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'2. En 080. Comani capitis et barham tolomlU. Diplôme cité par Mabilloît, Annal., \. xux, c. 3.
3. Guillaume Têle d'Étoiipe, qui prit l'habit des mains de saint Maïeul, et mourut en 963 ; Guillaume Fier à Bras, mort religieux à Saint-Maixent en 090; enfin, Guillaume V, le Grand, qui allait tous les ans en pèlerinage à Rome ou à Saint-Jacques, fondateur de Maillezais et de Bourgueil, réformateur de Saint-Jean-d'Angely qu'il donna à Cluny, et grand ami de saint Odilon, mort sous l'habit monastique en 1030 : tous trois successeurs du duc Guillaume, fondateur de Cluny en 910.
4. Adalbertus, in hdelitate sancti Pétri contra schismaticos jam ex antiquo sludiosissimus, et demum ex comité monachus factus, ieliciter diein clau.sit extremum in monasterio quod ipse de propriis construxit. Hektiioi.d, Constant., ad ann., 1099.
Bouchard plus (Ic zèlc ct d'humililc que Bouchard, comte
de ...
Meiun. de Melun et de Corbeil, l'ami et l'auxiliaire de Hugues Capet. Bouchard avait travaillé, pendant une partie de sa vie, à opérer la réforme de Saint- Maur-lcs-Fossés, près Paris ^ ; et, dans sa vieillesse, offrant à celte abbaye tant aimée la glorieuse épée qui l'avait si souvent défendue % il s'y fit moine lui-même. Il voulut y remplir l'office du moindre des acolytes, et il répondait aux religieux qui l'en détournaient : « Quand j'avais l'honneur d'être « chevalier, comte, et chef de beaucoup d'autres « chevaliers, dans le monde, je porlais volontiers « devant un roi mortel la lumière dont il avait « besoin : combien plus ne dois-je donc pas, mainte tenant que je suis au service de l'immortel emc< pereur du ciel, porter devant lui ces cierges, « comme un gage de ma respectueuse humilité " ! »
i. Nous avons déjà renvoyé aifrccit détaillé et Irès-curieux de cette réforme, effectuée par les soins du comte Bouchard, et grâce à l'intervention de Cluny; il se trouve dans la Blbl. Cluniac, p. 299, 301.
2, Aureus quoque ensis ex quo hoc magnum monasierium'dicitur esse incœptum, a lumbis resolutus , ejus dono allatus fuit. Vila Burchardi , aticl. Odone, ap. Duchesxe, Script. Ilisl. Franc, ,
t. IV, 122.
3. Si cum militari honore sublimatus essem, atque, ut dicitis, militum stipatus agmine, comitatus dignitate fulgerem, mortali régi lucerna indigcnti cereum manu anteferebam, quanto magis nunc immortali imperatori deheo servire, atque antc ipsum candelabra ardenlia manibus cumexliibitione humilitatis révèrent er ferre! Ibid., p. 123. — Ces paroles de Bouchard ne rappellent-elles pas l'usage du bougeoir, tel qu'il se pratiquait au coucher du roi à Versailles, avant 1789?
Le même esprit porta les Giroie, les Grentemesnil, les Montgommery, et tant d'autres preux normands, à s'ensevelir dans les monastères qu'ils avaient fondes ou restaurés. Il est juste de citer, comme Tun des plus dignes d'entre eux, Hugues d'Avranches, dit le Loiip^ créé comte palatin de Chester par Guillaume le Conquérant, et doté de cent soixante-deux manoirs ou seigneuries dans le nouveau royaume.
En Angleterre, comme en Normandie, on avait loujours vu le comte à Tavant-garde. Après la conquête, il réussit à dompter ou à contenir les Gallois impatients du joug normand. Malgré les excès nombreux qui déparaient la vie du héros, il n'avait jamais perdu de vue les intérêts de Dieu. Restaurateur, en 1085, de l'abbaye de Saint-Sever en Normandie, et fondateur, en 1095, du monastère de Sainle-Werburge, dans le comté de Chester, il finit par se faire moine dans cette dernière maison, et mourut quatre jours après y être entrée
Souvent, empêchés qu'ils étaient par le mariage ^^se dhabii OU par les engagements de la vie séculière, les dernière heure, seigneurs attendaient jusqu'au lit de mort pour faire à Dieu l'offrande de leurs personnes. Les exemples de vêture solennelle par des guerriers mourants sont innombrables ^ Nous n'en citerons
\. Order. Vital., p. 522, édit. Duchesne. Cf. le Mercier, Âvranchin monumental et historique, t. I, p. 05.
2. Voir surtout les chartes nombreuses dictées par des chevaliers
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qu'un seul, avec les détails louchants que nous fournit un narrateur contemporain, Onleric Vital. Pierre de Maule, dont il a été parlé au chapitre précédent, avait laissé un fils, Ansold de Maule, qui fut l'un des compagnons d'armes de Rohert Guiscard et l'aida à vaincre l'empereur de Byzance. Se sentant mourir, après cinquante-trois ans de chevalerie, Ansold fait venir auprès de lui sa femme et son fils. Il rappelle à celui-ci ses devoirs envers l'Eglise, envers le roi, envers ses vassaux et envers les moines dotés par son aïeul ; il le conjure de garder envers ses sujets la foi qu'il leur doit, et de veiller à la tranquillité des religieux, sous peine d'encourir la malédiction paternelle ^ Puis, se tournant vers sa femme, Odeline
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<]eiuamic dc Mauvoism, il lui dit : « Chère sœur et aimable icmnies « épousc, uous avous vécu ensemble plus de vingt « années sans dispute ; maintenant je vais mourir :
et aux onf'anls
à leur lit de mort, dans l'inappréciable publication des Cartulaucs dr. SalnL-Pèrc de Chartres et dc Sainl-Bcrtin, faite avec tant de soin par M. Guérard, pour la collection des Documents inédits relatifs à t' Histoire dc France. Ces trois volumes de textes originaux, avec les commentaires du savant éditeur, sont indispensables à l'étude approfondie des institutions monastiques. Ils seront avantageusemciil complétés par le Cartulaire de Redon, plus ancien et plus précieux encore, que M. Aurélien de Courson a récemment transcrit et va publier.