‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 13 sur 196 · HuRTER, t. IV, p. 5G · texte numérisé non relu

HuRTER, t. IV, p. 5G

2. Saint Jean Chrysostome [Advcrsiis oppugnatores vilœ monaslicœ) dépeint la fureur d'un père riche qui voit son fils unique inhonestius vcslilum alque ad abjcclura missuin... On lui persuade, à ce fils de race noble, ajoute le personnage mis en scène par Chrysostome, on lui persuade ut, spretis omnibus, vestem se rusticam indual, ac, rcllcta uibc, ad viontcm confugiaf, ibiquc plantcl , l'igei, aquam fcraf, cœtcraque monackorum facial opéra quœ vi/ia et indigna esse videantur, etc.

3. Les chroniques monastiques sont remplies d'anecdotes où Ton

lés dans une foule de chartes. On y voit des chevaliers oppresseurs et spoliateurs, comme aussi des serfs mécontents et révoltés ^ Mais la plupart Unissaient par se convertir'. Les moines issus de la race conquérante n'excluaient personne de leurs communautés; ils y traitaient en frères les serfs, les paysans, les ouvriers, les bourgeois des villes, et très-souvent ils leur obéissaient, quoiqu'ils fussent en général les plus nombreux, et, on peut le dire hardiment, les plus saints. Après avoir occupé la première place dans les parlements, à la cour des rois, sur les champs de bataille, ils ne voulaient pas être les derniers dans les combats de la pénitence et de la piété. Aussi les dépassait-on rarement dans la voie étroite de l'austérité, des humiliations volontaires et des rudes travaux de la terre. Ils se dévouaient aux plus durs métiers, non par mélancolie ou par dégoût de la vie, mais, comme ils le proclamaient hautement, pour gagner le ciel sur la terre, pour

voit sans cesse se transformer en convers dociles et humbles des chevaliers connus par leurs violences sanguinaires et justement qualifiés de fcri homines. Voir dans les Annales de Corb'ic, à la date de 871, ce qui est raconté d'Ecceric, ap. Leibxitz, Script. Brunswicenses, cité par Diyby, X, 587.

Page 1