‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 112 sur 196 · Hist. dedicationis ccclesiœ S. Rcmigil, 1. c · texte numérisé non relu

Hist. dedicationis ccclesiœ S. Rcmigil, 1. c

4. L'évéque de Langres, accusé et convaincu de crimes horribles,

ce même concile revendiqua , pour la première fois depuis de longues années, la liberté des élections ecclésiastiques, en déclarant q^u'aucune promotion à Tépiscopat ne serait valide sans l'élection du s clergé et du peuple ^ Ce fut le premier signal de la lutte entreprise pour l'affranchissement de l'Eglise^ el le premier gage de l'influence prépondérante de Hildebrand. Dès lors tout fut changé. Un nouvel esprit souffla sur l'Église; une nouvelle vie palpita au cœur de la papauté.

Mais ce n'était pas seulement la discipline et la liberté de l'Église qui avaient des dangers à courir : la foi el la piété catholique étaient menacées jusque dans leurs racines par l'hérésie de Bérenger contre la sainte eucharistie. Ici encore les moines furent l'instrument du salut. Léon IX condamna le «^oudainnatu u

de

premier cette doctrine impie % laissant à ses suc- l'iicrétique

i A 7 Bcreii^er.

cesseurs le soin de confirmer sa sentence, et à Hildebrand, à Lanfranc, à Durand, à Guitmond et autres moines, la mission de réfuter, par l'autorité (le la science el de la tradition, le dangereux hérésiarque dont l'attitude équivoque et les cauteleux écrits rendaient la répression difficile*.

celui de Nantes, de Coutances et de Nevers. Ibidem, et Act. SS. 0. D., t. IX, in Vit. S. Léon., 1. XI, c. 4.

1. Ne quis sine electione cleri et populi ad regimen ecclesiasticum proveheretur. Can. 1, ap. Coletti Concil. t. XI, p. 1411.

Page 1