-Deinjs, pièces jiistif., n° 2.)
1. Sub balleo milUari multis implicatus criminihiis, dit-ii de luimême dans sa propre cliarte.
2. Si quis autem huic largitioni mcœ contraire aut minnere ex hac rc quippiam temptaverit, maledictione Cliam, qui palris pudenda dcridenda fiatribus ostendit, leriatur, et cum Dathan et Abiron^ quos terra vivos absorbuit, et cum Juda traditore, qui se suspendit laqueo, et cum Neronc, qui Pclruni in cruce suspendit et Paulum decoUavit, nisi rcsipuerit, et ad satisfactionibus remodium confugerit, cum diabolo in inferno pœnas luat, donec abiturus veniam cum diabolus est accoplurus. An.en. Cari, dr S -Pcrc, n, (i^i. ann. lO.V.,